Mélissa Da Costa construit lentement le portrait de trois femmes blessées, différentes mais complémentaires, dans une Nouvelle-Zélande sauvage et profondément humaine.
Ce rendez-vous est destiné à vous faire découvrir une partie bien précise de ma wish-list. Cette partie a été totalement inspiré par les blogs que je suis.
C’est une chronique signée Vampilou fait son cinéma. Julia fait une critique dityrambique.
Une morale qui me plait bien : « il est possible de prétendre à mieux et de choisir une autre voie que celle de la violence ». J’adore les personnages bourrus, ils me font toujours fondre.
Les Rokesby : À cause de Miss Bridgerton offre une romance légère, drôle et addictive entre Billie Bridgerton et un George Rokesby irrésistiblement sérieux.
J’ai modifié le rendez-vous premier paragraphe. Et je me suis rendue compte que ma nouvelle version est très similaire à celle du rendez-vous premières lignes créées parMa lecturothèque d’où le changement de nom. Ce sera le dernier rendez vous premières lignes de 2024.
LE PRINCIPE : CHAQUE SEMAINE, JE PRENDS UN LIVRE ET JE VOUS EN CITE LES PREMIÈRES LIGNES DU RÉCIT.
Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de Un domaine en Virginie de Léna Forestier :
Aracoma, Virginie-Occidentale, automne 1865
— Alors, c’est vrai, Miss… ?
Polly s’interrompit, le temps d’examiner d’un œil expert la pomme au rouge vernissé qu’elle venait de cueillir. Consciente des enjeux de ce qui n’était pas une simple cueillette d’agrément, elle prenait cette tâche très au sérieux. Elle la fit tourner dans sa main plusieurs fois, la jugea enfin apte à rejoindre les autres et la posa délicatement dans le panier. Puis elle effectua un demi-tour sur elle-même, désignant d’un geste large le verger où elles se tenaient puis, plus loin, la grande maison et sa façade principale, ceinte de sa véranda de bois blanc.
Le drôle de visage de Polly s’éclaira d’un sourire enfantin, ce qui rappela à Savannah à quel point elle était jeune encore. Elle avait quoi ? Quatorze, quinze ans ? Sa date de naissance était incertaine. Elle faisait partie de ces enfants abandonnés sur les marches des églises, que les orphelinats plaçaient très jeunes en domesticité. Des êtres sans famille, sans repères, en quête d’affection et d’un port d’attache.
C’est le moment du rendez-vous “Rien que pour la couverture“. J’ai trouvé ce rendez-vous sur le blog Les lectures de Gribouille. Il m’a tout de suite conquise.
Je vous en présenterai 5 ou plus par rendez-vous, et je vous mettrai si je les ai lu et si je les ai dans ma PAL.
Cette semaine deux livres que je présente ont été soit lu soit sont dans un univers que j’ai lu. ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé :D.
Je vous laisse reposer vos yeux et à une prochaine.
Lauren Bastide questionne la solitude féminine avec intelligence : un choix parfois libérateur, loin des injonctions sociales et de la dépendance affective.
D’abord les potins, puis ma journée… j’espère que ça te va comme programme. Sinon, je t’autorise à filer directement au troisième paragraphe sans compter celui-ci 😄. Tu vois, je m’adapte.
Michi et Hana se retrouvent enfin libres après leur divorce. Entre doutes, communication et désir, ce tome explore avec justesse l’amour, la solitude et l’épanouissement personnel.
Ichika affronte seule le quotidien pendant l’absence d’Amané. Entre fatigue, rapprochement familial et révélations, leur relation évolue jusqu’à un final frustrant et surprenant.
Un film coup de poing sur les violences faites aux femmes, porté par une structure réelle, un casting puissant et un message engagé, bouleversant et nécessaire.
J’ai modifié le rendez-vous premier paragraphe. Et je me suis rendue compte que ma nouvelle version est très similaire à celle du rendez-vous premières lignes créées parMa lecturothèque d’où le changement de nom. Ce sera le dernier rendez vous premières lignes de 2024.
LE PRINCIPE : CHAQUE SEMAINE, JE PRENDS UN LIVRE ET JE VOUS EN CITE LES PREMIÈRES LIGNES DU RÉCIT.
Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille :
C’est le moment du rendez-vous “Rien que pour la couverture“. J’ai trouvé ce rendez-vous sur le blog Les lectures de Gribouille. Il m’a tout de suite conquise.
Je vous en présenterai 5 ou plus par rendez-vous, et je vous mettrai si je les ai lu et si je les ai dans ma PAL.
Cette semaine deux livres que je présente ont été soit lu soit sont dans un univers que j’ai lu. ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé :D.
Une pépite émouvante sur l’esclavage et l’attachement entre Elizabeth et Matty. Une évolution touchante, malgré une fin un peu moins intense. À découvrir absolument.
Je suis à l’heure, mais en même temps le bilan est léger, donc rapide. Il est peut être petit, mais le bilan est très positif. La qualité est au rendez-vous, c’est l’essentiel.
Un thriller sombre et gore, efficace malgré quelques clichés, porté par une enquête prenante, des personnages attachants et une tension croissante jusqu’à une fin trop dramatique.
J’ai feuilleté de nouveau mon carnet à dessin et j’aimerais les partager avec vous et avoir votre avis.
Des dessins et des entrainements !
Ce sont des reproductions de dessins dans mes tableaux Pinterest.
Ces image font partie de ma propriété intellectuelle, merci de le respecter. Désolée pour cette petite phrase, mais retrouver mes dessins ailleurs ou mes images ne me plait guère.
Un roman estival drôle et ironique sur la côte amalfitaine, agréable mais superficiel, porté par une narration originale pleine de notes et d’autodérision.
Je poursuis ma découverte de la saga Rokesby de Julia Quinn. Je viens de commencer le deuxième tome, comme le premier il se dévore, même si les personnages sont plus sage que dans le premier, moins piquant, mais doux… C’est différent.
Je dis au revoir à Shanti Natural Panorama View. J’ai enfin pu avoir un autre jus de fruit que le fameux jus d’orange, et un petit déjeuner continental pour varier un peu, même si le traditionnel reste clairement meilleur. Je te conseille d’ailleurs le jus de banane 🍌. Certaines personnes m’ont fait tester la mangoustine, et je pense que j’ai trouvé un fruit que j’adore 😍.
Aujourd’hui, direction les cascades de Sekumpul. Prépare le maillot de bain, des sandales pour aller dans l’eau et des vêtements qui sèchent rapidement. Je n’ai pas amené mon appareil photo, trop peur de le mouiller, et j’ai bien fait, car même mon portable a bug à cause de l’eau sur l’écran et sur l’objectif 💦.
