La réalité est ce que l'imagination fait d'elle _Charmant _ David Safier_

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Appréciation Auteur (e) par ordre alphabétique Auteur(e) en D Bonne lecture Harlequin Les maisons d'éditions LIVRE Romance

Pretend you’re mine d’Emma DUMOND

Fragment en guise de mise en bouche :

« Nous sommes partis très loin du restaurant découvrir d’autres cultures. Virtuellement, bien sûr. Ben me parle des différents voyages qu’il a faits durant ses études et pendant l’année sabbatique qu’il a prise après avoir été diplômé. Il a visité tellement de pays que c’en est à peine croyable, à son âge. Il me fait littéralement rêver avec ses récits sur l’Amérique du Sud, l’Europe… J’ai l’impression de vivre ses périples à travers lui.
— Un des plus sympas que j’ai faits reste le Vietnam. Les paysages sont époustouflants, et les constructions antiques tout bonnement incroyables. Certains temples sont là depuis plus de deux mille ans, et ils tiennent encore debout malgré les tremblements de terre, les éboulements et les guerres. J’ai rencontré un guide spirituel caodaïste, qui m’a fait découvrir des recoins pratiquement inexplorés par les touristes ordinaires. Il m’a fait rencontrer, entre autres, les membres d’une ethnie du nom de Mong.
— Comment sont-ils ?
Le coude sur la table, la tête dans la main, je bois ses paroles.
— Souriants, bienveillants, toujours d’humeur joyeuse et généreuse. Ils ne possèdent pas grand-chose, et pourtant ils donnent tout. Imagine-toi… Tu arrives, et tu vois des enfants qui courent partout, sous les yeux avisés de leurs grands-parents, voire de leurs arrière-grands-parents, assis sur des chaises tressées avec des feuilles de palmier, en train de trier le riz pour le dîner du soir. Ah ! ces enfants étaient exceptionnels ! Quand tu vas dans des pays aussi pauvres, il faut toujours penser à apporter quelques trucs, même s’ils ne valent pas forcément grand-chose chez toi. J’avais sur moi deux douzaines de stylos, des trousses et d’autres affaires de classe que j’ai données à l’institutrice. »

Mon avis :

J’ai bien aimé, mais sans plus. Il m’a manqué la petite étincelle : cette empathie envers les personnages, ce besoin, de leur crier dessus et de leur dire “bougez-vous”. C’est dommage, car cette romance est très épurée. Elle est tendre. Seulement, je n’ai ressenti aucun attachement pour les protagonistes à part pour Ben. De plus, l’auteure a plein d’éléments pour mettre un peu de piquant, d’humour, mais ils ne sont pas assez exploités.

La(e) lectrice(eur) suit Amanda, une escort-girl. Elle a joué beaucoup de rôles bizarres, la femme, la sœur, la copine, la fille. C’est son métier. Par contre, elle ne fait pas d’extra. Elle fait des recherches sur ses clients, elle veut être la perfection. Lorsque Ben, son nouveau client, lui demande de se faire passer pour sa petite-amie et futur fiancée, le temps d’un repas, elle est intriguée, mais elle a surtout besoin d’argent pour renflouer ses caisses et pouvoir payer son loyer. Elle est confiante. Elle réussira à remplir sa mission de fiancée modèle. Pourtant, quand elle arrive sur place, c’est l’horreur, le frère de Ben est son ex. La comédie risque de ne pas durer longtemps. Est-ce qu’elle arrivera à garder son sang-froid ? Alex ne la rend pas indifférente. Il l’horripile que s’est-il passé entre eux pour que l’amour se transforme en répulsion et en douleur ?

La plume est légère et fluide, mais elle manque un peu d’humour. L’auteur a fait le choix de ne pas donner le point de vue d’Alex. C’est dommage, car il reste plutôt superficiel. Amanda joue un rôle et sa carapace se fendille petit à petit. Son duo avec Ben est touchant. Ben est à l’opposition du stéréotype du garçon musclé, sourd et aveugle. J’aimerais bien un petit récit sur Ben.

