Fragment en guise de mise en bouche :

« — Mark, on ne rembourse pas ses parents.  C’est impossible.  La dette qu’on leur doit, on la transmet à ses propres enfants qui la transmettent à leur tour.  C’est une sorte de chaîne.  Et si on n’a pas d’enfants, elle revient à la communauté humaine.  Ou à Dieu si on en a un.
— Je ne suis pas certain que cela soit juste.
— L’économie familiale échappe au calcul du produit planétaire brut.  C’est le seul cas que je connaisse où, lorsque l’on donne plus que l’on ne reçoit, on ne fait pas faillite, mais on s’enrichit, on s’enrichit considérablement.
Mark réfléchit à tout cela.  Et dans quelle catégorie de parents entrait son progéniteur de frère ?  Plus qu’un frère, mais certainement pas une mère…
— Peux-tu aider Miles ?
— Ça, c’est plus compliqué, dit la comtesse en tirant sur sa jupe et en se levant.  Je ne connais pas cette Mme Vorsoisson depuis toujours comme je connais Kareen.  Ce que je peux vraiment faire pour lui ne me semble pas très clair… Je serais tentée de dire pauvre garçon, mais d’après ce que j’ai compris, il a creusé sa tombe lui-même et sauté dedans à pieds joints.  Il va devoir s’en extraire tout seul, je le crains.  Ce sera une bonne expérience. »

Mon avis :

Un vrai coup de coeur !
Le début de cette saga avait été riche en coups de cœur. Seulement, depuis quelque temps, cela oscillait entre excellentes lectures et bonnes lectures, mais pas de coups de cœur depuis longtemps. Je suis bien contente que ce tome soit un coup de cœur. Moi qui hésitais à poursuivre cette saga, mais là, je suis bien décidée. Même si ce livre pourrait faire office de point final à la saga. J’ai bien envie de continuer à suivre Miles et son entourage (Duv, Ivan, Mark), savoir ce qu’ils deviennent.
Miles est de retour chez lui sur Barrayar. Il va assister son frère de lait, l’Empereur Gregor dans son préparatif pour son mariage. Gregor a trouvé chaussure à son pied. Peut-être au tour de Miles ? Il est follement amoureux de Ekaterin, mais celle-ci est toute jeune veuve. Elle se doit d’observer une période de deuil et elle n’envisage pas de se remarier très prochainement. C’est un point épineux auquel Miles devra faire face. Saura-t-il relever ce nouveau défi ?
C’est sans compter sur Mark, son demi-frère, toujours prêt à semer le chaos avec ses projets farfelus. Et là, il en tient un bien particulier : des mouches à beurre pour pallier le problème de la dénutrition sur Barrayar. Mais il y a un petit problème concernant la fabrication du beurre. Les mouches le vomissent, c’est peu ragoutant et pas très bon pour le marketing. Toute cette partie m’a fait rire à gorge déployée. C’était hilarant. Ce projet est écologique, intéressant et travaillé, tout le cycle de production y passe. Sur ce point, l’auteure m’a impressionnée, ses explications sont claires, didactiques et vont droit au but. Les mouches à beurre en deviennent passionnantes. Surtout sur toutes les possibilités qu’elles offrent ?

En résumé : J’hésitais à poursuivre la saga, parce que, même si j’appréciais beaucoup le personnage principal, j’étais découragée par la longueur de la saga. Mais après ce tome-ci, je me sens plus que prête à lire les 2 derniers et les 2 hors séries. J’ai hâte de lire la suite.

Note : 5 sur 5.

Tome précédent :

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