Maintenant que j’ai fini mes recommandations, sache que c’est magnifique… cantik comme on dit ici ✨. Je n’ai pas idée du prix du package pris par l’agence. Mon tour comprenait les chutes de Sekumpul et les “hidden”. Les deux ont leur charme. Les hidden sont peut-être celles où l’on peut le plus profiter, que ce soit pour se baigner ou faire de belles photos 📸. La cascade est plus petite, le lieu plus reculé, plus à taille humaine.
Sekumpul est beaucoup plus grandiose. La chute d’eau arrose tout, et même si tu te tiens loin, tu finis mouillé. Si ton sac n’est pas imperméable, prévois un sac plastique autour. Je suis allée avec mon Cabaia et ça a été, mais limite. J’ai voulu tenter la nage, mais la puissance de la chute et le vent m’ont littéralement aveuglée. C’est puissant et impressionnant. La baignade est compliquée, rares sont ceux qui tentent. L’endroit est aussi plus fréquenté.
Retour en haut avec mon guide Agus, petite pause pour prendre un café balinais (20 000 rpi) ☕. Peut-être pas le meilleur, mais la vue est magnifique.
Ensuite, retour sur la route, prochaine étape : Ulun Danu Bratan. Clairement, super chargé de monde 😅. C’est sans doute le lieu le plus bondé depuis le début du voyage.
C’est sûr que ce temple qui se prolonge sur le lac a quelque chose de magnifique. Le jardin est entre jardin à l’anglaise et nature maîtrisée à la française, ça vaut vraiment le détour 🌺. L’entrée est à 75 000 rpi. Impressionnant, même si une partie du temple est fermée au public, sans doute pour des raisons religieuses. Comme beaucoup de temples en Indonésie, il mériterait un petit nettoyage, mais ça reste un lieu presque surnaturel.
Retour dans la voiture après en avoir pris plein les mirettes, mon guide m’emmène vers une culture de café arabica et robusta, mais aussi cannelle, clou de girofle, pandan et curcuma 🌿.
📍Jati Wangi Luwak Coffee J4XX+994, Jl. Batu Luwih Kawan, Senganan, Kec. Penebel, Kabupaten Tabanan, Bali 82191, Indonésie
Le processus de fabrication est très traditionnel. La petite nouveauté ici, c’est qu’ils montrent aussi la torréfaction à l’ancienne. Après, ça sonne un peu comme un spectacle pour touristes 🎭, car la poêle n’est pas très grande. Le café est ensuite réduit en poudre avec un énorme mortier.
Sur place, tu as une dégustation gratuite de thé et de café. Si tu veux un Bali coffee ou un Luwak coffee, là c’est payant. La tasse de Luwak est à 60 000 rpi. Tu te rappelles, à Java je l’avais payé 25 000 rpi… clairement, Bali est plus cher 💸. Je l’ai pris quand même pour comparer, mais il est plus amer et trop torréfié à mon goût, donc je n’ai pas craqué.
Par contre, les thés sont excellents 😍. Je me suis fait plaisir avec mangoustine, rosella et herbal, parfaits pour ramener des cadeaux 🎁. J’ai aussi craqué pour du safran, du pandan et un café à l’avocat… une vraie tuerie avec un peu de lait 🤯. Résultat, valise encore plus lourde. Cependant, c’est un café instantané et pas du grain ou du grain moulu, c’est une petite déception de ce côté là.
Ensuite direction les rizières classées à l’UNESCO, Jatiluwih Rice Terrace. Je ne les ai pas faites car le temps n’était pas terrible, mais la vue reste magnifique. Ces rizières ont quelque chose d’artistique, surtout organisées comme ça 🌾.
La journée a été finalement très pleine. Je suis épuisée, malgré la tonne de café ingurgitée avec la dégustation 😅.
L’arrivée à mon nouvel hôtel est plus que bienvenue. Et comme par hasard, on m’accueille avec un Rosella tea… est-ce que j’ai bien fait de craquer ? Les signes, si on y croit, ont l’air de dire oui 😄
📍Villa Sonia Ubud Jl. Nyuh Bojog No.Banjar, Mas, Kecamatan Ubud, Kabupaten Gianyar, Bali 80571, Indonésie
L’hôtel a deux super piscines, avec une architecture locale et une ambiance douce, une faune qui donne l’impression d’être en pleine jungle 🌿. C’est magnifique, et la chambre est un vrai luxe. Douche et baignoire, et une salle de bain presque aussi grande que la chambre. Tout le confort est là et le personnel est aux petits soins.
Je suis ensuite allée tester un bol de fruits avec yaourt et granola, qui semble être une spécialité du coin.
📍Blend Cafe Ubud Jl. Nyuh Bojog No.18, Ubud, Kecamatan Ubud, Kabupaten Gianyar, Bali 80571, Indonésie
J’ai pris un bol Passion. Le visuel est digne d’un dessin 🎨. Par contre, le goût est moins présent. Les fruits sont assez fades, peu sucrés. Seule la mangue se démarque. Heureusement, le granola et les fruits secs relèvent l’ensemble. La présentation est top, mais niveau goût, ce n’est pas encore ça.
📍RM Bunya Jl. Nyuh Gading No.13, Mas, Kecamatan Ubud, Kabupaten Gianyar, Bali 80571, Indonésie
Une excellente petite adresse 🍽️. Entre warung traditionnel et restaurant, ce côté doit moins attirer, j’étais seule, pourtant c’est très bon, frais, portions généreuses et prix raisonnables. Pas de taxe en supplément 👍
J’ai pris un nasi pecel, spécialité de Java que je n’avais pas encore goûtée, et un siomay ayam, un plat plus relevé. Le tofu, les boulettes de poulet, l’œuf dur et la pomme de terre équilibrent bien l’épice. Plutôt réussi comme essai. J’y retournerais bien pour tester le nasi campur, la spécialité de Bali.
Un petit essai de White Koffee Luwak, un café instantanée que l’on voit partout. Très sympa et sucrée. Rien à voir avec un café !
Une petite surprise dans la salle de bain, je me suis bien amusée. Les amours des lézards, une petite parenthèse de la nature est dans le pré.
J’ai modifié le rendez-vous premier paragraphe. Et je me suis rendue compte que ma nouvelle version est très similaire à celle du rendez-vous premières lignes créées parMa lecturothèque d’où le changement de nom. Ce sera le dernier rendez vous premières lignes de 2024.
LE PRINCIPE : CHAQUE SEMAINE, JE PRENDS UN LIVRE ET JE VOUS EN CITE LES PREMIÈRES LIGNES DU RÉCIT.
Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de La chasseuse et l’Alchimiste d’Allison Saft :
« La nuit tombe, et Margaret ne devrait plus être dehors. Il fait trop froid pour le milieu de l’automne ; le genre de froid qui saisit même les arbres. Hier matin encore, les feuilles devant sa fenêtre flamboyaient dans la lumière du soleil, aussi rouges que le sang, aussi dorées que le miel. Elles sont toutes racornies, désormais. La moitié d’entre elles sont déjà tombées à terre, et Margaret ne voit plus en elles que les heures de travail qui l’attendent pour tout ramasser. Un océan de feuilles mortes.
Voilà exactement le genre de pensées qui lui vaudrait la réprobation de Mrs Wreford. Elle l’entend presque : « On n’a dix-sept ans qu’une fois, Maggie. Il y a de bien meilleures façons de gâcher ta jeunesse que de t’échiner à t’occuper de cette satanée bicoque, crois-moi. » Mais tout le monde ne peut pas se permettre de gâcher sa jeunesse. Et tout le monde n’a pas non plus envie d’être comme Jaime Harrington et ses amis, qui passent leur temps à plonger des falaises et à se soûler au mauvais alcool après le travail. Margaret a trop de responsabilités pour s’adonner à ce genre de bêtises, et surtout, elle n’a plus de bois pour le feu. Depuis deux jours qu’elle n’a plus de bûches à brûler, le froid a pris ses aises au Manoir Welty. Il attend Margaret au-dehors, dans la pénombre du soir, et il l’attend aussi à l’intérieur, la guettant depuis l’âtre rempli de cendres blanches. Pour autant qu’il lui en coûte de fendre du bois à cette heure, elle n’a pas vraiment le choix. C’est claquer des dents maintenant, ou claquer des dents plus tard. »
Extrait de La Chasseuse et l’Alchimiste, Allison Saft Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
C’est le moment du rendez-vous “Rien que pour la couverture“. J’ai trouvé ce rendez-vous sur le blog Les lectures de Gribouille. Il m’a tout de suite conquise.
Je vous en présenterai 5 ou plus par rendez-vous, et je vous mettrai si je les ai lu et si je les ai dans ma PAL.
Cette semaine deux livres que je présente ont été soit lu soit sont dans un univers que j’ai lu. ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé :D.
Je vous laisse reposer vos yeux et à une prochaine.
Je vous présenterais un extrait du livre, mais cette fois, ce sera d’une lecture passée et déjà chroniquée de façon à vous faire découvrir le livre autrement. Un extrait est pour moi la meilleure façon de se faire une idée sur un livre. Il est encore plus parlant qu’un résumé. De plus, j’ai eu quelques mauvaises surprises avec des quatrièmes de couverture. Elles étaient mensongères ou encore spoilantes.
Deux heures plus tard et un examen de statistiques médiocrement réussi derrière moi, je me réjouis de retrouver Mrs Smith et son cours de littérature, qui est un véritable baume pour mon âme. Ce cours est peut-être le seul endroit où je me sente vraiment moi-même, où mes pensées et mes émotions peuvent s’exprimer librement à travers les mots des autres. C’est comme une thérapie, mais en mieux : pas besoin de parler de soi, juste de personnages fictifs qui, étrangement, semblent souvent plus réels que les gens qui m’entourent. Et cette prof est vraiment passionnante, et sarcastique comme j’aime.
Quand elle franchit le seuil de la classe, son regard perçant balayant la salle comme
un laser, le brouhaha ambiant s’estompe.
– Mesdemoiselles, messieurs, commence Mrs Smith d’une voix tranchante comme
un couperet, j’ai une annonce qui devrait pimenter votre petite vie étudiante.
Un silence attentif s’installe. Même Caroline a arrêté de glousser avec Mary et Louisa au fond de la classe.
Je poursuis ma découverte de la saga Rokesby de Julia Quinn. Je viens de commencer le deuxième tome, je ne l’ai pas encore ouvert !
Les femmes du bout du monde commence à m’accrocher un peu plus d’autant que Milly est très touchante. Autumn est une maman poule…
C’est le moment du rendez-vous “Rien que pour la couverture“. J’ai trouvé ce rendez-vous sur le blog Les lectures de Gribouille. Il m’a tout de suite conquise.
Je vous en présenterai 5 ou plus par rendez-vous, et je vous mettrai si je les ai lu et si je les ai dans ma PAL.
Cette semaine deux livres que je présente ont été soit lu soit sont dans un univers que j’ai lu. ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé :D.
Je vous laisse reposer vos yeux et à une prochaine.
Je me suis réveillée à 5h10, pile au moment où je commençais enfin à bien dormir. Mon chauffeur m’avait mis en relation avec quelqu’un pour aller voir les dauphins à Lovina Beach. Un guide et conducteur de bateau. J’avais choisi une excursion de deux heures, partagée avec douze autres passagers, sans snorkelling. Le prix annoncé était de 50 euros. En version privée avec snorkelling, c’était 70 euros.
Sur le moment, ça ne m’a pas choquée. Mais hier soir, en refaisant mes calculs, je me suis dit que s’il faisait ça tous les jours en plus de son activité de chauffeur, quelque chose clochait. Soit il n’était pas très bon en affaires… soit le prix avait été gonflé pour moi, pauvre petite Française supposée riche comme Crésus et surtout seul. Peut-être même en accord avec mon chauffeur ! D’autant plus qu’il n’avait pas l’air très inquiet du prix que je paierais pour le trajet. Il m’a laissé entendre que je pouvais ne pas le payer. Mauvais pressentiment.
Je regarde sur Google, et là, les prix tournent plutôt entre 10 et 20 euros, parfois moins sur certaines plateformes. Là, clairement, je me dis que ce n’est pas normal. Avant de m’endormir, je fais la remarque à mon chauffeur… aucune réponse.
Et le comble, il ne vient pas ce matin.
Je l’ai attendu 40 minutes. J’ai essayé de l’appeler évidemment. On avait décalé une activité pour ça, donc il était censé être là. Finalement, il me dit que son téléphone n’était pas chargé. Bon… peut-être vrai.
Je lui fais part de mes doutes. Il me répond simplement « combien es-tu prête à payer ? ». Là, je lui dis clairement que vu les prix pratiqués, pas plus de 20 euros. D’autant plus que j’ai eu des retours de connaissances indonésiennes qui ont payé 50 euros… à trois.
Donc bon, je pense que c’est un prix correct. Pour ne pas perdre la face sans doute, il me dit qu’à ce prix là, il ne trouvera pas.
Et puis cette matinée où il était censé travailler… il n’a rien fait. J’étais clairement remontée. L’agence Shanti travel ne m’a jamais remboursée la journée ou fait de geste pour cette mésaventure.
