Mon avis :

Si je me suis lancée dans cette lecture, c’est en partie à cause de la couverture. Elle me plaisait beaucoup, elle oscillait entre magnifique, concret et abstrait. Cependant, après avoir refermé la bande dessinée, je ne la trouve pas appropriée. Elle est même mensongère, car Jonathan Case nous offre un monde concret, scientifique avec une course contre la montre et vers l’espoir d’un avenir meilleur. De plus, elle est plus fine et élaborée que les dessins old school à l’intérieur de la bande dessinée. 

Cette bande dessinée est un petit pavé de plus de 250 pages. J’ai mis beaucoup de temps à le finir. C’est une belle histoire, une science-fiction post-apocalyptique travaillée variant les modes de rédaction entre journal et planche de bande dessinée. C’est assez perturbant de passer de l’un à l’autre. Le journal a tendance à couper le rythme. Pourtant c’est également l’occasion de découvrir les pensées, les doutes et les espoirs de notre protagoniste, Elvie. Ce journal est autant un journal intime qu’un carnet de cours et un moyen d’interpeller la(e) lectrice (eur). À travers lui, on en apprend plus sur les fameux monarques, la maladie qui a pratiquement tout décimé sur son passage. Elvie accompagnée de Flora avance sur la route, elles suivent la migration des monarques. Les monarques sont l’ingrédient secret de leur médicament. 

Effectivement, si elles ne prenaient pas leurs petits comprimés, elles ne pourraient supporter les rayons du soleil devenu mortel. Une personne touchée par ses rayons se porte bien dans les premières heures puis les effets de la maladie commencent à apparaître. Après des heures de souffrance, la personne meurt. 

Depuis les humains vivent enfouis sous la terre, et ne sortent que la nuit. Comment ont-elles découvert le médicament ? Flora cherche également un vaccin. Réussira-t-elle à synthétiser le vaccin ? Si elles ont le vaccin, elles pourront rejoindre les parents d’Elvie au Mexique ? Cependant, leur stock de médicaments est faible, en auront-elles assez ? Pour un comprimé, il faut beaucoup de monarques. 

Je me suis beaucoup accrochée à Elvie. Elvie est une petite fille mature, intelligente qui fait face aux événements avec courage. Elle est active et ne se laisse pas submerger par l’adversité. Elle vient contrebalancer le côté bourru et froid de Flora. Flora est un rat de laboratoire, une scientifique asociale et méfiante par nature. C’est dommage que l’on ait toujours les mêmes portraits quand on parle de femmes scientifiques, malgré tout, ses traits de caractère s’expliquent par son passé et ses espoirs trop souvent déçus. J’ai eu très envie de la voir réussir. J’avais envie de l’encourager. 

Un conseil de lecture et une petite mise en garde !

  Je ne pense pas qu’il plaira à un public jeune. Il risque de décrocher, car le journal d’Elvie est touffu même si les caractères sont assez gros. Il conviendrait mieux à un public adolescent ou jeune adulte, d’autant que c’est assez dense. L’histoire repose sur des concepts élaborés et expliqués avec pédagogie. 

 En résumé, le journal peut parfois être dense, les planches de bande dessinée permettent de l’aérer et puis Elvie ajoute des touches d’humour fort plaisantes. Ça s’allie à merveille. Cette bande dessinée possède une trame vraiment solide, travaillée et développée. Et si l’on pouvait faire un vaccin à partir de poussière de papillon ?

Note : 7.5 sur 10.

Lu dans le cadre #pumpkinautumnchallenge dans le menu #automnedeletrange sous catégorie #soisventrevecendresetneant.

Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)