La réalité est ce que l'imagination fait d'elle _Charmant _ David Safier_

Affichage : 13 RÉSULTATS
Archipel Excellente lecture Les maisons d'éditions Par genre Policier

Bigoudis et petites enquêtes : Panique à Wahlbourg de Naelle CHARLES

Fragment de livre en guise de mise en bouche : « Mes doigts tremblent tellement que je lâche mon téléphone qui glisse sous la bagnole. Oh merde ! On dirait la fille naturelle de l’Inspecteur Gadget et de Bécassine. Je mériterais des baffes pour oser être aussi empotée. Si je me …

Très bonne lecture

Meurtre au vert de CLAIRE GARAND

En guise d’avant-goût : Cette fois-ci, ce fut Marie-Gaïdig qui les regarda, en secouant la tête d’un air navré. Elle repensa aux jumelles qu’ils avaient épousées : deux avocates avec deux notaires, c’était à pleurer de rire. Le jour de leur mariage double, elle avait glissé à son père avant …

Auteur (e) en H Auteur (e) par ordre alphabétique Bonne lecture Les maisons d'éditions Pocket Policier

La fille du train de Paula HAWKINS

Une petite écoute 🙂 :

Mon avis :

À ma plus grande surprise, j’ai bien aimé ce livre. 

Un scénario intrigant et terrifiant 

C’est une histoire sombre, ne serait-ce que par les sujets abordés : l’alcoolisme, la dépendance, l’addiction, les facteurs sociaux de l’alcoolisme (les réactions de l’entourage, l’isolement)… Cela ne me fait pas beaucoup sortir de mes cours de pharmacie, dit donc

Malheureusement, tout ça est encore d’actualité, je le vois souvent à la fac où le but dans une soirée est de finir en PLS (Position latérale de sécurité) et c’est une fac de santé. Mais où va le monde! Fin du petit coup de gueule. 

Autre sujet abordé : le voyeurisme. On est une société qui a un côté très voyeur et malsain à cause des médias. Les fans qui se renseignent sur leur célébrité préférée, est-ce une forme de voyeurisme? Heureusement, nous n’avons pas encore atteint le niveau de Rachel, notre protagoniste. L’auteure pousse donc cet aspect voyeur un peu à l’extrême, je pense pour faire réagir son lecteur. 

Les paroles de cette chanson me font un peu penser à Rachel. 

Rachel, parlons-en!

Rachel est donc depuis 2 ans seule, divorcée, sans emploi et alcoolique. Elle vit en collocation et sa colocataire n’est pas au courant qu’elle a perdu son travail. Tous les matins 8 h, elle prend le train pour se rendre au travail qu’elle a perdu. Et tous les matins, le train s’arrête devant l’appartement d’un couple. Elle prend le plaisir à observer, à chaque passage du train s’arrête. Elle a la sensation de les connaitre depuis le temps, elle leur a même donné des prénoms : Jess et Jason. Mais un jour, tout bascule, ce couple idyllique se transforme sous les yeux de Rachel en mascarade, Jess trompe Jason. Puis quelques jours plus tard, Jess a disparu. Rachel va-t-elle intervenir, dire ce qu’elle a vu? De simple observatrice deviendra-t-elle actrice? Un témoin alcoolique peut-il être pris au sérieux?  

Le voyeurisme de Rachel met la(e) lectrice(eur) mal à l’aise. 

Pour moi, c’est un point qui a un peu freiné ma lecture, car poussé à l’extrême, c’est quand même très dérangeant. Si c’était le but de l’auteure comme je le pense, alors elle a réussi. Mais certaines pensées plus enfantines, plus innocentes sont aussi les miennes. Je pense notamment aux faits que quand elle voit un paquet de vêtements abandonnés, elle imagine leur histoire. Ou encore quand elle regarde un avion, elle essaye de deviner leur destination. Cela vous est-il déjà arrivé

Une enquête un peu atypique!

Tout d’abord, il n’est pas question d’inspecteur encore moins d’indice, mais plus de personne. Rachel ne s’invente pas en Colombo, en tout cas, c’est un aspect assez intéressant. Ça change

Différents points de vue féminins!

L’histoire se déroule à travers le regard de trois femmes Megan (la disparue), Anna (la femme de Tom) et Rachel. C’était intéressant de voir leur différent point de vue. C’est aussi un plus pour l’enquête, car cela maintient la(e) lectrice (eur) dans le flou et apporte le suspense. Cependant, c’est à des temps différents, Megan, on la suit avant sa disparition. Les changements de temps m’ont parfois embrouillé. C’est quand même une bonne idée. 

J’ai eu un peu de mal avec les personnages féminins. C’est vraiment difficile pour s’attacher aux personnages. 

La plume de l’auteur bien dosée!

Il y a des descriptions, c’est vrai, elles sont fluides et rythmées par les dialogues. Donc il n’y a pas de lourdeur dans le récit. 

Pourquoi n’est-ce pas un coup de cœur

Je me suis laissée assez vite happée par l’histoire, les événements au début s’enchaînent assez rapidement. Sauf qu’il y a un ralentissement de rythme au bout de 200 pages, je ne repoussais plus l’heure de dormir. J’ai trouvé qu’on tournait un peu autour du pot. De plus, j’ai trouvé le ou la coupable, au moins 150 pages avant le dénouement

En résumé : un bon livre original dans le choix de narration, dans les thèmes abordés. Il aurait par contre gagné à être écourté. 