Petit conseil, fais attention aux chauffeurs qui deviennent un peu trop « amis », surtout si tu es une femme seule. Sans être agressive, je peux comprendre qu’ils tentent d’augmenter les prix, mais j’ai vraiment le sentiment que si j’étais un homme, ils oseraient moins.
Je l’avais même invité au restaurant, parce que je me sentais redevable. Je m’étais trompée de station quelques jours plus tôt, ce qui lui avait fait faire plus de route. Je trouvais normal de lui offrir un repas et un café. Mais visiblement, il a peut-être interprété ça autrement… même s’il m’a invité aussi au restaurant.
Ne prête pas d’argent non plus. Il m’a demandé 500 000 rpi, car il n’a pas pu retiré. Il a intérêt à me les rendre. Heureusement, ça représente environ 25 euros. S’il rembourse, tout ira bien. Sinon, je serai plus ferme, et les retours à l’agence seront clairs.
Bref.
J’ai décidé qu’il n’allait pas gâcher ma journée. Je comprends que les salaires sont bas et que le manque de touristes complique les choses, mais en agissant comme ça, ils ne donnent pas envie de faire confiance.
Parce que la journée n’est pas ruinée, et que j’ai décidé de rester positive, je me suis tournée vers des plans autour de l’hôtel. J’avais repéré les cascades d’Aling Aling et Blue Lagoon, sans avoir compris qu’ils faisaient partie du même site.
Le petit déjeuner à l’hôtel était très sympa. La vue superbe ! Les fruits et jus toujours un peu décevant, mais les plats salés un délice.
Je me suis dirigée vers Aling Aling, plus proche de mon hôtel, le Shanti Natural Panorama View. L’entrée est à 300 000 roupies pour une personne seule sur le trek médium, environ deux heures. Si tu es seul, il y a un supplément de 20 %. En groupe, le package est à 250 000 roupies par personne avec toboggans naturels, cascades et sauts dans le lagon.
Franchement, j’en ai pris plein les yeux. Et avec la situation actuelle (Trump et l’Iran), le site est assez vide, donc pas d’attente, des spots tranquilles, de belles photos… un super moment avec un guide au top.
Je te mets son Insta, @Gusadekk. Il fait de super photos et vidéos, il s’adapte à ton rythme et on sent qu’il adore ça. Il parle bien anglais et mitraille de photos.
Je n’étais pas du tout chaude pour le saut de 9 mètres… et finalement je suis trop contente de l’avoir fait. Par contre, j’ai sauté toute habillée ! Donc petit conseil, mets ton maillot directement, il n’y a pas de vestiaire.
Pour les chaussures, ça dépend. Si c’est humide, il vaut mieux privilégier des chaussures de marche. Sinon, des sandales suffisent.
J’ai aussi vu le Blue Lagoon. Très impressionnant, même s’il n’est pas vraiment bleu, surtout en saison des pluies. Mais ce vert-bleu reste magnifique.
Ensuite, retour à l’hôtel pour me changer (mes vêtements n’avaient clairement pas séché), puis direction un petit temple peu touristique.
📍Monumen Perjuangan Bhuwana Kertha Jl. Ki Barak Panji, Panji, Kec. Sukasada, Kabupaten Buleleng, Bali 81161, Indonésie
Honnêtement, je ne sais pas s’il vaut absolument le détour, mais il dégage quelque chose d’authentique et d’apaisant. Les jardins sont très bien entretenus, avec une belle végétation.
Sur le chemin du retour, de superbes rizières, vraiment carte postale. Je me suis arrêtée dans un petit warung… et j’ai eu du flair.
📍Warung Yudai Jl. Raya Desa Sambangan, Sambangan, Kec. Sukasada, Kabupaten Buleleng, Bali 81161, Indonésie
Le lieu est tenu par Fiona, « Ketut » de son prénom balinais. Elle adore cuisiner et partager. J’ai pris une omelette biasa avec légumes et nouilles, très sympa, et un tipat cantok, l’équivalent d’un gado gado… clairement un des meilleurs que j’ai mangé.
Elle m’a offert des pisang goreng, et franchement, ils étaient excellents. Ceux du soir encore meilleurs. Les pisang goreng, c’est le péché mignon des enfants… et visiblement aussi le mien.
Après une après-midi farniente dans cet hôtel vraiment agréable, je suis retournée chez elle pour dîner. Sans surprise, nasi goreng et pisang goreng (bananes frites). Elle m’a même fait un accompagnement différent pour les pisang goreng. Le tout avec un cappuccino version indonésienne, sucré et légèrement cacaoté.
Une belle manière de finir la journée.
Voilà, prête à aller dormir après toutes ces émotions. 🌙
C’est une journée un peu moins chargée aujourd’hui. Réveil à 8h00, soit une vraie grasse matinée. Petit déjeuner léger à l’hôtel, cette fois pancake avec confiture de fruit du dragon, accompagné d’un café avec du lait et du sucre, car ici en Indonésie, le café est souvent déjà sucré.
Le tout est vite avalé, retour dans la chambre pour préparer la valise, faire un dernier tour, puis départ direction Munduk. Sur la route, deux arrêts sont prévus.
Jalan Banjar, Banjar, Kec. Banjar, Kabupaten Buleleng, Bali 81152, Indonésie
Le hot spring de Banjar est un lieu de sources chaudes. Je n’ai pas tenté la baignade. Avec mon dos bien cramé, je ne le sentais pas trop. Et surtout, les locaux se baignaient tout habillés, avec des tenues couvrantes, pas de maillots de bain. Être une des seules en maillot m’aurait clairement mise mal à l’aise.
Une touriste m’a même raconté qu’avec les propriétés médicinales de l’eau sulfureuse, certains entraient dedans avec des pansements… bonjour les microbes, brr.
L’endroit reste cependant très charmant. Il y a un petit côté bains du Le voyage de Chihiro de Miyazaki, mais en extérieur. L’ensemble a des allures de temple, ce qui donne un vrai cachet au lieu.
📍Banjar Dinas Tangeb, Banjar Tegeha, Kec. Banjar, Kabupaten Buleleng, Bali 81152, Indonésie
Attention, comme pour tout temple ou mosquée, une tenue couvrante est obligatoire, pour les hommes comme pour les femmes. Il est possible d’en emprunter sur place, mais si tu veux éviter de payer, viens déjà habillé correctement (ex pantalon court et manche courte).
Le site est superbe. Des temples de toutes tailles, rectangulaires, ronds, et même un inspiré de Borobudur en version plus petite. Le complexe vaut clairement le détour. Ce qui m’a le plus marquée, c’est le travail du bois, les dragons et surtout la disposition des plantes. Tout est propre, à la fois sauvage et maîtrisé, un peu comme un jardin à l’anglaise.
