Cher(e) loulou,
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Mon avis
Petite Fleur rejoint la famille Fong à ses 5 ans. Sa Aa Noeng n’a plus de quoi nourrir ses deux enfants. Elle cède donc l’un d’eux a une famille influente. Elle obtient d’eux de l’argent et la promesse d’un beau mariage pour sa fille. Elle ne peut espérer mieux. Pour sa fille, c’est un déchirement. Ses pleurs attirent la compassion de Dame Fong et cerise la prend dans les bras. La dernière promesse qu’elle a faite à sa mère est celle de bien veiller sur ses lotus d’or. Cette promesse d’un beau mariage. Cependant qu’est-ce qu’une promesse quand sa mère l’abandonne ?
Phénix, la première femme de maître Fong décide de mettre petite fleur au service de sa fille en tant que Mouzaïa. Celle-ci pleure à chaudes larmes l’absence de sa mère, mais elle s’illustre dans sa nouvelle maison par ses talents de couture. Elle attire l’attention quand Linjing une jeune fille de noble naissance ne sait pas faire aussi bien. Linjing commence à la jalouser. Une esclave ne devrait pas attirer autant l’attention.
Ce n’est pas normal et surtout elle ne veut pas rester dans son ombre. C’est terrible, mais elle trouvera quelque chose pour qu’elle reste dans son ombre. Linjing n’est pas comme sa mère. Elle n’est ni douce ni généreuse.
Petite Fleur ferait bien de se méfier. Elle est pourtant loin de ses préoccupations. Celle-ci ne pense qu’à une chose fuir et retrouver sa mère et son petit frère. Sa Aa Noeng lui manque terriblement. Chaque jour, elle cherche comment s’échapper de cette cage. Ces deux jeunes femmes au lieu d’être un tandem sont deux ennemies au sein d’une même cage dorée. Cependant, d’autres lions attendent dans l’ombre prête à mordre et dévorée, car si Dame Fong est la première femme, elle n’est pas la seule. Cette cour de concubine est un nid à vipère. La deuxième femme Fong a les dents acérées. Pluie du printemps, une de ses esclaves sait de quoi elle parle. Elle porte la marque de ses crocs.
Cette œuvre a des petits côtés Pearl Buck dans la description de la vie chinoise et surtout l’art de contempler et d’observer. C’est comme un film qui défile sous nos yeux même si le rythme reste celui d’un fleuve ni trop rapide ni trop lent.
En résumé
Une sacrée lecture et une fin qui laisse presque présager une suite, en tout cas je ne dirais pas non.
Note
Citation
« — Tiens, dit-elle en m’en proposant la moitié. Une des filles de ma maîtresse l’a fait tomber par terre, mais j’ai enlevé la saleté. Il est encore tiède.
J’enfournai le morceau entier dans ma bouche et laissai le délice se répandre sur mes papilles. Je fermai les yeux, imaginant les petits points sur ma langue sautillant, dansant, alors que je mâchais.
— Ralentis ! pouffa Pluie du Printemps. Tu vas t’étouffer.
Je songeai à Linjing et à ses deux demi-sœurs, qui jetaient leurs restes négligemment.
— Pourquoi les Fang ne nous donnent pas plus à manger ? Il faut un ventre plein pour bien travailler.
— La plupart du temps, ils oublient que les serviteurs sont des humains.
— Est-ce qu’ils nous prennent pour des animaux ? »Extrait de
Les lotus d’or
Jane Yang
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Synopsis

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Temps de lecture
Bonne lecture !




Trop bien !
Au vu de l’univers, je dois dire que ça me tente franchement pas mal !