Cher(e) loulou,

Mon avis

J’ai adoré ! C’est bien la première fois que je lis une fiction sur René Descartes et sa vie. C’est le blog de Céline qui m’a donné envie de me pencher sur cet ouvrage. Je ne regrette pas du tout de m’y être attardée. Ce fut une belle découverte. 

Helena sait lire et cela lui vaut une place chez un libraire. Cependant, celui-ci pense pouvoir utiliser ses talents pour l’écriture, mais il est vite déçu par le rendu. Helena a pourtant énormément envie d’écrire. Elle n’aura de cesse d’essayer de se procurer du matériel d’écriture pour s’entraîner. Elle ira jusqu’à fabriquer son encre avec du jus de betterave et faire des tests sur papier. Bref, Helena est un personnage qui m’a impressionné par sa pugnacité et son besoin d’apprendre. Sa soif de connaissance ne connaît aucune limite et elle aime partager son savoir. Elle le fera avec une servante de la maison d’à côté. 

Cette soif de connaissance est intarissable, d’autant que personne n’est prêt à reconnaître son intelligence ou même à l’instruire. Personne jusqu’à cet homme d’une quarantaine d’années, celui-ci séjourne chez son employeur. Un majordome taciturne et antipathique l’accompagne. Il est affublé du drôle de nom du Limousin. Helena se demande qui se ferait appeler Amsterdam et pas par son prénom. C’est un surprenant personnage qui voue une admiration sans bornes pour son maître.

René Descartes a fui la France où ses écrits ont énormément fait parler d’eux, et aussi bousculé les mentalités. Il a besoin de tranquillité et surtout d’éviter ses détracteurs plus ou moins violents. Il s’isole pour cela aux Pays-Bas. 

Je t’étonnerais peut-être, cher lecteur, mais tout ce que je connais du personnage se résume à ces mots de mes cours de philosophie « Je pense donc je suis ». J’étais donc ravie d’en apprendre plus sur l’homme, ses pensées, mais aussi sa manière d’interagir avec les autres, mais aussi sa manière d’appréhender les autres. Guinevere Glasfurd utilise le regard perspicace d’Helena pour décrire Descartes en tant qu’homme de science, mais aussi son comportement envers ses congénères et envers Helena. 

Helena est la première qui le regarde avec intérêt et lui la survole. Comment vont-ils se rapprocher ? Que peuvent-ils bien avoir en commun ? Quel sujet de conversation peut avoir un homme de science avec une servante ? Helena fascine Descartes, car elle a appris seule. Cependant, qu’est-elle réellement pour lui ? Un rat de laboratoire ? Ou plus que cela encore ?

L’auteure a fait un vrai travail de documentation. J’ai apprécié ce point. La postface contient ses sources et elles sont nombreuses. Elle explique aussi la limite entre la fiction et les événements véridiques dans son récit. C’est une approche qui m’a beaucoup plu. 

La psychologie des personnages est travaillée avec finesse. Seule ombre au tableau, la fin, mais comme elle suit les décisions des personnages réels, je ne peux le reprocher à l’auteure. Cependant, je ne peux te cacher que j’ai eu envie de secouer les différents protagonistes de l’histoire. L’épilogue m’a en partie réconcilié avec leur décision. Je peux dire que j’étais impliquée dans ma lecture.

En résumé

C’est une lecture qui me faisait envie depuis très longtemps et je suis ravie d’avoir craqué. Les sources sont riches et la plume est fluide. Ses personnages sont tous attachants, agaçants, relevés ou épicés, parfois j’ai senti la moutarde montée et d’autres justes, l’envie de les cajoler. 

Note

Note : 7.5 sur 10.

Citation

« Comme les pièces de monnaie, les promesses brillent d’autant plus qu’elles sont neuves. Il avait dit : une année dans un sens, une année dans l’autre – il serait donc de retour pas ce printemps, mais le suivant. Sur les quais, je n’avais rien appris. Apparemment, ma question était insensée. « Deux ans ? Et le rabiot ! », m’avait répondu un marin à qui j’avais expliqué la destination de Thomas. J’avais compris alors que sa promesse n’était rien de plus qu’un espoir fou, un talisman contre la tempête, une ficelle plongée dans l’eau pour qu’un jour il puisse tirer dessus et retrouver son chemin.  »

Extrait de
Les mots entre mes mains
Glasfurd, Guinevere
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Synopsis

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Mon réel

Résumé en image

Temps de lecture

3–5 minutes

Bonne lecture !

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