Fragment en guise d’apéro : « — À danser nue sur un podium pour exciter des hommes ? C’est ça que tu voulais savoir, Zack ?— Oui…Elle devient tout à …

Fragment en guise d’apéro : « — À danser nue sur un podium pour exciter des hommes ? C’est ça que tu voulais savoir, Zack ?— Oui…Elle devient tout à …
En guise d’avant-goût : Bien que Leo Maimon et Nymphea Shalev n’aient rien su l’un de l’autre, ils poussèrent tous les deux en même temps …
Un extrait pour vous donner un avant-goût : Elle guida la poussette vers le coin où son amie s’était installée. Celle-ci savourait un cappuccino, un …
À ma plus grande surprise, j’ai bien aimé ce livre.
Un scénario intrigant et terrifiant
C’est une histoire sombre, ne serait-ce que par les sujets abordés : l’alcoolisme, la dépendance, l’addiction, les facteurs sociaux de l’alcoolisme (les réactions de l’entourage, l’isolement)… Cela ne me fait pas beaucoup sortir de mes cours de pharmacie, dit donc !
Malheureusement, tout ça est encore d’actualité, je le vois souvent à la fac où le but dans une soirée est de finir en PLS (Position latérale de sécurité) et c’est une fac de santé. Mais où va le monde ! Fin du petit coup de gueule.
Autre sujet abordé : le voyeurisme. On est une société qui a un côté très voyeur et malsain à cause des médias. Les fans qui se renseignent sur leur célébrité préférée, est-ce une forme de voyeurisme ? Heureusement, nous n’avons pas encore atteint le niveau de Rachel, notre protagoniste. L’auteure pousse donc cet aspect voyeur un peu à l’extrême, je pense pour faire réagir son lecteur.
Les paroles de cette chanson me font un peu penser à Rachel.
Rachel, parlons-en !
Rachel est donc depuis 2 ans seule, divorcée, sans emploi et alcoolique. Elle vit en collocation et sa colocataire n’est pas au courant qu’elle a perdu son travail. Tous les matins 8 h, elle prend le train pour se rendre au travail qu’elle a perdu. Et tous les matins, le train s’arrête devant l’appartement d’un couple. Elle prend le plaisir à observer, à chaque passage du train s’arrête. Elle a la sensation de les connaitre depuis le temps, elle leur a même donné des prénoms : Jess et Jason. Mais un jour, tout bascule, ce couple idyllique se transforme sous les yeux de Rachel en mascarade, Jess trompe Jason. Puis quelques jours plus tard, Jess a disparu. Rachel va-t-elle intervenir, dire ce qu’elle a vu ? De simple observatrice deviendra-t-elle actrice ? Un témoin alcoolique peut-il être pris au sérieux ?
Le voyeurisme de Rachel met la(e) lectrice(eur) mal à l’aise.
Pour moi, c’est un point qui a un peu freiné ma lecture, car poussé à l’extrême, c’est quand même très dérangeant. Si c’était le but de l’auteure comme je le pense, alors elle a réussi. Mais certaines pensées plus enfantines, plus innocentes sont aussi les miennes. Je pense notamment aux faits que quand elle voit un paquet de vêtements abandonnés, elle imagine leur histoire. Ou encore quand elle regarde un avion, elle essaye de deviner leur destination. Cela vous est-il déjà arrivé ?
Une enquête un peu atypique !
Tout d’abord, il n’est pas question d’inspecteur encore moins d’indice, mais plus de personne. Rachel ne s’invente pas en Colombo, en tout cas, c’est un aspect assez intéressant. Ça change.
Différents points de vue féminins !
L’histoire se déroule à travers le regard de trois femmes Megan (la disparue), Anna (la femme de Tom) et Rachel. C’était intéressant de voir leur différent point de vue. C’est aussi un plus pour l’enquête, car cela maintient la(e) lectrice (eur) dans le flou et apporte le suspense. Cependant, c’est à des temps différents, Megan, on la suit avant sa disparition. Les changements de temps m’ont parfois embrouillé. C’est quand même une bonne idée.
J’ai eu un peu de mal avec les personnages féminins. C’est vraiment difficile pour s’attacher aux personnages.
La plume de l’auteur bien dosée !
Il y a des descriptions, c’est vrai, elles sont fluides et rythmées par les dialogues. Donc il n’y a pas de lourdeur dans le récit.
Pourquoi n’est-ce pas un coup de cœur ?
Je me suis laissée assez vite happée par l’histoire, les événements au début s’enchaînent assez rapidement. Sauf qu’il y a un ralentissement de rythme au bout de 200 pages, je ne repoussais plus l’heure de dormir. J’ai trouvé qu’on tournait un peu autour du pot. De plus, j’ai trouvé le ou la coupable, au moins 150 pages avant le dénouement.
En résumé : un bon livre original dans le choix de narration, dans les thèmes abordés. Il aurait par contre gagné à être écourté.
Notation :