Mon avis
On change des autres saisons, d’abord par le cadre. Arabesque ne se déroule plus uniquement à Cabot Cove ou en voyage : Jessica navigue désormais entre Cabot Cove et New York City. La série oscille entre le cosy mystery et quelque chose de plus clinquant. Désolée, le jeu de mots est mauvais, j’en conviens, mais c’est vraiment mon ressenti.
C’est aussi l’occasion pour notre autrice de renom d’atteindre une nouvelle étape dans sa reconnaissance. Jessica Fletcher se voit offrir un poste d’enseignante dans une université new-yorkaise. Cela permet de la sortir du monde de l’édition et de la voir accompagner la jeune génération. Cela remplace aussi les épisodes avec ses neveux et nièces, que l’on ne voit plus beaucoup. Elle reste profondément maternelle, mais avec un aspect plus éducatif. Elle croit en ses élèves et entretient avec eux une relation privilégiée. Quand je regarde cette série, même en sachant que c’est de la fiction, j’envie les personnages que Jessica prend sous son aile.
Les deux épisodes marquants de cette saison sont :
- La Maison maudite : c’est l’occasion d’adapter un roman de Jessica Fletcher sur grand écran. Elle se retrouve sur le plateau des Universal Studios. Pourquoi cet épisode en particulier ? Jessica a déjà côtoyé les studios de cinéma dans les saisons précédentes ! Oui, mais ici, sur le plateau, se trouve la maison de Psychose, le célèbre film d’Alfred Hitchcock. As-tu déjà eu l’occasion de le voir ? Personnellement, oui, et dans cet épisode, cette maison semble presque maudite, avec une aura très étrange. C’est un prétexte malin pour rendre hommage à ce chef-d’œuvre. Sans ces petits détails, l’épisode aurait ressemblé à un simple remake de situations déjà vues dans les saisons précédentes. Un joli coup de génie et un beau clin d’œil.
- Meurtres programmés : un épisode intéressant qui confronte la médecine nouvelle génération, assistée par les technologies, à celle de l’ancienne école, fondée sur la connaissance du patient. Les deux approches sont critiquées : l’une peine à évoluer avec son temps, l’autre oublie parfois l’humain au profit des résultats. Une invitation à trouver un juste milieu.
D’ailleurs, te rappelles-tu que Jessica a toujours refusé les ordinateurs pour écrire ? Cette saison est placée sous le signe de l’adaptation. Elle passe de la machine à écrire à l’ordinateur. Elle évolue avec son époque, même si elle laisse souvent le beau rôle à la jeune génération. Les bugs informatiques et le software, très peu pour elle. Écrire sur ordinateur est déjà une petite révolution. C’est aussi un message précieux : on peut apprendre à tout âge.
C’est également sympa de voir Marcia Cross, future star de Desperate Housewives, encore jeune et à ses débuts.
En bref
Encore une excellente saison, un vrai bon moment. C’est une série que j’aime mettre en fond sonore. Elle reste étonnamment moderne dans sa représentation des femmes. Jessica est une femme qui aime sa solitude, nourrit ses amitiés et mène une vie pleinement épanouie. Une belle manière de vieillir. Voilà une femme qui aime sa solitude, et nourrit ses amitiés, une belle vie en somme.
Notation
Synopsis

Résumé en image



