Mon avis :

Au début de ce tome, Manpachi a disparu et Senzo hors combat. La jolie renarde est une véritable maman poule _ renarde maman poule non, mais quel oxymore, je m’étonne moi-même _. Bref, elle le réveille et lui annonce la triste nouvelle. Et si ça ne suffisait pas, Senzo se fait remonter les bretelles par notre duo d’enfer : le toujours renfrogné Mikumo et le joyeux luron Tachibana. Je vous jure ces deux-là forment un vrai duo de choc. Ils sont là pour surveiller Senzo et s’assurer qu’ils ne fassent pas de bêtise, et la seule fois où ils détournent le regard… Haha est-ce que leur reproche ne fait pas un peu écho à leur propre culpabilité ? En attendant, ils n’ont pas le temps de s’attarder de trop, chaque minute compte. 

Manpachi quant à lui est loin de se douter de la menace. Il suit le blaireau. Celui-ci lui a promis de le ramener auprès de ses parents. Son étrange compagnon de route a une tête qui ne me revient pas. Je ne suis pas raciste envers les blaireaux, je vous rassure. Celui-ci a l’air sournois et calculateur. Il joue avec les sentiments de Manpachi. Quel est son but ? Que lui veut-il ? Est-ce qu’il veut se venger de Senzo ? Comment compte-t-il s’y prendre ? Quelles étaient ses relations avec Senzo ?  

Senzo est dépeint comme un badass qui a été particulièrement méchant par le passé, mais à part cela, Mi Tagawa était restée très secrète concernant son passé. Senzo était-il méchant sans raison ? Quel a été le facteur déclencheur ? Est-il responsable de tous ses actes abominables ? La dernière question reste en suspens. Mon doute grandit à cause de certains propos du blaireau, de l’évolution de Senzo auprès de Manpachi, mais aussi de l’enfance de Senzo. Mi Tagawa nous régale de quelques planches sur l’enfance de Senzo. Celle-ci est assez dramatique. Le pauvre a souffert. Est-ce que ça excuse ses actes futurs ? Peut-être pas, mais j’ai compris ses actes. J’avais envie de lui faire des câlins et de le réconforter. Je sens une thématique assez intéressante sur l’esprit moutonnier et les jugements hâtifs pointer son nez. J’aime ça. À force de dessins et de bulles courtes, mais efficaces, Mi Tagawa se met à la portée d’un public jeune, elle titille la corde sensible et implique son lectorat jeune et moins jeune. Elle sensibilise sur l’isolement chez les jeunes enfants, sur les moqueries et ses risques. 

Senzo et Manpachi continuent bien entendu d’aider les esprits. Manpachi est tellement attachant, une vraie boule de poils d’amour que même Senzo se déride. Attention, je n’ai pas dit que Manpachi était un ange. Il est espiègle et n’hésite pas à faire tourner Senzo en bourrique pour mon plus grand plaisir. J’ai pouffé de rire et souri plus d’une fois. Tachibana et son exubérance ne sont pas en reste. Je l’apprécie d’autant plus qu’il a laissé ses préjugés au placard et que contrairement au loup de sa meute, il donne une vraie seconde chance à Senzo. La fin du tome donne l’occasion de connaître plus de choses sur le fonctionnement de la meute. 

Ce tome renferme le même dynamisme que le tome précédent. Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, une fois dedans difficile de le lâcher. 

En bref, encore un super tome signé Mi Tagawa, cette histoire sans être originale est une bulle de fraîcheur. Elle est rigolote, prenante et elle sensibilise nos jeunes lecteurs sur les moqueries et la discrimination négative. Elle appelle à la tolérance et à l’acceptation ; de belles valeurs.

Note : 4.5 sur 5.

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Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)