En résumé : Cette romance se lit sans grand remous. Une petite parenthèse agréable.

Note : 3.5 sur 5.
Appréciation Auteur (e) en S Auteur (e) par ordre alphabétique Bonne lecture Les maisons d'éditions Scrineo

Les noces de la renarde de Floriane SOULAS

Fragment de livre en guise de mise en bouche :

Elle dépassa des containers malodorants et s’avança jusqu’au mur. La mince fragrance s’arrêtait là. Un choc sourd résonna dans son dos. Mina se retourna brusquement. Une silhouette élancée bondit d’entre les poubelles. Le renard s’ébroua et glapit à son encontre. Mina fut certaine de le voir sourire. Son souffle gela dans sa poitrine. D’un autre bond, il fila dans la rue. L’urgence dévala ses veines. Son cœur se mit à marteler ses côtes. Elle avait besoin de savoir. Ses jambes se mirent en mouvement. Elle ne pouvait pas croire à une coincidence. Mina se mit à courir. À peine sortie de la rue pourtant, elle avait déjà perdu l’animal.
Elle tourna sur elle-même, scrutant les déchets et le trottoir. Une boule de fourrure couleur de flamme jaillit sur sa droite et se carapata ventre à terre dans une rue perpendiculaire. Elle se lança à sa poursuite, déboucha dans une rue un peu plus fréquentée.

Mon avis :

J’ai dû m’accrocher au début. J’ai pensé à abandonner. J’avoue que les cent premières pages m’ont paru longues. Le décor est intrigant, notamment le japon médiéval dépeint par l’auteure. Hikari est un kami, une déesse renarde. Ses sœurs et elle sont des divinités, difficilement atteignables. Pour la (e) lectrice (eur), c’est compliqué de s’identifier à elles. Elles sont émotionnellement froides, voire glaçantes. Je n’aimerais pas avoir des déesses pareilles pour me protéger. Cette distance émotionnelle sert et dessert parce qu’Hikari ne m’a pas plu tout de suite. J’ai mis énormément de temps à m’attacher, mais plus son histoire avançait et plus elle se faisait critique et plus elle se liait à ses humains tout en ayant du mal à laisser son éducation de côté.   

  Mina est attachante. Elle voit les fantômes, lit dans les gens… Néanmoins, elle ne veut pas de ses pouvoirs. Ils ne lui apportent rien, sinon une présence pesante, les souvenirs des gens la parasitent. Elle aimerait pouvoir s’intégrer et toutes ses bizarreries ne jouent pas en sa faveur. Malgré sa grande maîtrise d’elle-même, elle pense s’être trahie. Une de ses camarades de classe, Natsume, a l’air d’avoir percé son secret à jour. Elle n’est que peu surprise quand Natsume vient la voir pour lui demander un service. Un démon tue un yokai innocent. Natsume est une jeune miko sans pouvoir. Elle est bien décidée à se battre contre ce démon et démontrer sa valeur. Réussiront-elles à découvrir et battre ce démon ? 

Ces deux récits en deux époques différentes semblent n’avoir rien en commun. Ça m’a perdue. Au départ, je pensais que cette première partie était là pour introduire la spiritualité de la culture japonaise. Puis petit à petit, je me suis doutée que les deux époques étaient liées. Le dénouement ne m’a pas tant surpris que cela, j’avais presque tout deviné. 

La plume de l’auteure est simple même si peut-être un peu trop descriptive et pas assez de dialogue au début. La balance s’équilibre au fil des pages. J’aime beaucoup l’atmosphère installée après ces 100 pages. Elle est obscure, froide, sanglante et mystérieuse. Par certains aspects, elle m’a un peu fait penser à Inuyasha, de beaux souvenirs.

 En résumé : J’ai hésité à abandonner parce que les personnages manquaient de profondeur et des descriptions longues. Mais après une centaine de pages, j’ai été totalement dedans. C’est une belle enquête. Elle mêle les esprits, le japon du passé et celui du présent. Par contre, j’ai vu la fin arrivée.

Note : 3 sur 5.

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