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Cher(e) loulou,

Mon avis

J’en ai beaucoup entendu parler sur les blogs. Les retours étaient positifs, et j’avais clairement envie de me lancer. Cependant, j’ai commencé le roman, et mon cerveau était épuisé, les mots de Claire Norton et la voix d’Olivia Nicosia, rien ne m’aidait à assimiler les propos. J’ai dû recommencer le bouquin depuis le début pour pouvoir suivre les aventures de Marie. Que ce soit clair, le problème n’était ni le style ni la narration, juste ma fatigue et une légère déprime qui a réduit ma capacité de concentration. Si j’ai poursuivi, c’est que j’ai vraiment apprécié le peu d’éléments que mon cerveau a retenu. J’étais titillée et j’avais clairement envie de connaître les aventures de Marie et surtout le tour que prendrait son amitié avec Louis, ainsi que les bouleversements apportés par la guerre.

Marie est la seule fille de sa fratrie. Sa mère, Katell, décède au début du roman à la suite d’un accident de calèche. La calèche s’est retournée sur elle. Le médecin est cher, l’hôpital est loin. Malgré l’implication de son père, Eugène, et la présence de Marie, Katell s’éteint et laisse un vide. Cependant, comme les malheurs n’arrivent jamais seuls, l’économie est de plus en plus en déroute, et les Allemands obnubilent chaque jour davantage les pensées des gens. Tout commence par un service militaire qui s’allonge, les rumeurs courent. Le rythme s’intensifie. La pression est présente.

Marie a 17 ans et la vie devant elle. Pourtant, le contexte n’est pas propice au divertissement. Une ombre plane. Heureusement, il y a Ambroise, un allié et un jeune homme qui a la terre dans le sang. Elle peut compter sur sa présence et ses encouragements. Maintenant que sa mère n’est plus, elle doit compenser son absence aux champs et elle n’a personne pour lui transmettre les secrets de la terre, à part Ambroise.

Son vrai réconfort dans le chagrin, ce sont les livres. Elle a commencé à lire avec Les Misérables et si la vie décrite est dure, elle sonne juste, elle donne de l’espoir dans ce théâtre d’ombres. C’est à Louis, le fils d’un notable, qu’elle doit ses lectures et ce petit baume au cœur. Le cœur de Marie est partagé entre Ambroise, un amoureux de la terre, paysan comme elle. Louis, un jeune homme éduqué. Elle ne sait comment choisir, mais elle a la vie devant elle. 

Ses amies Marguerite et Lucienne sont aussi une source de soutien. Cependant, la vie et les décisions des hommes vont les séparer, les souder, les écarteler… La guerre et la masculinité toxique rendent la vie des femmes compliquée, pourtant elles savent faire preuve d’inventivité et de force contre vents et marées.

C’est l’avant-guerre, et la guerre se prépare dans ce roman. C’est prenant, immersif… Les points de vue alternent. Marie, Louis, Ambroise, Théophile… sur le champ de bataille, mais aussi dans les champs. Le peuple travaille, et les femmes surtout, pour nourrir l’armée, comme ceux qui n’ont pas été mobilisés. L’État affame le peuple, les femmes abattent le travail des hommes en plus du leur, et leur cri s’éteint dans la nuit. Terrible, triste et vibrant, le roman secoue. Comment faire pour passer l’hiver ? Comment faire pour payer les emprunts négociés avant cette guerre ? Les obstacles sont nombreux. Face à l’adversité, le peuple sera-t-il prêt à s’entraider ? Qui reviendra de la guerre ? Intact, blessé ou même traumatisé ?

La fin laisse le lecteur en haleine, l’envie de connaître la suite est intense. J’ai hâte de m’y plonger. Je croise les doigts pour en avoir l’opportunité.

Olivia Nicosia est déjà une voix connue. J’avais adoré sa narration dans Recherche désespérément Lily de Carène Ponte et Petits mystères en campagne de Juliette Sachs. C’est vivant, la chorale de personnages est bien présentée et tous les personnages sont identifiables. L’immersion est totale.

En résumé :

Les portraits de ce roman sont profonds et complexes. La guerre commence à pointer son nez. L’immersion est intense et renforcée par une narration vivante. J’ai accroché et je compte bien poursuivre ma lecture de la saga.

Note

Note : 4.5 sur 5.

Synopsis

Couverture du livre 'Les enracinés' de Claire Norton, mettant en avant une jeune femme en Bretagne au début du XXe siècle, avec des éléments de l'histoire et des informations sur l'audiobook.

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Résumé en image

Temps de lecture

3–5 minutes

Bonne lecture !


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Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)

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