Hello les loulous,
Ce voyage, c’est de la bonne bouffe, de belles rencontres et une culture dépaysante, accueillante et ouverte.

Ce matin à l’hôtel, c’était buffet. Rien de nouveau sous le soleil : encore des fruits. Comme c’était un self-service, tout était un peu moins frais. Finalement, je préfère attendre ma commande plutôt que de manger au buffet.

Le soleil était déjà bien haut et le staff toujours aux petits soins.
Lire la suite : Carnet de Voyage J19 Au revoir l’indonésie !
Le trajet jusqu’à l’aéroport de Lombok s’est fait dans le silence. J’en ai profité pour m’imprégner une dernière fois des petits détails qui font le charme de l’Indonésie : les familles à trois, voire quatre, sur un scooter, avec ou sans casque ; les déménagements improbables où l’on transporte une échelle de deux mètres sur un deux-roues ; les sourires, les embouteillages et tous ces petits boui-bouis au bord des routes.
Ce ne sont que de petites choses, mais ce sont elles qui vont me manquer.
Le vol a eu du retard et les bagages se sont fait attendre près d’une heure. Autant dire que les huit heures d’escale prévues à Jakarta avant mon vol pour Pékin s’annonçaient interminables.
Prenons notre mal en patience.
À peine sortie de l’avion pour rejoindre le terminal international, je me fais alpaguer :
— Taxi ! Taxi !
— Non merci, je vais au terminal des vols internationaux.
La dame m’indique le train et ajoute :
« Tu as 45 minutes d’attente, j’espère que tu n’es pas pressée. »
J’avais sept heures devant moi, donc ce n’était pas vraiment un problème.
Sauf qu’elle m’a raconté n’importe quoi.
Le train passe toutes les dix minutes et met… trois minutes pour rejoindre le terminal.
Alors petit conseil : méfie-toi des taxis autour de l’aéroport. Tous les moyens sont bons pour essayer de récupérer un client.
Une galère à laquelle, je ne m’attendais pas !
Autre petit problème : j’avais mes règles.
Je ne pensais pas qu’il serait aussi compliqué de trouver des protections hygiéniques dans un grand aéroport comme Jakarta.
D’ailleurs, savais-tu que les tampons sont très peu utilisés dans une grande partie de l’Asie ? Les raisons sont souvent culturelles ou religieuses : certaines croyances les associent à une atteinte de la virginité ou à un déséquilibre du corps.
Autant dire que cela ne m’arrangeait pas du tout.
J’ai fait le tour de l’aéroport : rien.
Aucune pharmacie, aucun supermarché. Seulement des restaurants.
En cherchant sur Internet, j’ai finalement découvert que les pharmacies se trouvaient… après les contrôles de sécurité.
Petit souci : le check-in n’était pas encore ouvert.
J’ai donc attendu en espérant simplement que tout se passe bien.
Alors un conseil, surtout si tu es une femme : pense toujours à emporter suffisamment de protections hygiéniques. En Asie, ce n’est pas toujours simple d’en trouver, surtout dans les endroits où l’on s’y attend le plus.
L’organisation de l’aéroport m’a d’ailleurs étonnée. J’ai aperçu plusieurs petits commerces du côté des arrivées, mais impossible de comprendre comment y accéder depuis la zone des départs.
Dernier repas indonésien
Je suis allée déjeuner chez Putu Made.

Au menu : tempeh goreng et une soupe Rawon. Comme souvent en Indonésie, le bouillon était excellent. Ils sont vraiment très forts pour ça. Tempeh goreng sont comme des chips épaisses et tendres. Elles sont à tremper dans des sauces pimentées et relevées.
En revanche, les prix de l’aéroport sont sans comparaison avec ceux pratiqués en ville.
J’en ai eu pour une douzaine d’euros alors qu’un repas équivalent coûte plutôt trois ou quatre euros ailleurs.
Même constat pour tous les produits.
En France, les prix dans les aéroports sont souvent 30 ou 40 % plus élevés. Là, on est plutôt sur le double, voire le triple. Une fois le check-in effectué, direction la pharmacie. Là encore, les protections hygiéniques coûtaient presque deux fois plus cher qu’en ville.
Et c’est probablement la première fois du voyage que je suis tombée sur un accueil aussi froid : pas un bonjour, pas un au revoir.
Petit détail qui m’a fait sourire (jaune) : les serviettes hygiéniques étaient parfumées.
Au secours…
Ma peau sensible n’était pas franchement ravie.
Je me suis ensuite installée au Café Délice pour patienter.
Là aussi, les prix se rapprochent de ceux de la France… auxquels il faut encore ajouter 21 % de taxes. En revanche, le croissant était franchement bon, même s’il était servi avec du beurre. Je n’ai toujours pas compris pourquoi.

