Mon avis
Mon père aime beaucoup l’actrice qui joue la protagoniste : Jodie Foster. Cependant, si le thriller commence bien, la suite devient vite tirée par les cheveux, et la fin encore davantage. Erica Bain et son compagnon, David Kirmani, sont victimes d’un gang de rue. Ils font office de punching-ball pour quelques dollars. Erica se réveille d’un long coma et apprend, à son réveil, que son fiancé est décédé. Il a déjà été enterré. Ce réveil est une véritable torture.
La police n’a pas avancé sur l’enquête. Erica Bain est paralysée par la peur et la vengeance. Cependant, la peur prend le dessus sur tout : elle a besoin d’une arme pour se défendre. À l’armurerie, on la lui refuse sans permis de port d’arme, mais à New York, se procurer un flingue n’est pas si compliqué. Une fois armée, sa confiance remonte d’un cran. Néanmoins, la rage reste toujours présente.
Tout commence dans une supérette : un homme attaque une femme avec un pistolet, et Erica, armée, intervient mais tire aussi la balle de trop. Une vengeance sur la mauvaise cible… C’est le début de l’escalade.
Cependant, s’il y a bien une chose qui m’a gênée, c’est cette montée de violence gratuite, comme si elle résolvait tout. Attention, il y a un message féministe derrière tout cela, mais il se perd dans ce déchaînement de violence. Il y a un côté tout noir ou tout blanc : les hommes sont ici des rebuts de la société, des porcs, des agresseurs ou des incapables, et les femmes, des victimes en quête de justice. Le juste milieu est peu présent. Bref, il manque de nuance.
Le port d’armes est un vrai problème aux États-Unis, et le film est clairement engagé sur ce sujet. Quelqu’un comme Erica aurait nécessité un meilleur suivi psychologique, et elle n’aurait pas dû être en mesure de se procurer une arme.
Je l’ai vu en VO, et la froideur de la voix d’Erica Bain est déconcertante, voire dérangeante. Elle se prête bien à une chronique radio, mais beaucoup moins à un personnage à fleur de peau, en pleine descente aux enfers.
En résumé
Le film souffre d’un défaut de rythme, d’un excès de violence et surtout d’un univers trop tranché, trop manichéen. Le message perd en puissance. C’est dommage.
Notation
Synopsis

Résumé en image





Dommage que le message féministe soit noyée dans l’accumulation de violence.