Mon avis
Une série qui ressemble, dans le ton et les dialogues, à celle de My Lady Jane. Mordant, cynique et un poil ironique. J’adore ce genre de ton et d’ambiance. Clairement, Sherlock est un petit brigand, surtout dans sa jeunesse. Son frère Mycroft veut qu’il retourne dans le droit chemin. Le voilà donc homme à tout faire dans une école plus ou moins réputée de Londres. C’est dans ce contexte qu’il rencontre Moriarty, un étudiant boursier, doué en mathématiques.
Ils sont tout de suite sur la même longueur d’onde. Cependant, chacun reste à sa place, jusqu’à ce que l’école abrite un mystérieux rouleau. Celui-ci a fait le voyage depuis la Chine avec une princesse. C’est un objet précieux, surtout pour les relations entre l’Angleterre et la Chine. Le rouleau est sous haute protection dans l’école où Sherlock est homme à tout faire.
Quand celui-ci est volé, le premier suspect est Sherlock Holmes. Il a déjà été en prison pour vol : c’est donc le suspect idéal. Pourtant, il compte bien s’innocenter. Comme par magie, il s’attire les bonnes grâces de Moriarty, un autre élève de l’école, un incompris comme lui. Peut-être peut-on parler d’un coup de foudre amical ? En tout cas, ces deux grands cerveaux se sont bien trouvés. Leurs esprits fonctionnent en tandem.
Leurs théories ne sont pas écoutées, le soutien du frère de Sherlock est quasi inexistant, et la princesse chinoise a un comportement bien étrange. Cependant, son statut de diplomate la protège : les relations internationales doivent être préservées. Pourtant, ses actions ne sont pas vraiment celles d’une princesse. Démêler le vrai du faux risque d’être compliqué, et trouver une oreille attentive encore plus.
La relation entre Moriarty et Sherlock est mignonne. La base d’une bonne amitié est posée : respect et franc-parler. Les deux acteurs s’amusent et se fondent parfaitement dans leur rôle. La complicité est à son maximum. Cet échange est cocasse. Pas le temps de s’ennuyer une seule seconde. Les joutes sont rythmées, elles s’éteignent pour mieux repartir.
L’enquête et les révélations, si elles sont travaillées, passent au second plan. Même à mon deuxième visionnage, je l’ai suivie avec une attention relâchée. Le found family, les secrets de famille et les courses-poursuites : tous ces éléments sont encore plus croustillants. Je retiendrai aussi le rôle de la mère de Sherlock, l’un des plus intéressants de la série. Sherlock lui porte un profond respect. Elle a été déclarée folle et internée en asile… Pourtant, Sherlock continue de croire en elle et veut l’aider, là où la société le pousse à l’abandonner. Cette partie est émouvante, et si le grain de folie est présent, ce n’est qu’un grain. Justifie-t-il un internement ?
En résumé
Cette série est prometteuse. Espérons que les grands décisionnaires d’Amazon poursuivront la production. Moriarty et Sherlock à leurs premières armes valent clairement le détour.
Le bureau des plaintes
Comme beaucoup de séries Prime Video, si la fin laisse présager une suite, elle n’est pas garantie. C’est un peu l’ombre au tableau, car ce sont des séries qui mériteraient au moins deux saisons, comme My Lady Jane, qui n’aura pas de suite.
Normalement, la saison 2 fera partie du tableau concernant cette série.
Notation
Synopsis

Résumé en image






Je l’ai aussi bien aimée cette série 🙂