Mes conseils si tu voyages en Indonésie
Maintenant que le voyage touche à sa fin, voici les conseils que j’aurais aimé avoir avant de partir.
- Garde toujours au minimum 300 000 IDR en liquide. Les distributeurs ne sont pas partout et certains peuvent être trafiqués. Personnellement, je regardais toujours les avis Google avant d’en utiliser un. À Munduk, le distributeur le plus proche était à plus de six kilomètres de mon hôtel.
- Emporte une pochette étanche pour ton téléphone. Si tu voyages seul et que tu fais du snorkeling, c’est vraiment pratique. Je n’ai jamais subi de vol pendant mon séjour, mais mieux vaut prévenir.
- Pour un séjour de plus de deux semaines, prévois environ 20 Go de données mobiles. En France, je consomme environ 4 Go par mois. En Indonésie, 8 Go ne m’ont tenu qu’une semaine et demie. L’application Ubigi est très pratique pour gérer son forfait.
- Dans ta trousse à pharmacie, pense à emporter : antidouleurs, pansements, crème à l’urée contre les frottements et les ampoules, antihistaminiques, répulsif anti-moustiques, crème solaire et traitement contre la diarrhée.
- Si tu es une femme, prends suffisamment de protections hygiéniques.
- Pense également à une petite pochette isotherme pour tes médicaments. La chaleur a fait fondre mes capsules d’ibuprofène dans mon sac.
- Installe Bluebird ou Gojek pour les déplacements. Si tu ne possèdes pas de compte bancaire asiatique, il est préférable d’avoir toujours du liquide sur toi.
- Les eaux minérales ne sont pas toujours très riches en minéraux. Pense à bien t’hydrater.
- Emporte des chaussures ou chaussons d’eau pour protéger tes pieds du corail, notamment sur les îles Gili.
- Une carte bancaire comme Revolut ou Trade Republic te permettra d’éviter une bonne partie des frais bancaires. Personnellement, j’avais les deux. Lors de mon escale en Chine, seule Revolut a fonctionné.
Ce qui m’a un peu surprise
Les taxes dans les restaurants varient entre 16 et 21 %, pareil pour les hôtels.

À cela peut parfois s’ajouter un supplément de 3 % si tu règles par carte bancaire.
Si tu prends un chauffeur privé, vérifie toujours les prix des activités proposées et n’hésite pas à négocier.
Je ne suis pas habituée à cet exercice et je me suis rendu compte que certains tarifs pouvaient être proposés au double du prix réel.
Comme il s’agissait de mon chauffeur, je pensais pouvoir lui faire entièrement confiance.
Une phrase m’a également un peu agacée :
« Tu ne fais qu’une activité dans la journée ? Ce n’est pas beaucoup. »
Eh bien non.
Je ne suis pas une usine à billets.
Et surtout, j’aime aussi prendre mon temps, flâner dans les villes, observer les gens, boire un café ou simplement profiter d’une plage.
Tout le monde n’a pas envie de faire du rafting ou une excursion toutes les deux heures.
Avec le recul, je replace tout cela dans son contexte.
L’Indonésie connaît une baisse importante du tourisme et beaucoup d’habitants s’inquiètent pour leur avenir.
À Bali notamment, une grande partie de l’économie repose sur le tourisme.
Quand les visiteurs se font plus rares, les conséquences sont importantes.
Voyager seule quand on est une femme
Si tu voyages seule et que tu es une femme, prépare-toi à entendre souvent :
« Sendiri ? » (« Toute seule ? »)
Ou encore :
« Pourquoi seule ? »
À la longue, cela peut devenir un peu lassant.
Mais je n’ai jamais senti de mauvaise intention.
C’est avant tout de la curiosité.
Il faut aussi remettre cela dans son contexte.
En Indonésie, les rôles traditionnels restent encore très présents dans de nombreuses régions.
Pour beaucoup, une femme voyage rarement seule, surtout lorsqu’elle est jeune.
Évidemment, dans les grandes villes, les mentalités évoluent rapidement et les femmes disposent de bien plus de liberté.
C’est simplement une différence culturelle qu’il faut garder en tête.
Quelques mots d’indonésien utiles
- Selamat pagi : Bonjour
- Selamat sore : Bon après-midi
- Selamat malam : Bonsoir / Bonne nuit
- Apa kabar ? : Comment vas-tu ?
- Baik-baik : Bien
- Makan : Manger
- Saya haus : J’ai soif
- Berapa harganya ? : Combien ça coûte ?
- Bayar : Payer
- Saya tidak mengerti : Je ne comprends pas
- Pelan-pelan : Doucement
- Tidak : Non / Ne… pas
- Ya : Oui
- Terima kasih : Merci
- Sama-sama : De rien
L’indonésien est une langue étonnamment simple à apprendre : pas de conjugaison et très peu de grammaire.
Les chiffres :
Satu, dua, tiga, empat, lima, enam, tujuh, delapan, sembilan, sepuluh.
Ils se prononcent quasiment comme ils s’écrivent. Seules petites particularités : le u se prononce ou et le r est roulé.
Voilà, je vais te laisser là-dessus.
J’ai adoré ce voyage.
Je repars avec des centaines de photos, des souvenirs plein la tête et l’envie de revenir un jour.
Si tu veux prolonger le voyage en musique, je te conseille aussi d’écouter quelques artistes indonésiens. C’est une belle façon de rester encore un peu là-bas.
Belle journée à toi !
Et si tu cherches des contacts de chauffeurs ou d’excursions sur place, j’ai quelques bonnes adresses que je partagerai avec plaisir… mais par mail !