Une vraie sérénité règne sur les lieux, dans un silence presque total. Le site est toujours actif, donc le calme est respecté. Des panneaux explicatifs sont présents un peu partout. La plupart des structures sont récentes, car détruites lors de tremblements de terre. Certes, elles ont été reconstruites à l’identique.
Petit conseil, mets-toi à l’ombre régulièrement, le soleil tape fort.
Gros coup de cœur pour cet endroit. Moins impressionnant que Borobudur, parfois un peu plus clinquant, mais la diversité et la nature environnante m’ont vraiment marquée.
Bon, je reste française et un peu râleuse… j’ai quand même noté une incohérence. Sur un temple, il est indiqué une construction en 1974, puis un tremblement de terre en 1676… j’ai eu l’impression d’avoir raté un épisode. Mais le texte est en français, donc je ne vais pas trop me plaindre.
Ensuite, découverte de mon hôtel, le Shanti Panorama View, qui mériterait largement trois étoiles au lieu de deux. Petit indice celui de Permuteran en avait 3, mais pas sûre qu’il les mérite.
Jl. Raya Desa Sambangan, Sambangan, Kec. Sukasada, Kabupaten Buleleng, Bali 81161, Indonésie
Tout est coquet, traditionnel, et surtout très confortable. C’est un vrai petit cocon. Des fleurs sont disposées dans la chambre avec beaucoup de goût. L’équipe est aux petits soins. C’est la première fois qu’on me fait vérifier toute la chambre en détail en me demandant si tout me convient.
Il y a aussi un espace salon en contrebas de la maisonnette, entièrement ouvert sur l’extérieur. Parfait pour se poser, discuter, partager un moment, jouer à des jeux…
La vue sur la vallée est magnifique. Petit conseil, promène-toi dans les environs, tu pourras apercevoir le torrent en contrebas. La végétation est dense, presque comme en pleine forêt. Le jardin est lui aussi très bien pensé, avec des plantes luxuriantes. La piscine est belle et bien rafraîchissante.
Vraiment un coup de cœur pour cet hôtel au milieu de la flore avec une touche de luxe.
Bon, comme je ne suis jamais satisfaite à 100 %, ou simplement parce que j’ai un esprit critique… petit bémol sur les prises électriques. Il y en a deux dans la salle de bain, mais celles de la chambre sont toutes déjà occupées pour charger le portable ou l’appareil photo, ce n’est pas le plus pratique.
Après une après-midi farniente à la piscine, petite sortie en ville. L’hôtel est assez excentré, donc il faut prendre un taxi ou louer une moto.
Je suis allée en centre-ville manger un nasi goreng dans un fast-food dont je ne me souviens plus du nom, et impossible à retrouver sur Google. De toute façon, c’est une rue remplie de fast-foods. Je te mets l’adresse si jamais, plein de locaux et peu de touristes.
Nabati des gaufres au fromage sucré, étonnante et à tester… Singkong au barbecue, bof bof !
Jl. Ngurah Rai No.1, Banjar Tegal, Kec. Buleleng, Kabupaten Buleleng, Bali 81113, Indonésie
Un tome riche en rebondissements mythologiques, mais plus dispersé, où l’intrigue de Lore Olympus prend le dessus sur la romance entre Hadès et Perséphone.
Une romance touchante entre Jade et Alexandre, tiraillée entre amour sincère et pression familiale, avec des thèmes forts autour de l’identité et des relations toxiques.
Ce matin, réveil à 7h00 pour ma première expérience de snorkelling avec West Bali Explorer. J’ai donc commencé par prendre mon petit déjeuner à l’hôtel. Le service se veut éco-responsable, et cela se ressent aussi dans la nourriture. Le buffet est bien fourni, mais sans excès. Il y a la possibilité de faire un petit déjeuner à l’européenne ou à l’indonésienne. Personnellement, j’ai opté pour un peu des deux, avec un nasi goreng accompagné d’une omelette, puis un pancake avec de la confiture de fruit du dragon. Petit coup de cœur pour cette confiture sur un pancake fourré à la banane. Les fruits, comme dans tous les hôtels jusqu’ici, sont comment dire… quelconques. Pas mauvais, mais pas excellents non plus.
Ensuite, direction le snorkelling. Au programme, deux sites de plongée et environ entre 1h30 et 2 heures sous l’eau au total. Entre les deux, un déjeuner rapide sur l’île de Menjangan. Les deux points de plongée sont situés à des endroits clés de la barrière de corail, mais il faut savoir que cela peut varier selon la marée et les courants.
West Bali Explorer
Jl. Banyuwedang, Pejarakan, Kec. Gerokgak, North West, Bali 81155, Indonésie
J’ai personnellement tout fait sans gilet de sauvetage. J’avais mis de la crème solaire, mais sans doute pas assez… je vous laisse imaginer le résultat. Sur le trajet vers le premier spot, on a croisé des dauphins. Ils nous ont même offert un petit saut. Super spectacle.
L’eau est par moment très polluée par les plastiques. Le premier point de plongée, nous l’avons refusé pour cela. La lutte contre le plastique en Indonésie n’est qu’à son commencement, mais elle est présente comme le témoigne la bande dessinée Nées Rebelles : jeunes filles au poing levé.
Sous l’eau, c’est encore un autre monde. Nager avec un tuba, c’est comme regarder la télé sans pub. Par contre, pour plonger, j’avais plus de mal, j’ai avalé de l’eau salée plus d’une fois. On a vu différents poissons, des étoiles de mer et une flore à couper le souffle.
Ensuite, petit nasi goreng sur l’île, avec encore ce fameux fruit du serpent… je ne sais toujours pas si j’aime ou pas. À savoir, sur cette île il n’y a pas d’habitants. Quelques personnes viennent y prier, mais sinon c’est une île de cerfs. J’en ai même caressé un. J’étais très contente… lui un peu moins. Je n’avais rien à lui donner, donc les papouilles n’étaient clairement pas sa priorité.
Le second point de plongée nous a réservé une énorme surprise, une tortue. Pendant quelques secondes, j’ai nagé avec elle. C’est quelque chose de vraiment magique. Encore une superbe expérience. Je commençais même à mieux maîtriser la plongée. J’ai abandonné le tuba pour faire de l’apnée, c’était plus pratique. Pas de deuxième tortue, mais je me suis quand même régalée. Et sans surprise, j’étais la dernière à remonter sur le bateau.
La plongée est filmée, et la vidéo coûte 500 000 roupies à diviser entre les membres du groupe, car tout est partagé sur un drive. Clairement, à plusieurs, c’est beaucoup plus accessible. Les vidéos sont de qualité. Personnellement, j’ai même mon moment avec la tortue. Je suis refaite.
