Cher(e) loulou,
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Mon avis
Après avoir refermé Enfin seule de Lauren Bastide, j’étais tentée de continuer sur les essais féministes. Celui-ci avait été proposé sur NetGalley il y a trois ou quatre ans. Le titre me trotte dans la tête depuis lors. Il était disponible dans mon abonnement Nextory, donc c’était une bonne raison de me lancer.
Petite précision : cet essai ne vise pas à accuser les hommes d’assujettir les femmes. L’idée n’est pas d’alimenter la guerre des sexes ou des convictions, juste de nourrir des réflexions en espérant dessiner un monde plus juste et plus équitable.
Effectivement, seuls peu d’entre eux y contribuent. De plus, certaines lois ne sont pas abordées, comme celles concernant les écarts de salaire entre les hommes et les femmes ou encore la féminisation des métiers à bas salaires.
D’autre part, même certaines idées féministes peuvent se retourner contre l’économie des femmes. Faire du 50/50 quand les salaires ne sont pas égaux, ce n’est pas forcément juste. Imaginons qu’une femme gagne 1 800 euros par mois et un homme 3 000 euros. Il choisit un restaurant un peu chic parce qu’il en a envie. Si la femme paie 50 % de l’addition, son salaire sera bien plus impacté que celui de l’homme. Un partage à 75 % / 25 % serait clairement plus juste, ou alors il faudrait choisir un restaurant adapté aux moyens de madame. Bref, toutes les clés ne sont pas là, mais ce sont des réflexions que j’ai déjà retrouvées chez le média économique féministe Plan Cash, dans les publications de Maedusa sur Instagram ou dans d’autres écrits féministes.
Si l’homme gagne moins, on applique l’inverse. Cette éventualité est moins fréquente, mais personnellement, j’ai plusieurs fois rencontré ce cas de figure dans mon entourage. Si l’objectif est ici de protéger la personne au revenu inférieur, cela devrait aussi s’appliquer lorsque c’est l’homme qui gagne moins.
La femme est celle qui accueille le plus souvent les enfants après un divorce, selon les statistiques, mais ce n’est pas toujours le cas. La réciproque mérite aussi d’être prise en compte.
Faire selon les moyens du plus pauvre du couple implique parfois de se restreindre. Contribuer à hauteur de ses moyens, de manière proportionnelle à son salaire, pourrait être une piste intéressante. Bref, c’est une remise en question globale. Chaque décision prise par les hommes ou les femmes dans la recherche d’une relation plus égalitaire est analysée. Selon l’autrice, notre système et certaines pratiques actuelles du féminisme ont parfois tendance à creuser les écarts. Les interrogations sont présentes, le débat est ouvert, et cet essai propose des pistes pour construire une pensée plus égalitaire et plus équitable.
Si les tâches domestiques sont de mieux en mieux réparties, les hommes restent globalement moins impliqués que les femmes en termes de temps consacré et parfois d’investissement dans le foyer. Ce sont des études vues et revues. Pas de grande nouveauté sous le soleil.
En revanche, lorsqu’il s’agit de chiffrer ce que représente le travail domestique dans l’économie d’un ménage lorsque la femme est au foyer, les montants sont plus importants qu’on ne l’imagine. Et pour le coup, c’était une nouveauté pour moi ! Certains chiffres m’ont fait tomber des nues.
Cet essai est intéressant et fouillé, mais aussi pessimiste par moments. Il demande une vraie disponibilité d’esprit. Je conseille une lecture par à-coups afin de bien assimiler les informations.
En bref,
Cet essai est très pertinent dans sa description du couple, de l’argent au sein du couple et de cette soi-disant égalité qui peut parfois étouffer le pouvoir d’achat de la personne la plus précaire. Il met en lumière une autre forme de déséquilibre économique. Les femmes accomplissent encore beaucoup de travail invisible qui bénéficie à l’État, à la société et à leur entourage. Plus largement, les personnes au foyer, femmes comme hommes, effectuent un travail qui reste insuffisamment reconnu et évalué.
Note
Synopsis

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Résumé en image

Vice Versa

Temps de lecture
Bonne lecture !



Un essai qui semble ouvrir des pistes de réflexion. Il me semble aussi que le 50/50 n’est pas une bonne idée sauf à gagner pareil et que le prorata ne résolve pas toujours tout. Je serais curieuse d’en apprendre plus sur le travail domestique dans l’économie d’un ménage.