Extrait en guise d’avant-goût :

Après les matchs de football improvisés dans la rue, c’était le sport préféré des garçons en âge d’aller à l’école_ regarder les filles. Ils rôdaient, attendaient que nous sortions de classe. Dès qu’on s’éloignait de l’établissement, il arrivait qu’un garçon se faufile entre voitures et piétons pour suivre la fille innocente qui lui avait tapé dans l’œil. En la pistant, il revendiquaient son droit sur elle. C’est ma copine, se vantait-il alors auprès de ses camarades, la place est prise. Ce jour-là, ma sœur de douze ans, Shahla, s’était trouvée malgré elle dans la ligne de mire.
Pour le garçon, ce petit jeu était censé flatter la fille. Mais celle-ci prenait peur avant tout, car les gens préféraient croire qu’elle avait volontairement attiré les regards sur elle. En fait, les garçons n’avaient que peu de distractions.

Mon avis :

Une très bonne lecture !

C’est une très belle découverte et une très bonne lecture. Ce roman est facile à lire malgré la dureté du thème abordé : la condition féminine en Afghanistan. D’ailleurs, c’est plutôt déconcertant cette facilité vs la dureté du thème.

De femmes fortes !

C’est l’histoire de Rahima, une jeune afghane qui devient Bacha posh pour pouvoir aider sa mère et ses sœurs car ce sont des filles. Elles ne peuvent pas sortir de chez elles, en tout cas, c’est ce qu’a décrété son père. Elles suscitent l’envie de la part des garçons même si c’est seulement un regard ou encore se faire courser, là, c’est le summum ! Du coup, comme sa mère n’a pas de garçon, Rahima devient bacha posh, soit un garçon puis elle redeviendra une fille. Sous les traits d’un garçon, elle a cette sensation de liberté, ce vent dans ses oreilles, pouvoir se passer des corvées, jouer avec d’autres enfants, courir après un ballon. Sa vie sera jalonnée par le récit Shekiba, une des ses ancêtres, une femme maudite dans l’enfance. Elle a été brûlée par sa maladresse. La moindre différence physique est une tare et un handicap. C’est de son histoire que Rahima va tirer des leçons de vie et se construire.

Une histoire en miroir !


L’histoire de Rahima et celle de Shekiba se répondent et se reflètent. Ce principe donne une allure de conte, un côté magique et beau. J’ai adoré!

Elle m’a donnée l’impression que Rahima dépendait de l’histoire de Shekiba dans bien des sens. En même temps, Rahima est très jeune, une femme-enfant et elle a besoin d’un modèle, quoi de mieux qu’un ancêtre. Ce livre est beau, poétique, rude et révoltant.

La fin !

La fin est surprenante, un rebondissement juste et finalement une note d’espoir enfin pas tout à fait. Elle fait réfléchir. Méfiez vous des apparences, la force n’est pas toujours visible. J’ai adoré cette fin

En résumé : C’est une belle découverte et très bonne lecture. Ce roman est éclairant sur la condition de la femme en Afghanistan. Elle est prenante, révoltante, rude et poétique.

Notation : 17/20

Note : 4 sur 5.

3 commentaires sur « La Perle et la coquille de NADIA HASHIMI »

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