Ensuite, direction la forêt et ses mangroves. Petit cours de botanique, quelques bernard-l’ermite, des écureuils, et j’ai même pu observer au loin des singes à longue queue noire. Ils sont très timides, donc en voir, c’est déjà une réussite. Alors toute une famille, c’est jackpot.
Revenons aux mangroves. Il en existe plusieurs types, celles dans l’eau, celles entre deux zones, et celles sur la terre ferme, mais toujours proches d’un cours d’eau. Leur particularité, c’est qu’elles ont besoin à la fois d’eau et de soleil pour faire la photosynthèse. L’un ne va pas sans l’autre.
Leurs racines sont impressionnantes. Souvent visibles, elles forment comme une toile d’araignée qui soutient le tronc avant de s’enfoncer dans la terre. Parfois, elles ressortent du sol vers le ciel, créant des sortes de pics un peu partout. Attention où tu mets les pieds. Certains arbres sont vraiment impressionnants, leurs racines donnent presque l’impression de créer des berceaux.
À savoir absolument, prends un anti-moustique. Et si tu as peur des crocodiles, rassure-toi, ils ont été chassés. Le seul animal du genre encore présent est le varan, mais si tu en vois un, estime-toi chanceux, ils sont très timides et fuient rapidement.
La journée a été bien remplie, et la fatigue commençait à se faire sentir.
J’ai mangé avec mon guide à son hôtel, mais malheureusement je ne pourrai pas vous partager l’adresse. Cet hôtel est réservé aux guides et aux chauffeurs, et le restaurant est uniquement pour les clients.
Tout ce que je peux vous dire en revanche, c’est que le nasi campur de Bali est vraiment très bon, une spécialité. L’arak est l’alcool local, et le soto de poisson est aussi très sympa.
Comme prévu, pas de cratère… du coup, direction un point de vue pour le coucher de soleil, à 15 minutes en jeep. Bon, honnêtement, pas sûre qu’on avait vraiment besoin de la jeep 😅 mais on est monté assez haut.
Le point de vue était magnifique : vue sur le mont Bromo, bien sûr, mais aussi sur deux autres volcans 🌋
Le mont Batok, juste à côté, et surtout le mont Semeru, le plus haut. Et lui… il nous a offert un spectacle assez fou avec de petites éruptions toutes les 15 minutes !
C’est impressionnant, même à distance. Parce que oui, il reste dangereux : en 2021, il y a eu 51 morts. Il est en activité continue depuis 1967, et son ascension est actuellement interdite pour des raisons de sécurité.
Le Bromo, lui, a connu une éruption en 2025.
Les Tengger sont les habitants originaires de la région du Bromo (environ 15 000 personnes aujourd’hui). Ils sont tous hindous et restent très attachés à la montagne. Ils ne s’en éloignent jamais vraiment : leurs voyages sont toujours temporaires.
Le mont Bromo tire d’ailleurs son nom de Brahma, un dieu hindou lié à la prospérité. Ils souhaitent rester sous sa protection. Le mont Semeru aussi est représentatif d’un dieu : Meru.
Chaque année, ils célèbrent la fête de Kasada au bord du cratère. Un temple hindou se trouve d’ailleurs au pied du volcan, au plus proche du dieu.
Mais si le site était fermé, ce n’était pas pour cette fête, mais à cause de l’Aïd. Sur Java, environ 70 % de la population est musulmane, et il n’y avait pas assez de personnel pour ouvrir le site.
📍 Seruni Point
3XQ2+HFP, Ngadisari, Sukapura, Area Pegunungan, Keduwung, Kec. Puspo, Kabupaten Probolinggo, Jawa Timur 67254, Indonésie
Même sans accès au cratère, le spectacle valait vraiment le coup. Le ciel dégagé offrait de magnifiques nuances de couleurs, avec le Bromo fumant en arrière-plan… un très beau tableau.
J’ai aussi eu droit à un petit cours d’agriculture 😄
Les cultures sont à flanc de montagne, séparées par de profondes rigoles. Si j’ai bien compris (à 6h du matin, mon cerveau n’était pas totalement connecté 😅), c’est pour limiter les glissements de terrain et réduire les pertes.
Les agriculteurs cultivent principalement des oignons : c’est une valeur sûre, vendable toute l’année. Le reste dépend des saisons : pommes de terre, carottes, tomates…
Le petit déjeuner du Lava View Hôtel était copieux, sous forme de buffet, avec des plats traditionnels comme les nouilles, Bakmi ou encore le nasi goreng. Le tout avec des œufs et des fruits, encore une fois, la qualité des hôtels laisse à désirer sur les fruits.
Ensuite, 7 heures de route direction mon hôtel à Banyuwangi. On a pris les autoroutes, et j’ai découvert les aires de repos indonésiennes… énormes ! Presque comme des centres commerciaux.
Pause café à la turque pour moi, avec lait et sucre ☕
📍 Ketapang Indah Hotel
Jl. Gatot Subroto No.6, Lingkungan Tj., Klatak, Kec. Kalipuro, Kabupaten Banyuwangi, Jawa Timur 68421, Indonésie
Là… clairement, le luxe 😍
Chambre confortable, propre, et surtout une vraie douche (le bonheur après Bromo 😅). Il y a aussi une piscine. Alors oui, c’est en bord de mer, mais la plage est assez sale, avec la proximité du port… donc la baignade ne donne pas envie.
La vue sur Bali est superbe, depuis la plage ou la piscine. Je préfère celle depuis la piscine, car on ne voit pas les déchets sur la plage.
Le jardin de l’hôtel est magnifique : verdoyant, plein de fleurs, un vrai plaisir pour les yeux.
Ils proposent aussi des massages, mais avec un réveil prévu à minuit… j’ai passé mon tour.
Douche, puis dîner avec mon guide :
📍 Lalapan WONG LAMONGAN (ASLI)
Jl. Yos Sudarso, Lingkungan Tj., Klatak, Kec. Kalipuro, Kabupaten Banyuwangi, Jawa Timur 68421, Indonésie
J’ai pris un lalapan poulet : riz blanc, tofu frit et une sauce bien épicée 🔥
J’ai aussi goûté du poisson-chat frit, croustillant… et franchement délicieux !
Petit détail : ici, on mange avec les mains, et les propriétaires ne parlent pas anglais. Mais le service est adorable, les prix raisonnables, et l’expérience vaut largement le coup.
N. B. C’est la première fois que je mange avec les mains, ce n’est pas si pratique, je m’en suis mis partout.
Il y a un peu d’attente, mais rien d’anormal.
Allez, au lit ! Objectif : gratter au moins 4 bonnes heures de sommeil 💤
Comme je vous le disais, réveil très tôt, minuit. J’ai essayé de grappiller 4 heures de sommeil, mais je dis bien essayer, car clairement j’étais trop excitée pour dormir. Je me suis même réveillée avant la sonnerie de l’alarme, c’est dire.
