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J’ai modifié le rendez-vous premier paragraphe. Et je me suis rendue compte que ma nouvelle version est très similaire à celle du rendez-vous premières lignes créées parMa lecturothèque d’où le changement de nom. Ce sera le dernier rendez vous premières lignes de 2024.
LE PRINCIPE : CHAQUE SEMAINE, JE PRENDS UN LIVRE ET JE VOUS EN CITE LES PREMIÈRES LIGNES DU RÉCIT.
Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture passée. Je parle de La petite bonne de Bérénice Pichat.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture passée. Je parle de Ma sœur serial killeuse d’Oyinkan Braithwaite.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture passée. Je parle de Neige de Maxence Fermine.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture passée. Je parle de La chanteuse de Bal de Julien Rampin
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture passée. Je parle de My Missing piece T1 d’Acacia Black.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture passée. Je parle de L’autre Mlle Bridgerton de Julia Quinn.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de La quête d’Ewilan T1 D’un monde à l’autre de Pierre Bottero
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de Un domaine en Virginie de Léna Forestier :
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de La vie rêvée des chaussettes orphelines de Marie Vareille :
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de La chasseuse et l’Alchimiste d’Allison Saft :
« La nuit tombe, et Margaret ne devrait plus être dehors. Il fait trop froid pour le milieu de l’automne ; le genre de froid qui saisit même les arbres. Hier matin encore, les feuilles devant sa fenêtre flamboyaient dans la lumière du soleil, aussi rouges que le sang, aussi dorées que le miel. Elles sont toutes racornies, désormais. La moitié d’entre elles sont déjà tombées à terre, et Margaret ne voit plus en elles que les heures de travail qui l’attendent pour tout ramasser. Un océan de feuilles mortes.
Voilà exactement le genre de pensées qui lui vaudrait la réprobation de Mrs Wreford. Elle l’entend presque : « On n’a dix-sept ans qu’une fois, Maggie. Il y a de bien meilleures façons de gâcher ta jeunesse que de t’échiner à t’occuper de cette satanée bicoque, crois-moi. » Mais tout le monde ne peut pas se permettre de gâcher sa jeunesse. Et tout le monde n’a pas non plus envie d’être comme Jaime Harrington et ses amis, qui passent leur temps à plonger des falaises et à se soûler au mauvais alcool après le travail. Margaret a trop de responsabilités pour s’adonner à ce genre de bêtises, et surtout, elle n’a plus de bois pour le feu. Depuis deux jours qu’elle n’a plus de bûches à brûler, le froid a pris ses aises au Manoir Welty. Il attend Margaret au-dehors, dans la pénombre du soir, et il l’attend aussi à l’intérieur, la guettant depuis l’âtre rempli de cendres blanches. Pour autant qu’il lui en coûte de fendre du bois à cette heure, elle n’a pas vraiment le choix. C’est claquer des dents maintenant, ou claquer des dents plus tard. »
Extrait de La Chasseuse et l’Alchimiste, Allison Saft Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de DANS LEURS YEUX DE CHARLOTTE LETOURNEUR :
« L’hiver cristallise les bourgeons de rose tardifs dans les jardins, habille de givre les haies à la verdure persistante. Tel un enrobage sucré de bonnes intentions et de belles émotions, Noël s’expose sur les façades des maisons, dans les vitrines des boutiques, sur les étals de la boulangerie du village. Dans les Vosges, c’est une tradition à laquelle aucun maire ne peut déroger, quel que soit le nombre de ses administrés. On y adhère ou pas, chacun doit gérer ses démons et les souvenirs d’une enfance perdue. Caroline frissonne, se recroqueville un peu plus dans son manteau. La jeune femme est une amoureuse de Noël. Son quotidien n’est pas immaculé comme les premières neiges de l’aurore, mais rien n’a jamais réussi à entacher la magie diffusée par le gros bonhomme en rouge. Tous les ans, elle attend la Saint-Nicolas avec impatience, revêt son pull orné d’un sapin pailleté, avant de déguster à outrance chocolats chauds et biscuits couverts de sucre glace sur le canapé familial. Elle déambule, dodeline de la tête, avec un sourire béat. Ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas été aussi insouciante. Ses neurones sont si imbibés par l’esprit de Noël que son cerveau diffuse, de façon autonome et aléatoire, des mélodies de circonstance. Alors qu’elle marche sur les trottoirs glissants, elle chantonne « The Christmas Song », un classique de Nat King Cole. Blottis dans les poches de sa doudoune, ses doigts pianotent en rythme sur ses hanches. Les guirlandes lumineuses créent une multitude d’étoiles dans la nuit. La jeune femme s’amuse des enfants réchauffés par l’excitation.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de La pure vérité de Jodi Picoult :
« Elle avait souvent fait ce rêve : sa petite sœur Hannah, flottant morte sous la glace. Or, cette nuit, pour la première fois dans le songe, Hannah se débattait. Ses yeux vitreux étaient grands ouverts, ses ongles grattaient, grattaient.. .
