Cher(e) loulou,
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Mon avis
Je n’ai pas lu les précédents tomes, mais clairement cela ne m’a pas gênée. La relation entre les différents personnages est bien présentée. Je n’étais pas perdue.
C’est un roman policier, un condensé contre les riches de ce monde. Des gens pas tout à fait blancs, des personnes qui se font de l’argent sur le dos de personnes honnêtes et qui ont de grandes difficultés à boucler les fins de mois. Ils sont tellement désagréables, imbus d’eux-mêmes, ils se croient aussi au-dessus des lois. Bref, des personnages assez détestables, mais méritent-ils de finir congelés, brûlés vifs, sans procès…
Il y a un monde entre les deux… J’ai aimé ce livre. Colomba Caselli et Dante Torre m’ont plu, les paysages italiens m’ont séduite, un mélange de bras cassés, d’âmes fissurées, de rues de Rome… tout ce que j’aime, le sujet ne m’a pas transportée. Oui, désolée, c’est un auteur italien, mais on se venge des riches, on les attaque, ils sont pleins de travers : alcool, drogue, bling-bling, superficialité… Je ne sais pas toi, mais ça m’ennuie. C’est un milieu qui fait les gorges chaudes, un milieu qui donne envie d’être complotiste… un milieu qu’on envie. Qui ne souhaiterait pas être riche ?
Mais un milieu qui en ce moment me lasse… Quand les enquêteurs sont du peuple, on s’attend à moins de bling-bling, mais il y a un côté Castle avec l’inspectrice Kate qui côtoie la haute société, et qui se voit offrir de belles robes pour s’intégrer dans la belle société. Sauf qu’il manque l’autodérision et l’ironie de Castle et Kate !
Critiquer l’aristocratie tout en bénéficiant de l’argent des riches clients ! Comment dire ? c’est toute l’ambiguïté de l’être humain.
Colomba est une enquêteuse de premier ordre, elle coopère avec les services secrets et se fait embaucher par un riche, Glenn Martinez, pour enquêter sur la mort suspecte de son frère, Jesus Martinez. Les enquêteurs ont conclu à un accident, le frère n’y croit pas, mais les investisseurs ne voient pas d’un bon œil cette enquête.
Colomba est accompagnée d’un influenceur et d’un criminologue très doué, Dante. Celui-ci a une tonne de casseroles au pied. Comme Colomba, il souffre de stress post-traumatique. Leur duo fonctionne bien et rattrape un peu le sujet inintéressant.
J’ai eu tellement l’impression d’un vu et revu que je ne suis jamais entrée totalement dedans. Je n’avais pas forcément envie d’y retourner. Je me dis que ce n’est pas forcément le moment pour moi d’écouter des thrillers, ou alors plus terre-à-terre, car les milieux riches ont des problèmes superficiels qui ne me parlent pas. Cela en fait rêver certains. Moi pas ! Je préfère les problèmes des gens communs.
Marie-Eve Dufresne a une voix de narratrice de talent, mais il m’a manqué du rythme, de la nuance dans la voix. Le récit, déjà un peu plat à cause du sujet et de la tranche de société étudiée, n’a pas été relevé par un ton ironique ou même critique. C’est dommage.
En résumé :
Il y a parfois des livres qui interviennent au bon moment, d’autres font plouf. C’est plutôt la deuxième option, j’ai aimé les enquêteurs, mais le milieu social où ils évoluent, le crime, non. Je n’ai ressenti aucune urgence.
Note
Synopsis

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Temps de lecture
Bonne lecture !
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