Reine d’Egypte T5 de Chie Inudoh

Mon avis :

J’adore ce tome. Hatchepsout a un tel charisme. Dans ce tome-ci, la (e) lectrice (eur) voit bien l’ambivalence de son rôle : la difficulté d’être régente, femme et mère à la fois. Si dans le tome 4, pour moi, elle tâtonne encore, dans celui-ci, elle fait preuve de courage et d’une certaine insolence. Insolence face à cette société rétrograde qui ne croit pas les femmes capables de gouverner. C’est impressionnant de la voir régner d’une main de maître, de faire assoir sa volonté d’un règne de paix et prospérité. Sa politique internationale est une nouveauté pour l’époque pas toujours très bien accueillie par les prêtres encore moins ceux du temple d’Amon, ses farouches opposants. 

Parmi les autres personnages centraux, il y a Néfouéré, sa fille. Là où sa mère se doit d’être dure et toujours en action. Elle est son exact contraire, elle est douce et contemplative. Elle a peur des hommes, les leçons ne l’intéressent pas au grand désespoir de sa mère Hatchepsout. Hatchepsout pense que l’histoire est nécessaire au pouvoir. Réussira-t-elle à trouver un précepteur qui saura éveiller la curiosité de sa fille ?

Un des personnages de ce manga que j’apprécie le moins connaît une évolution radicale. Je parle évidemment du Jeune Pharaon, je ne m’attarderais pas là-dessus. Seulement, j’aime beaucoup plus ce nouveau visage. J’espère qu’il le gardera. C’est fou comme le pouvoir et la cour peuvent corrompre même le cœur le plus innocent. 

Les dessins sont magnifiques comme toujours, et les dernières planches explicatives tellement enrichissantes. 

En résumé : J’ai adoré ce tome, ce nouveau visage d’Hatchepsout. La fin me donne vraiment envie d’en savoir plus. J’ai hâte de lire la suite.

Tome précédent :

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