Elle se réveilla en sursaut. Ce n’était pas l’hiver, on était en été. Il n’y avait pas de neige entre ses doigts, seulement les draps fripés du lit. Pourtant, de l’autre côté, quelqu’un luttait pour sortir.
Le nœud se resserrait dans son ventre et elle se mordit les lèvres. Sans tenir compte de la douleur qui montait et refluait par vagues, elle se redressa. Sur la pointe des pieds, elle s’enfonça dans la nuit.
La lumière était restée allumée dans l’étable.
Un chat poussa un miaulement lorsqu’elle y pénétra en titubant. Ses jambes molles fléchirent, elle tomba à genoux sur la paille, sous le regard lunaire des vaches.
Elle fixa les Holstein dont les taches noires et blanches se brouillaient, se fondaient dans une brume couleur de cendre. Ses dents se plantèrent dans l’ourlet de sa chemise de nuit. Une contraction insoutenable ! Elle se revit avec Hannah passant dans un trou des barbelés, jouant des coudes et des genoux, puis jaillissant enfin, à l’air libre, de l’autre côté de la clôture.
La douleur s’en alla comme elle était venue.
Et là, sur la paille mouillée, poisseuse, un bébé remuait entre ses jambes. »
Extrait de La Pure Vérité Picoult, Jodi Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de l’équarrisseur de Nadine Matheson :
6 h 44, Greenwich Pier, à marée basse. Maxwell Perkins, qui promène sa chienne au bord du fleuve, ne s’attend pas à trouver des morceaux de cadavre. Évitant bouts de bois et pneus de voiture abandonnés, il marche sur une argile grise semée de galets humides et d’éclats de verre. Au moment où il délivre de sa laisse la chienne, Petra, le soleil se reflète sur un objet posé par terre. Perkins se penche pour s’en emparer avec précaution. Hier, il a trouvé une escarboucle médiévale et une pièce radiée romaine. Aujourd’hui, hélas !, ce ne sont que les maillons d’une chaîne de bonde arrachée à une baignoire. Il se redresse, déçu, et surprend alors sa chienne à renifler quelque chose au milieu de la boue. C’est la fin de l’été. La vague de chaleur n’est pas terminée et la température monte rapidement dès le petit matin. Le tee-shirt collé aux bourrelets de graisse de son ventre, Maxwell se remet en marche en essuyant la sueur qui perle sur son front. À 6 h 48, il rejoint sa chienne et voit ce qui a attiré son attention.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de Et nous danserons sous les flocons :
« Juin 2019 QUELLE IDIOTE ! J’étais persuadée que mon mari m’invitait au restaurant pour fêter notre anniversaire de mariage (certes, avec trois jours d’avance). Clairement, ce n’était pas une de mes intuitions les plus brillantes. Pourtant, tous les signes étaient réunis pour m’induire en erreur. À commencer par le fait que Philippe avait choisi notre restaurant préféré, un endroit avec un jardin chaleureux aux buissons semés de guirlandes colo- rées. L’intérieur aussi était charmant, avec ses bougies, ses nappes blanches et le piano dans un coin de la salle. L’ambiance parfaite. Aussi, avant même de choisir nos plats, je commandai deux coupes de champagne au serveur. — Seize ans de mariage, ça se fête ! gazouillai-je en jouant machinalement avec la bretelle de ma petite robe à fleurs. Philippe parut se troubler un instant, mais je mis cela sur le compte de l’émotion. Seize ans de mariage au compteur, ce n’était pas rien ! Évidemment, je me demandais quelle surprise pouvait bien m’avoir réservée mon époux pour l’occasion. Chacun son tour devait surprendre l’autre. »
Extrait de Et nous danserons sous les flocons Clarisse Sabard Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture passée. Je parle de Noël en Péril à Santa les deux sapins de Carène Ponte :
Comme je l’ai toujours dit, dans la vie, il y a deux catégories de gens : ceux qui vivent onze mois de l’année dans l’attente impatiente et fébrile du douzième, qui ont des cartons entiers de décorations classées par couleur et une playlist à thème unique dès le 5 novembre…… et ceux qui se contrefichent de Noël.
