Mon avis
Lidia est la sœur d’un député et son assistante : elle doit se comporter comme telle. Facile à dire, mais avec une forte tête comme Lidia, difficile à faire. Elle profite donc de l’absence d’Enrico pour retrouver une ancienne amie, une femme qui lui a tendu la main lorsque Lidia a été mise à la rue par son père. Cette femme, Grazia, ne vient pas du même milieu que la famille Poët. Leur rapprochement pourrait être mal vu par Enrico, le frère de Lidia.
Cependant, celui-ci est en déplacement à Rome et n’en saura rien. Comme Lidia joue souvent de malchance, il les surprend en train de danser dans le salon de réception. Jusque-là, tout va bien. Cependant, Lidia est en culotte. Comme première impression, on en a vu des meilleures : négocier le séjour de cette femme à la maison Poët s’annonce compliqué.
De fil en aiguille, à travers cette amie de jeunesse, se dessine le portrait d’une femme désespérée en quête d’un refuge face à un mari violent. La rencontre avec Lidia n’est pas juste causale, elle est recherchée. Cependant, tout s’envenime. Le mari violent rend visite à Grazia, qui le tue lors d’un échange privé. Pas de témoin, juste la parole de la femme contre celle du mari mort, à une époque où les violences conjugales étaient monnaie courante et où cela n’était pas reconnu comme un crime. Si ce n’est pas un crime, se défendre contre ces accès de violence est-il reconnu comme de la légitime défense ? Une femme sera-t-elle entendue ? Lidia est toujours prête pour les paris risqués, mais son frère sera plus difficile à convaincre, surtout avec un poste à responsabilité comme le sien.
C’est dans un tableau sombre que Iacopo repointe le bout de son nez. Il avait laissé Lidia pour un rêve de grandeur, il revient avec une femme à son bras, encore de quoi nourrir la Divine Comédie. Consuela est aussi une femme de caractère comme Lidia, mais elle est passionnée et moins tortueuse. Iacopo et Lidia ne cessent de me surprendre. Leur jeu du chat et de la souris ne me lasse pas, pourtant je suis la première à dire que je n’aime pas les triangles amoureux.
Lidia se fiche qu’Iacopo ait refait sa vie. De toute façon, Lidia est avec le procureur Fourneau. Cette relation m’a moyennement convaincue et son évolution m’a déçue : le personnage de Lidia perd en crédibilité et en force.
Enfin, c’est ce que suggèrent ses répliques, mais les larmes au fond de ses yeux et la voix tremblante ont tendance à dire le contraire.
Si le scénario est moins original que les saisons précédentes, les décors, les costumes et le jeu des acteurs restent à la hauteur. Matilda De Angelis reste la plus impressionnante : elle impose son charisme et sa pugnacité. Son duo avec son frère est sincère, à bâtons rompus, tellement magique et comique.
En résumé
Si les saisons commencent à se ressembler légèrement, les décors et le found family restent très efficaces. Tout me plaît, ça a un goût de « revenez-y » : des relations difficiles, des sentiments, du feu et de la passion. Magique, prenant et épicé.
Notation
Synopsis

Résumé en image



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