Cher(e) loulou,
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Mon avis
J’avais une voisine qui était très fan de l’adaptation de Peau d’âne de Jacques Demy avec Catherine Deneuve. Je l’ai donc visionné plus d’une fois. J’aimais beaucoup le temps de ce film la poésie des robes et en même temps, cette relation incestueuse était cruelle. Cependant, Peau d’âne devient de jeunes filles modèles et bien éduquées, une femme courageuse et indépendante pour pouvoir échapper à son père. Dans ce roman, tout est plus intense et plus ténébreux.
Je ne sais pas pourquoi le début dans le livre audio m’a paru confus, mais je l’ai écouté deux fois pour pouvoir m’en imprégner et comprendre qui était qui. Je pense que je n’étais pas totalement concentrée lors de l’écoute.
Aude Ziegelmeyer a réussi à réécrire un conte de manière fidèle, mais également surprenante. Ce n’était pas gagné d’autant que je m’en rappelle sur le bout des doigts. Blanche d’Ivrée est plus coriace et moderne. Elle est entre son statut de protégée et celui de prisonnière. Celle-ci est comme l’âne producteur d’or et entre quatre murs. Pourtant, par bien des aspects, son café est encore plus restreint. Elle a tout et pourtant elle ne peut s’éloigner de son château ni se promener sans escorte. Son père compte la marier à un des seigneurs qui jouxte ses terres, le fils d’Armand Mesley. Évidemment, elle n’est pas consultée et son avis est encore moins demandé. Elle rencontre une délégation lors d’un bal. Le bras droit d’Armand Mesley, Cendre, lui fait forte impression. Est-ce un bon présage ?
Sa cousine et les pupilles du roi sont aussi prisonnières qu’elles. Éloigner de leur famille pour assurer l’obéissance de celle-ci.
Blanche ne semble pas très sensible à leur situation, mais si jusque là elle était aveugle aux agissements de son père. Quand dans un accès de folie, celui-ci exige sa main, c’est le début de la débandade. Elle ne peut se résoudre à une telle extrémité. Elle est prête à libérer sa fée et marraine tant redoutée en échange de sa liberté. Seulement, les vœux sont rarement exaucés tel quelle. Blanche aurait mieux fait de se méfier.
Flore Audebeau a comme toujours prête sa voix avec brio. Intonation, rythme et changement de narrateur tout y est. Elle a su le montrer, le souligner et faire en sorte de faire revivre ce conte avec plus de corps encore que le film.
En résumé
C’est une sacrée réécriture de conte. Le début manque peut-être d’une petite relecture, car en lisant les commentaires d’autres lecteurs mes difficultés d’identification et d’immersion sont partagées. Par contre, j’ai adoré le renouveau de l’intrigue et son petit coup de pinceau de modernité.
Note
Synopsis

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Temps de lecture
Bonne lecture !




Très sympa avec un coté plus forêt noir moins girly et tout aussi critique envers les actions du pere.
Je pense que, si je la trouve à la médiathèque, je lirai moi aussi cette réécriture. Ça a l’air assez sympa ^^