Avant de rencontrer David, j’appartenais à cette seconde catégorie et j’en étais fière. Noël n’était pour moi qu’une fête commerciale, des semaines de tempête que j’essayais de traverser tant bien que mal sans boire la tasse.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de Ivy Wild de Helen Harper :
« Au premier abord, le type n’avait pas l’air bien méchant. Plus grand que moi, mais maigrichon, avec une tête bizarrement bulbeuse et perchée sur un cou de poulet un peu pâlichon. Il était bien habillé, en costume-cravate. Depuis le temps, j’aurais dû savoir que l’habit ne fait pas le moine. J’en avais accueilli, dans mon taxi, des gens scandaleusement riches ; mais le plus aisé d’entre eux était habillé comme un vrai clochard. C’est peut-être pour ça qu’il avait un compte en banque aussi fourni : parce qu’il ne jetait pas son argent pour des choses futiles comme, euh, de la crème à raser et du shampoing, quoi. »
Extrait de Ivy Wilde – integrale 3T et 1 bonus Helen Harper Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de Le réseau Jane de Heather Marshall :
« C’est par une journée tout à fait ordinaire qu’un message véritablement extraordinaire fut délivré au mauvais destinataire.Les boîtes aux lettres étaient identiques, placées côte à côte, fabriquées dans le même métal léger et bon marché, désormais rouillé près des charnières. Elles étaient rivées au mur de briques brunes, à côté de la porte du magasin d’antiquités ; cette porte dont on entendait, chaque fois qu’un client entrait ou sortait, le carillon délicieux – ou exaspérant –, selon les goûts.
À gauche, la boîte de Thompson Antiquités & Livres Anciens arborait le chiffre 1 sous la forme d’un auto-collant doré à moitié arraché. À droite, un autocollant semblable attribuait le numéro 2 à la boîte de l’appartement situé au-dessus de la boutique. Il n’y avait réellement pas grande différence, mais cela fit toute la différence pour Nancy Mitchell, qui habitait au premier étage et qui ne sut jamais qu’on lui avait envoyé une lettre. »
Extrait de Le réseau Jane Heather Marshall Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de Mémoires de la forêt : La saison des adieux de Mickael Brun-Arnaud :
« La veille de l’entrée en maternelle d’Ernest Renard, les esprits avaient accroché au ciel des ribambelles d’étoiles en guise de présent. À l’heure où les jeunes Bellécorciens s’assoupissaient dans les troncs et les terriers, bâillant à s’en décrocher les mâchoires sous des couvertures râpeuses, le renardeau à la fourrure blonde attendait que sa maman, Anouchka, gravisse les escaliers de l’arbre-librairie pour le rejoindre dans sa chambre, bâtie sur l’une des plus hautes branches du vieux chêne. Ce n’était plus pour elle tâche facile. Au fil des dernières saisons, le ventre de la renarde s’était peu à peu arrondi, et les couloirs pleins de sève, éclairés de chandelles et décorés des portraits des illustres propriétaires, semblaient s’étirer sans fin. Mais voilà qu’Ernest entendait son pas ! Et bien qu’il fût désormais plus lourd et plus chaloupé, il l’aurait reconnu entre mille. Dans le silence d’une maison qui s’endort, ce pas délicat était comme la berceuse qui lui permettait de toujours s’endormir tranquille. »
Extrait de Mémoires de la forêt T4 : La saison des adieux Brun-Arnaud, Mickaël Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle deMon vrai nom est Elisabeth d’Adèle Yon :
Objet : Jean-Louis Important
Date: 4 janvier 2023 à 02:18:49 À : LA FILLE CADETTE
Quand tu liras ces mots, j’aurai fini mes jours après avoir basculé dans le vide depuis le balcon de l’appartement que j’ai loué au 7e étage.
Avant ce dernier geste, j’ai appelé police-secours pour les en avertir, ne leur communiquant que mon nom, l’emplacement de ma chute. J’ai laissé un mot dans l’appartement indiquant avoir informé mes proches de mes intentions et leur demandant de joindre la police.