Pour Ijen, je te fais quelques recommandations :
Des chaussures de marche avec un minimum de crampons. Ça glisse !
Si tu es asthmatique léger, tu peux y aller, mais n’oublie pas ta Ventoline. Dans mon cas, ça m’a sauvé deux crises d’asthme à cause de la fumée. C’est aussi mon côté professionnel de santé qui parle. Si tu as un traitement de fond, demande l’avis de ton médecin pour l’ascension
Une lampe frontale, fortement recommandée
Un masque, le guide te fournira. Le soufre est assez toxique pour les poumons
Des lunettes pour protéger tes yeux de la fumée, car elle pique. Si tu peux, hydrate tes yeux en amont, cela évite pas mal d’inconfort
Prends un pull car il peut faire frais en haut et aussi un vêtement de pluie. En montagne, le temps peut vite tourner.
C’est fini, mais c’est déjà pas mal.
Ijen, c’est une montée assez raide. Je suis bonne marcheuse, en une heure on était en haut. Si tu es fatigué, tu peux toujours prendre un taxi, c’est une chaise porteur. Personnellement, ça m’a fait mal de les voir tirer les gens à trois, mais ils ont besoin de cet argent. Le chômage en Indonésie est assez élevé.
Les guides prévoient toujours des petites pauses. N’hésite pas à en profiter pour prendre un café et des beignets à la banane. C’est excellent et pas cher, car guide, mineur et touriste paient le même prix. Yono est un excellent guide.
Ensuite vient le plus dur, la descente dans le cratère. Clairement, cela se fait sur un chemin avec des pierres glissantes et parfois des écarts importants entre elles. Prends ton temps, rien ne presse. Le Blue Fire peut attendre. D’ailleurs, si tu as peur de glisser, les bâtons de marche peuvent être une bonne idée.
Je n’ai pas pu louer de matériel de marche, car on était proche de l’Idul Fitri, mais si tu peux, fais-le, c’est mieux.
Une fois en bas, compte à peu près une heure de descente. Tu peux aller près d’une coulée de soufre. Si la fumée n’est pas trop forte et que le vent va dans le bon sens, tu auras la possibilité de voir le Blue Fire. C’est assez surnaturel. Mon guide a pris énormément de photos et de vidéos. Iono est un guide attentif et très aidant.
Ensuite, donation aux mineurs, qui font un travail de forcené. Ils descendent 4 à 5 fois le chemin que j’ai fait et remontent avec 80 kilos de soufre sur les épaules. Chapeau. La donation recommandée est entre 25 000 et 50 000 roupies, soit environ 2,50 euros pour les soutenir dans leur travail.
Ensuite, on remonte et c’est long, surtout avec les masques sur le nez, mais le lever de soleil, surtout les premières lueurs sur le lac bleu, vaut totalement le coup d’œil. Mon guide a tout de suite bombardé de photos. Puis pause pour admirer les montagnes environnantes avant le retour à la jeep. Attention, ça glisse.
Par contre, le soufre colle à la peau. N’hésite pas à te laver plusieurs fois et à enfermer tes vêtements dans un sac plastique à part pour éviter de contaminer les autres affaires.
Une fois à la jeep, Mamo, mon chauffeur du jour, m’a emmenée dans des plantations de café et de latex. Je sais maintenant la différence entre robusta et arabica. L’arabica a des arbres plus petits, des feuilles plus fines et des fleurs jaunes, avec deux grains par fruit. Le robusta, quant à lui, est plus grand, avec des fleurs blanches et un seul grain. Les fleurs des deux sentent le jasmin.
Le latex est récupéré à partir de l’écorce. On l’entame et le liquide est récupéré grâce à un petit système fixé à l’arbre. L’écorce met environ trois mois à repousser, puis le cycle recommence.
Ensuite, petit arrêt clou de girofle, puis retour à l’hôtel pour le petit déjeuner. Un buffet de roi m’attendait, je n’étais pas prête. Entre le soto à faire soi-même, le nasi goreng et le poisson frit, je me suis clairement éclaté la panse. J’ai aussi goûté le porridge de riz, je suis moins fan, et découvert le fruit du serpent. C’est bof et surtout l’odeur n’est pas très agréable.
Le curry de poulet était proposé, mais moins bon que le nasi goreng. Les fruits, même dans cet hôtel de luxe, ne sont pas terribles. Je ne comprends pas, et c’est toujours les mêmes, goyave, pastèque et ananas.
Ensuite, direction le port pour la traversée jusqu’à Bali. J’ai rencontré quatre Indonésiens et j’ai commencé à danser, trop heureuse de ma journée. Ils m’ont suivie. Les marins nous regardaient bizarrement et même des touristes allemands se sont joints à nous. Un très beau moment de complicité.
Ensuite, en route vers l’hôtel et repos. J’en avais bien besoin, mais zéro dodo, juste détente au bord de la piscine, un jus de mangue pressé maison et quelques longueurs en apnée.
Jl. Arjuna, Pemuteran, Kec. Gerokgak, Kabupaten Buleleng, Bali 81155, Indonésie
L’hôtel est tenu par un Français. La chambre est agréable, le balcon très sympa avec un coucher de soleil entre collines et palmiers. Seul point négatif, la salle de bain qui ne fait pas très propre et mériterait un bon nettoyage et une rénovation. Le personnel est souriant, l’accueil chaleureux et les prix corrects.
Je te parle de coucher de soleil, mais en réalité je ne le verrai que plus tard. Pour l’instant, petit tour sur la plage de Pemuteran. Elle est agréable, je n’ai pas testé l’eau, mais j’ai aimé m’y promener. La verdure est bien entretenue et le bord de plage est régulièrement nettoyé. Ce n’est pas le cas de toutes les plages, seulement les plus touristiques.
Je me suis laissée surprendre par la pluie, mais heureusement il y a toujours des petits abris pour attendre que ça passe.
Finalement, je me suis arrêtée pour essayer une noix de coco, ou plutôt le jus. Et très franchement, en plus de l’avoir payé trop cher, je n’ai pas aimé.
Sunken Bar
VM53+2GW, Pemuteran, Gerokgak, Buleleng Regency, Bali 81155, Indonésie
Clairement, 75 000 roupies pour une noix de coco, alors que dans d’autres restaurants elle est à 25 000, ils profitent clairement de l’emplacement.
Retour à l’hôtel pour me changer et aller manger.
