Mon avis
Carl Mork est un bon flic, humainement c’est une autre affaire. Ça lui a valu une balle passée à quelques centimètres de la colonne, mais son coéquipier n’a pas eu cette chance. Il est mort ? Non, juste paralysé d’un bras et de tout le bas du corps. Pour une erreur d’évaluation du danger de Carl et surtout, toute une moquerie concernant un petit bleu sur une scène de crime. Pas approprié… Boum, le karma a eu une vengeance bien à lui. Le petit bleu est mort, donc le karma a comme qui dirait manqué de précision.
Carl reprend le travail avec suivi psychologique à l’appui. Ses collègues le moquent et s’occupent de son affaire par-dessus la jambe. Lui n’a pas le droit d’y jeter un œil. D’ailleurs, si l’on pouvait lui refourguer le sous-sol pour moins le voir. Oui, il s’est fait tirer dessus, mais à cause de lui, un est mort et l’autre est à l’hôpital. Bref, ne pas le voir semble une solution. Moira lui refile des bureaux loin des yeux indiscrets. Ce bureau est littéralement décrépit, moche et juste insalubre.
Avant toute enquête, il lui faut une remise à neuf ou plutôt un bon coup de nettoyage, car Karl ne fait pas dans les miracles.
Cette série est morose, humour british, ironique. Personnellement, c’est un style qui marche bien sur moi. Les personnages torturés sont mon pain quotidien.
Carl a une tête de déterré et Akram n’est pas bien mieux. L’un est un inspecteur de la police britannique imbu de lui-même et l’autre est un ancien policier syrien, exilé en Angleterre. L’un a failli perdre son coéquipier, l’autre a perdu sa patrie. La force des choses les a réunis. Rose a aidé au recrutement d’Akram. Celle-ci se cantonne aux travaux de bureau. Moira n’est pas prête à lui donner une autre chance. Pourquoi ? Qu’a-t-elle fait de si répréhensible ? En tout cas, elle semble prête à miser sur le nouveau bureau d’enquête de Mork, pas pour Mork, mais plus pour Akram, ou serait-ce pour son ancien mentor et ami, James Hardy, l’ex-coéquipier de Mork.
Rose est un personnage féminin, mis à mal. Elle a peur. Peur de prendre des décisions. Peur de se lancer. Incertaine. Pourtant, elle plonge dans ce bureau underground. Loin des yeux, loin du cœur. Elle croit en ce tremplin ou plutôt nouveau départ. A-t-elle raison ?
Carl décide de rouvrir un cas désespéré, une disparue, une procureure de la République. Après 4 ans de disparition, ce cas est presque mort et enterré dans tous les sens du terme. Pourquoi ? L’instinct ? Et si Meredith Linghard était encore vivante ? Le seul témoin est son frère. Celui-ci est non communicant et enfermé dans un institut depuis la disparition de sa sœur. Pour un cold case, il s’annonce tendu.
Elle remue du noir, du désespoir et des blessures mentales. La violence mentale subie peut-elle tout justifier ou tout expliquer ?
En résumé :
J’ai adoré cette série. Les ingrédients m’ont énormément plu, même si l’ambiance peut être pesante, dépressive ; une enquête pour disparition ne peut être drôle. Cependant, on peut compter sur des personnages comme Rose ou encore le coloc de Mork ou son beau-fils. Ce sont les éléments perturbateurs, explosifs… le plus dans la balance. Le crime à l’anglaise me plaît même si on a un peu de grosso modo américain avec sa violence abusive et sans doigté aristo. Bref, un beau mélange et une enquête méticuleuse. J’ai hâte de me lancer dans la prochaine saison.
Je salue le jeu de :
Matthew Goode, Alexej Manvelov et Leah Byrne.
Notation
Synopsis

Résumé en image



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