Je vous envoie le même mail en espérant que l’un de vous trois consultera ses mails dans la matinée. Il faudra que le premier de vous trois à le lire prenne contact téléphonique avec les deux autres pour les informer de ce qu’il s’est passé et du mail que je leur ai adressé. Il faudra joindre le commissariat de police pour informations réciproques. (Ils n’auront que mon nom donné au téléphone et laissé sur la table de l’appartement.)
Mon état civil à communiquer aux fonctionnaires de police et autres: Jean-Louis
N., né le 2/5/1946 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) .
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle deDissidentes de Tosca Noury:
Si j’avais su ce qu’était devenu le monde dehors, je ne serais jamais parti.
Je n’aurais jamais quitté la maison de mon enfance, celle de mon grand-père, celle de tous mes souvenirs.
Je n’aurais pas erré pendant des heures sur les routes délabrées des vallées de la Char-treuse, je ne serais pas entré dans ce bar bondé qui sentait la sueur et la bière. Je n’aurais pas été arrêté par la milice.
Enfin, je ne serais pas en train de mourir de froid dans cet ancien parking aux relents d’égouts et ou stagne une odeur nauséabonde dont je ne préfère pas connaître la prove-nance. Mon compagnon d’infortune ne serait pas ce vieux boucher sénile mis aux fers après que les soldats ont trouvé dans son entrepôt des dizaines de carcasses destinées au marché noir. Le bougre ne passerait pas ses journées et ses nuits à me raconter en long, en large et en travers l’injustice dont il est victime, et à quel point, vraiment, il s’assurait juste d’avoir assez de réserves pour l’hiver.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle deLe gamin des ordures de Julie Ewa:
« SES TALONS fouettèrent les tiges de blé coupées alors qu’il bondissait dans le champ du vieux fermier du coin. Les chaumes chatouillèrent sa peau, ni trop mous, ni trop piquants, comme une caresse un peu rude sur la plante de ses pieds.
Le souffle haletant, Darius cavala sans se retourner, de peur de croiser un regard. Filer, courir, se faire la belle. La fuite était sa spécialité.
Surpris par le cri d’un corbeau survolant la plaine, il slaloma entre les bottes de paille soigneusement ficelées, dont l’odeur si familière imprégnait toute son enfance. »
Extrait de Le Gamin des ordures Julie Ewa Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle deUn duel avec le seigneur vampire d’Elise Kova:
– Épouse-moi, et je te donnerai des bébés vigoureux, bafouille l’homme d’une voix presque inintelligible. Je tressaille et repousse… Walt ? Waldor ? Je ne me souviens même plus de son nom. Bref, je repousse le bras du type d’un mouvement d’épaule agacé. Il recule, trébuche et rit, manquant de peu un groupe de femmes en train de danser dans la rue et de hurler à la lune. Elles ne portent que leurs chemises de nuit en soie. La lumière insolite de l’astre nocturne et des portes de la forge restées ouvertes illumine leur peau d’une lueur cuivrée et rouge.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de Acharnel de Rose Valder :
Ce jour-là, Lune Belfeuil en a dix entrelacées sur le crâne en une coiffure sophistiquée. Dix longues tresses rouge corail, symbole de son rang. En tant que Charnelle, elle en a deux sous ses tempes. Une troisième preuve de sa majorité glisse près de sa nuque. Six autres se croisent sur le sommet de sa tête et rejoignent un chignon bas, témoin de ses six années d’études.
La dixième et dernière se cache quelque part dans cette soyeuse masse rougeoyante, récompense reçue en tant que major de sa promotion.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture passée. Je parle de La doublure de Mélissa Da Costa :
« La première fois que j’ai entendu parler de Clara Manan alias Calypso Montant, c’était en septembre 2018. Jean venait de repartir en mission. Cinq ans que nous nous connaissions et autant de séparations et de retrouvailles. Il était marin timonier. Jean avait tenté de m’expliquer son métier, les paquebots de commerce, son rôle d’adjoint de l’officier, chef de quart pour la navigation, les relevés météo, les transmissions radio, les documents de navigation… Je n’ai jamais vraiment retenu grand-chose. Seulement l’essentiel : il n’était heureux qu’en mer. Alors j’ai supporté ses absences. Chaque année, à la mi-septembre, c’était pour nous l’heure des adieux dans les ruelles du quartier du Vieux-Port à Marseille, je l’accompagnais jusqu’au taxi qui l’emmenait au port de commerce. Nos reflets sinistres dans les vitrines sales. Ma fine silhouette un peu voûtée, mes longs cheveux bruns et mon teint plus livide que d’habitude, et Jean pressé, juste pressé. Il marchait toujours quelques pas devant moi, les mains dans les poches, la tête rentrée dans les épaules. Il portait son éternel manteau rapiécé, ni tout à fait noir ni tout à fait kaki. Un manteau usé par le temps et l’air iodé mais dont il ne pouvait se séparer.»