Notation : 

Note : 7.5 sur 10.
Appréciation Auteur (e) en G Auteur (e) par ordre alphabétique Inclassable Les maisons d'éditions LIVRE Pocket Thriller

Meurtres pour rédemption de Karine GIEBEL

Passage pour vous donner un avant gout de ce livre :

Toi qui as su me voir, m’aimer. Me trouver, derrière le monstre que tout le monde rejette.

Une autre belle phrase :

Perpétuité, c’est pour toujours….

…La liberté, elle est à l’intérieur de toi… Là, dans ta tête… Pas besoin d’aller loin pour la trouver…

Mon avis :

J’ai mis du temps à finir ce livre. Cependant, ce n’est pas à cause du roman, mais à cause de ma fatigue du moment. Vous l’aurez compris, il est resté un peu longtemps sur ma table de chevet. Cela reste un énorme pavé de 988 pages.

Est-ce que j’ai aimé ou pas aimé? C’est une question qui m’a un peu turlupinée à la fin du livre.

Je n’en ressors donc pas déçue. En fait, « déçue » n’est pas le mot. C’est surtout que ce livre est un peu long, c’est un petit reproche. Cependant, il est rempli de suspense, et il est très addictif.

Sur la fin, l’impression résiduelle, c’est qu’il aurait gagné à être raccourci. Certaines scènes auraient gagné à être écourtées parce que je n’en voyais pas l’intérêt. 

Qu’ai-je ressenti vis-à-vis des personnages notamment Marianne adorée, détestée, supportée, passable?   

J’ai adoré Marianne ce qui ne m’a pas empêchée de la détester à d’autres moments. Le personnage au début de l’histoire gardait une certaine cohérence dans ses propos, dans ses pensées, dans ses actes. Cette cohérence s’est perdue à un moment, à cause de ses petites longueurs.

Qu’en est-il de l’histoire? Son sujet

Elle est superbe. Meurtres pour rédemption, c’est l’histoire d’une criminelle qui va tuer pour pouvoir se racheter et être libre. Pourquoi ces meurtres ? Comment pourraient-ils être une rédemption ?

Karine Giebel met en exergue une question qui taraude beaucoup d’êtres humains : qu’est-ce que la liberté? 🤔Pour moi, ce livre est une recherche de la définition la plus fidèle de la liberté et une critique de ce que l’on croit être la liberté. Qu’est-ce qu’implique le mot « liberté » ? Ce livre est rempli de questionnementsur ce sujet. J’ai tout simplement adoré cette partie-là. 😍

Y a-t-il d’autres critiques dans ce livre

Oui absolument, j’y vois une critique du milieu carcéral. Pour moi, c’est aussi une bonne raison de le lire. Par contre, je pense que sans doute que Karine Giebel grossit un peu les traits pour faire réagir son lecteur. Je tiens par contre à vous dire que Karine Giebel a fait des recherches pour construire cet environnement comme on le voit dans la vidéo suivante :

Donc certaines scènes (traitements) décrites ont lieu malheureusement.

Autre point positif : c’est qu’il est original avec ce sujet, car en France, on ne lit pas beaucoup sur le milieu carcéral et l’on n’entend pas beaucoup parler, même s’il y a eu récemment des témoignages de gardien de prison au journal télé (oui, je regarde le journal TV bien que ce ne soit que très rarement).

Mon ressenti : 

C’est comme si à partir du moment où l’on est derrière les barreaux, on est moins que des animaux. Cette sensation m’a pris à la gorge, car oui tu es derrière les barreaux, oui tu as tué des gens, mais tu n’en es pas pour autant moins qu’un être humain. Ce message là de Karine Giebel est vraiment puissant. Et c’est ce que je choisis de retenir du livre. Je trouve que rien que pour ça, il en vaut le détour et votre lecture.

Est-ce un livre émouvant

Oui, j’ai eu les larmes aux yeux à plusieurs moments de l’histoire. D’ailleurs, j’en profite pour faire passer un message : ÂME SENSIBLE S’ABSTENIR.

Est-ce que je vous le conseille pour une première approche de l’auteure

Non, je ne pense pas que ce soit le plus adapté pour une première lecture de cette auteure. Je pense que Les morsures de l’ombre ou Juste une ombre s’y prêtent mieux. Pourquoi, car je les ai préférées à Meurtres pour rédemption.

Est-ce que ce livre a fait ressortir d’autres questions

La prison est-elle la peine la plus adaptée ? Pour tous les cas ? Est-ce que quand on est gardien de prison, on a tous les droits ? Un gardien de prison a-t-il plus de crédibilité et pourquoi ?

Ce livre instille le doute.

Ce livre a été un long questionnement, il m’est arrivé de poser le livre durant ma lecture et de réfléchir sur les éléments de l’histoire, de me poser des questions…

En résumé : c’est un livre que je conseille pour ceux qui sont intéressés par le milieu carcéral. Il est très intéressant aussi pour ses réflexions sur la liberté, son prix, sa signification… On a un thriller avec du suspense, des personnages plutôt plaisants.