Mon avis
Clairement, au vu des précédents, je l’ai regardé sans attente et j’ai bien fait. Le film ne casse pas trois pattes à un canard. Enola est sur le point de se marier. Elle est assaillie de doutes. Est-elle prête à renoncer à son nom, mais aussi à sa liberté et à ses aventures ? Des questions qui, sans nul doute, valent le coup d’être posées.
Le style narratif est toujours original. Enola Holmes est la narratrice. Les spectateurs arrivent en plein milieu d’une scène. Il n’y a ni l’avant ni l’après. L’histoire commence avec Enola en face d’un miroir en robe de mariée. Elle est seule face à elle-même. Sa mère n’a pas pu venir et son frère est loin d’être un soutien.
Ce dernier point, Enola nous l’explique à force de flashbacks. Elle en profite pour interroger le spectateur à travers des petites phrases qui interpellent. Enola retourne en arrière pour plus de transparence, mais aussi dans une volonté d’immerger le spectateur dans son histoire. Ça marche, mais ça sonne réchauffé. Le schéma est le même que celui des 2 films précédents, sans vraie modification ni surprise.
Ici, l’intrigue se passe à Malte, colonie britannique à l’époque. Celle-ci est en mal d’indépendance. Pourquoi Malte ? Car c’est là que le mariage d’Enola aura lieu.
Les décors sont somptueux. Je parle de la ville. J’avais bien envie d’aller à Malte : La Valette mais aussi ses criques. Ça a l’air magnifique. 😍
Je crie au colonialisme !
Bizarrement, les colons ont tort, mais la némésis est une femme noire de surcroît. Elle se bat pour la liberté et perd. Comment le message peut-il arriver à bon port ? Si Enola est une femme, une némésis femme va de soi, mais la choisir noire, vengeresse, prête à toutes les bassesses et bandit de grand chemin… Cela enlève une partie du message.
La fin est souvent la même. Enola prend le dessus, le peuple britannique par extension. Heureusement, c’est une bonne blanche idéaliste. Elle a la belle part du colonialisme. Elle est anti et pourtant face à la vraie victime, elle prend le dessus. Le discours anticolonialiste perd en puissance. Cependant, voilà, je n’ai pas apprécié le choix des antagonistes, bizarrement les minorités sont encore souvent représentées comme inférieures en intelligence. Heureusement, côté force, elle est aussi brutale et athlétique qu’Enola, mais encore une fois la force brute.
Peut-être que le film n’est pas pensé en ce sens, mais ça m’a sauté aux yeux.
En résumé
C’est mon dernier Enola Holmes que je regarde, c’est sympa, mais sans plus et il y a tellement de beaux films à voir et à déguster. Celui-ci est une perte de temps.
Synopsis Enola Holmes

Tome précédent
Mon avis en image


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oui et surtout pas lire entre les lignes…
Vu ce week-end, effectivement il ne faut pas s’attendre à plus que du divertissement…
J’ai pris toujours autant de plaisir avec cet opus, c’est divertissant et ça me suffit 😃
Même question. Je n’ai pas lu la BD. Le deuxième ne m’a pas laissé une impression fameuse. Je ne sais si je m’étais posée cette question ou si ça m’avait autant choqué.
Le choix de Moriarty m’avait déjà questionné dans le 2e film, mais je pense que c’est le même problème ici, à cause de cet antagoniste.
Je pense que je le regarderai quand je pourrais, mais sans en attendre grand chose. Je me demande toutefois si la version télévisée est proche ou non de la BD et des romans du même nom.