Extrait de La Doublure Melissa Da Costa Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture passée. Je parle de L’effet coquelicot ou Aux amitiés fabuleuses de Léa Volène :
« Madeline tire les rideaux dans un soupir exaspéré. Le verdict est sans appel, cette chambre n’est pas à la hauteur. Une ride horizontale, trait rageur et intransigeant, casse l’harmonie de son front. Payer si cher une vue sur les immeubles ! D’une légère pression, elle masse ses tempes. La migraine menace. La luminosité de cette belle journée n’a pas dit son dernier mot pour autant. Une fissure dorée se faufile dans la chambre. Elle coule sur le mur, glisse sur le sol gris pâle, remonte le long des jambes de Madeline et enlace ce ventre rebondi qui rompt sa silhouette habituelle. L’effet bénéfique des rayons sur sa peau est immédiat. Ses yeux se ferment, son front se détend, ses expirations s’allongent. Aucun paysage ne gâchera cette journée où sa fille unique verra le jour. La bienséance voudrait que Madeline la place en deuxième position dans la famille recomposée qu’elle forme avec son mari et sa belle-fille. Mais le second plan n’est pas une option pour Madeline. »
Extrait de Aux amitiés fabuleuses Léa Volène Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
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Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de La sage femme d’Auschwitz d’Anna Stuart :
« L’horloge de la cathédrale Saint-Stanislas sonnait les douze coups de midi quand Ester Abrams s’assit avec soulagement sur ses marches. Elle offrit son visage au doux soleil d’automne, mais la pierre était froide sous ses jambes. Elle songea un instant à retirer son manteau pour s’en faire un coussin, seulement, il était neuf et d’une couleur bleu pâle – qui faisait ressortir celle de ses yeux, d’après sa sœur cadette –, et elle ne voulait pas prendre le risque de l’abîmer. Ester rougit en y pensant. Cet achat avait été une folie, mais Filip était toujours tellement bien habillé. Sans extravagance – un apprenti tailleur n’était guère plus fortuné qu’une infirmière en formation –, mais toujours avec goût et soin. C’était l’une des premières choses qui avaient frappé Ester, ce jour d’avril, quand il s’était assis à l’autre bout des marches et qu’elle avait brusquement senti la sève monter dans tout son corps, comme les bourgeons devenus fleurs dans le cerisier d’à côté. Elle avait tout de suite baissé les yeux, naturellement, et avait grignoté lentement ses petits roulés aux champignons et au chou fermenté – la spécialité de sa mère – sans en sentir le goût. »
Extrait de La sage-femme d’Auschwitz Anna Stuart Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
J’ai modifié le rendez-vous premier paragraphe. Et je me suis rendue compte que ma nouvelle version est très similaire à celle du rendez-vous premières lignes créées parMa lecturothèque d’où le changement de nom. Ce sera le dernier rendez vous premières lignes de 2024.
LE PRINCIPE : CHAQUE SEMAINE, JE PRENDS UN LIVRE ET JE VOUS EN CITE LES PREMIÈRES LIGNES DU RÉCIT.
Je partage avec vous les premières lignes de ma lecture en cours. Je parle de L’inventaire des rêves de Chimamanda Ngozi Adichie :
« J’ai toujours rêvé d’être connue, telle que je suis vraiment, par un autre être humain. Parfois nous vivons durant des années avec des désirs intenses que nous ne pouvons nommer. Jusqu’au jour où une fissure apparaît dans le ciel, s’élargit et nous révèle à nous-mêmes, comme le fit la pandémie, car ce fut pendant le confinement que j’entrepris de passer ma vie au crible et de nommer des choses restées longtemps innommées. Au début, je me jurai de profiter autant que possible de cette séquestration collective : puisque je n’avais d’autre choix que de rester enfermée chez moi, j’appliquerais au quotidien de l’huile sur mes tempes dégarnies, je boirais huit grands verres d’eau par jour, me servirais du tapis de course, ferais de longues nuits voluptueuses et me tamponnerais la peau avec de riches sérums. »
Extrait de L’inventaire des rêves Chimamanda Ngozi Adichie Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.