Lekong Warung Warung De’Lekong
Banjar Dinas Loka Segara, Jl. Singaraja-Gilimanuk, Pemuteran, Gerokgak, Kabupaten Buleleng, Bali 81155, Indonésie
J’ai trouvé un petit warung très bien noté. J’étais un peu malade, donc je suis restée sur un nasi goreng, un classique, avec un dessert. Les prix sont très corrects, le service au petit soin. Le personnel a une patience incroyable, même avec des clients peu agréables.
Le dessert était une banane plantain frite avec de la noix de coco. C’était croustillant, un peu sec, mais ça m’a fait du bien.
S’il te plaît, ne commande pas de frites dans ce type d’endroit. C’est un lieu traditionnel, la cuisine locale est clairement ce qu’ils maîtrisent le mieux.
Une romance douce-amère au Liban, où amour et chaos cohabitent. Entre blessures, souvenirs et espoir, Yasmina et Nino tentent d’aimer malgré l’instabilité.
Pasiphaé, sorcière phobique, affronte ses peurs aux côtés de Phobos. Entre voyage temporel, romance slow burn et humour, une lecture addictive malgré une fin frustrante.
Aujourd’hui, réveil tôt direction Jombang. L’hôtel m’a préparé un petit-déjeuner en lunch box. Bon… les sandwichs, ça ne fait pas très indonésien 😅 mais l’intérieur, heureusement, était très bon et bien local.
Seul petit reproche pour l’hôtel de Yogyakarta « Dusun Jogja Village »: les fruits. Clairement les moins goûteux possibles… alors que, par exemple, le fruit du dragon d’hier était incroyable.
Bon, sinon… petite aventure 🫠
L’agence annonçait 4 heures de transfert. Moi, j’arrive à la gare en 10 minutes, départ à 6h → logique, arrivée prévue vers 10h. Jusque-là, tout va bien, tu me suis ?
Sauf que… à hauteur de Jombang, je regarde Google Maps… et là je réalise qu’on vient de passer ma station. Il est 9h30.
Et là, panique 😅
Le guide m’appelle… sauf que je n’ai pas de réseau, je suis dans un pays que je ne connais pas. Les annonces dans le train ? Claires… mais dites une seule fois, et sans affichage des horaires.
Je me suis sentie un peu fautive… mais pas totalement non plus.
Résultat : je me suis retrouvée à Mojokerto, à 30 km. Sur le papier, ça paraît rien… en réalité, c’est 1 heure de route.
Et là, autre mystère : Mojokerto → Bromo, c’est 116 km… pour 3h20 à 3h40 de trajet. J’avoue, j’ai du mal à comprendre 😅 les distances et le temps de trajet.
Ensuite, 4 heures de route sur les autoroutes indonésiennes. Et là, surprise : aucun scooter ! Je ne pensais pas ça possible 😂.
Deux voies, deux vitesses : 60 km/h à gauche, 100 km/h à droite.
Honnêtement, à part en ville où je serais incapable de conduire, l’autoroute est très calme.
Petit fun fact : en Indonésie, il y a peu de feux de circulation. À la place, certaines personnes (payées par la municipalité) régulent la circulation à la main. Un peu comme devant les écoles chez nous.
C’est un travail peu payé, mais depuis le Covid, le chômage a augmenté, donc ça reste une opportunité.
Revenons à nos moutons 🐑
À une heure du Bromo, la pluie commence… mais pas une petite pluie : des torrents. Là, les 3h40 de route prennent tout leur sens. Et j’ai aussi l’impression que les moteurs sont moins puissants.
Heureusement, mon chauffeur Agus Jon gère parfaitement — surtout qu’il y a quelques accidents.
Arrivée au Bromo… dans les nuages. Visibilité quasi nulle.
Mon hôtel est pourtant réputé pour sa vue sur le volcan, qui fume en continu depuis mon arrivée.
Cemorolawang, Ngadisari, Sukapura, Probolinggo Regency, East Java 67254, Indonésie
L’accueil est très souriant. Les chambres sont indépendantes et joliment décorées. Cependant, que l’on regarde de plus prêt, des tâches sur les draps, le mobilier et clairement, je n’avais pas envie d’en connaître l’origine. J’ai pris le lit le moins tâché. Je précise, je ne suis pas maniaque.
Mais… surprise : il fait 10 à 12°C, et il n’y a pas de chauffage 😅. La chambre sent la moisissure et les chambres pas aérées depuis des années.
Et la douche ? Pas de bac, pas de rideau… juste un pommeau. Le bac, c’est toute la salle de bain. Bon, pour une nuit, ça passe, mais clairement, c’est sommaire comme si les travaux n’avaient jamais été déterminé.
Heureusement, j’avais une petite laine et une grosse couverture sur le lit. J’ai quand même eu froid.
Après ce rapide tour, je suis allée admirer la vue (enfin… essayer 😅) et surtout manger.
Ça y est, j’ai goûté le soto ayam : une soupe de poulet très typique. Franchement réconfortante.
Je m’attendais à plus d’herbes aromatiques et d’épices, mais la cuisine de l’hôtel n’est pas très locale, donc ça joue sûrement.
Et là, bonne surprise : le temps se lève ! J’ai enfin une belle vue sur le volcan 🌋
Puis… la mauvaise nouvelle tombe.
Le guide de demain m’annonce que le Bromo est fermé jusqu’à midi.
Donc pas de lever de soleil… et surtout pas d’accès au cratère 😬 avant 12h.
Option possible : décaler à 12h, mais ça risque de compromettre Ijen.
Et le pire ? Le guide avait l’info depuis un moment… mais l’agence ne m’a rien dit. C’est moi qui ai dû les prévenir. Ce n’est pas très correcte, mais bon, c’est le risque.
Du coup, plan B : se lever moins tôt et explorer d’autres points de vue. Pas vraiment un choix, mais bon…
Après cette petite déception, direction une soupe en street food pour se remonter le moral.
Le contraste avec le restaurant de l’hôtel est important avec un petit vendeur ambulant qui vend un bakso parfumé et piquant devant l’hôtel pour 10 000 rpi. C’est à tester, tu choisis ta viande et un peu de nouille. La portion est raisonnable. C’est le fameux street food, et la photo dans le coin supérieur.
Puis je suis partie chercher des points de vue pour photographier le Bromo.
Et finalement, j’ai eu un joli coucher de soleil 🌅 Franchement, je suis quand même contente. Ça fait partie de l’aventure.
Je te mets les coordonnées d’un point de vue bien dégagé si jamais tu te retrouves dans la même situation 😉.
3XC9+W9X Ngadisari, Kabupaten de Probolinggo, Java oriental, Indonésie
Ce point de vue peut être moins intéressant à d’autres saisons mais bon à tenter quand même.
Ensuite, repos : une petite bière Bintang et un gado-gado (légumes vapeur avec sauce). C’est une bonne option pour les végétariens.