Cher(e) loulou,
Table des matières
Mon avis
C’est une fiction sur le statut des femmes africaines, la charge mentale et les difficultés de la vie moderne. C’est un constat pas toujours facile à lire. Le récit m’a plus d’une fois paru décousu. Il m’a donné l’impression de vouloir évoquer plusieurs thèmes sans forcément qu’il y ait de lien entre eux. Je me suis égarée dans cette narration multiple. Les quatre narratrices se connaissent et se côtoient. La seule qui aura plus ou moins attiré mon attention est Kadiatou, à travers elle, on redessine l’affaire Strauss Kahn.
Dans ce roman, aucune de ses femmes n’a beaucoup de chances. Chacune a essayé de rentrer dans les cases sans y parvenir et chacune a été trahie par les hommes. Hommes aimés, compagnons ou même père de leur futur enfant. Trouver un mari à l’époque actuelle pour les femmes nigérianes ne paraît pas chose aisée d’autant que si elle n’y arrive pas c’est qu’elles n’ont pas assez essayé. La charge mentale est énorme.
Chiamaka est une fille d’une riche famille nigériane, elle ne sait pas ce que c’est que de salir ses mains pour gagner ses deniers. L’argent de son père lui permet de poursuivre son rêve d’écrivain. Travailler est une option. Son idée de travail est de voyager et d’écrire des articles sur ses voyages des articles légers. C’est loin de ce que désire la presse. Elle préférerait savoir comment une peau noire et reçue à l’étranger plus que de savoir qu’elle restaurant chic et cosy elle a dégoté.
Zikora est amère. Elle aimerait vivre une vie classique, se marier, avoir des enfants, mais elle tombe sur des hommes avec la phobie de l’engagement. Son désir est fort, mais la quarantaine pas loin. Le réaliser semble de plus en plus difficile. Ce personnage aurait pu être blanc, jaune, la problématique est universelle.
Omelogor est un mixte de plein de choses, de message sur les hommes qui ne savent pas aimer, car le peu qu’ils savent, ils l’apprennent dans les pornos. Il y a plus sain pour s’initier aux jeux de l’amour. Son personnage est flou, perdu dans ses contradictions et pas attachant le moins du monde.
J’avais lu l’autre moitié du soleil de l’auteure. Je l’avais trouvé plus sensible plus à fleur de peau moins aigrie. Ici, j’ai l’impression d’un livre forcé, mais pas mûri. L’auteure dépeint son pays avec une déception croissante et dépeint l’Amérique comme une terre de tous les rêves et de toutes les justices. La nuance n’est plus.
La presse a dépeint ce roman comme le prochain succès mondial après « Americanah » de l’auteure. C’est beaucoup de bruit pour un roman inachevé, un fil de pensée pas abouti. L’auteure m’a déçue.
En résumé
Je lirais sans doute « Americanah » après, mais j’avoue que ce roman me freine. J’ai mis un mois à le lire. J’ai persisté, car j’ai encore en mémoire le coup de cœur que j’avais eu pour « l’autre moitié du Soleil ». Cependant, heureusement que je n’ai pas découvert l’auteure avec ce livre, car je me serais clairement arrêté là.
Note
Citation
« Je n’avais pas envie d’être célibataire, mais le célibat n’était pas intolérable. La perspective d’un mariage qui ne serait pas l’union de deux âmes, d’un bébé qui ne serait pas né d’un profond amour, serait bien pire. Même mes amies me comprenaient à peine. Elles croyaient que toutes mes belles paroles sur mon désir d’amour véritable étaient de l’affectation, un tour de passe-passe pour me défendre, car comment aurais-je pu justifier autrement le fait que je n’avais pas su trouver un mari ? »
Extrait de
L’inventaire des rêves
Chimamanda Ngozi Adichie
Ce contenu est peut-être protégé par des droits d’auteur.
Synopsis

D’autres avis sur la toile
D’autres livres de l’auteure
Résumé en image


Temps de lecture
Bonne lecture !

Lu dans le cadre du Shiny Summer Challenge, menu Afrique de l’ouest, catégorie un monde de saveurs et de senteurs.




2 commentaires