Mon avis :

Tout d’abord en quelques mots, pourquoi ai-je choisi cette bande dessinée ? Une fois n’est pas coutume, j’avais envie d’en savoir plus sur l’ovni du bitcoin. J’en ai entendu parler avec chaque fois l’impression de survoler le sujet. Le bitcoin était pour moi un sujet obscur, une fausse bonne idée. C’est comme un plat qui malgré le nombre de fois où vous y goutez, vous ne savez pas si vous aimez ou pas. Enfin, vous voyez l’idée ! 

Cette bande dessinée était pour moi l’occasion de faire une incursion dans le monde du bitcoin. Cependant, avant de donner mon avis sur cette bande dessinée, je dois vous prévenir, je n’ai pas de compétence en économie. Les seules bases que j’ai acquises sont mes cours de premières S (la loi de l’offre et de la demande) et les cours de comptabilité d’une pharmacie. C’est loin d’être glorieux. Malgré tout, les premières pages de cette bande dessinée me mettaient en confiance. L’auteur a repris le principe du dessin animé « Il était une fois la vie », il s’adresse à nous, lecteurs. Il nous questionne et nous interpelle. Il nous explique avec du vocabulaire simple et pédagogie le système de la monnaie, son évolution… J’étais confiante d’autant que l’introduction était simple, pédagogique avec des exemples concrets. Ces deux trois planches étaient faciles. Je me suis lancée dans la suite le cœur léger. Et ça se corse, là j’ai eu l’impression de comprendre les grandes lignes du concept sans avoir les bons outils pour tout assembler ou comprendre toutes les nuances. Je n’ai pas non plus été larguée, néanmoins, je n’ai pas compris toutes les subtilités. Le début simpliste m’avait induite en erreur, la suite était plus ardue et demandait plus de concentration. Ma lecture fut plus cadencée, le temps d’assimiler, de revenir en arrière si besoin, et parfois de faire une pause. Mon cerveau avait frôlé la surchauffe. 

Cette bande dessinée sera gardée précieusement, histoire de l’avoir sous le coude et d’y revenir à tête reposée, les idées claires et des bases d’économies numériques (ou digitales) plus riches. Attention ! Je ne dis pas qu’elle ne m’a rien apporté, au contraire. J’ai appris plein de choses sur le système de la blockchain, les bitcoins, les transactions, le minage ou encore les frais de transaction. Je suis ressortie de ma lecture enrichie et la sensation d’avoir démêlé les gros nœuds de ma pelote. Pourtant, certains petits nœuds font encore résistance. 

Les illustrations accompagnant cette bande dessinée sont parlantes. Elles sont assez simples à comprendre clairement sans trop de détails. Elles accompagnent le texte et sont souvent complémentaires. Cependant, Olivier Bossard prend comme exemple régulièrement les marchés du monde avec des références que je n’avais pas. Je me suis sentie parfois larguée, plus encore, quand ces mêmes planches étaient suivies d’acronyme : en veux-tu ; en voilà ! Je ne suis pas fan des acronymes, même dans mon domaine de compétences. D’accord, c’est plus simple pour l’auteur, néanmoins, quand c’est un nanti qui lit et qu’il y en a beaucoup, il se sent vite sous l’eau.

Je dois en revanche vous mettre en garde ; si vous lisez cette bande dessinée pour savoir si les bitcoins sont un bon investissement, la réponse n’est pas claire. J’ai eu l’impression d’avoir un tableau de pour et de contre. Cependant, la balance ne semblait pas pencher en faveur de l’un ou de l’autre, même si Olivier Bossard dit lui-même avoir investi dans les bitcoins. À la fin de cette bande dessinée, je ne suis pas sûre d’investir dans les bitcoins, encore trop d’inconnus, et vous, qu’en pensez-vous ?

En bref, c’est un cours sous forme de bande dessinée : bonne ou mauvaise idée ? J’ai appris plus de choses en lisant cette bande dessinée qu’en première S en cours d’économie. Cette simple phrase me permet de dire « bonne idée ». Je ne serais pas contre une BD “économie pour les nuls de l’auteur”. Ces exemples illustrés sont parlants et permettent quand même d’appréhender les concepts, mais les acronymes et les comparaisons m’ont parfois perdue en cours de route. 

Note : 3.5 sur 5.

D’autres avis :

4 réponses à “La Grande aventure du bitcoin et de la blockchain d’Olivier BOSSARD & Maud RIVIERE”

  1. Avatar de Les Mots de Mahault

    Je l’avais repéré ce titre, en me disant que ça pourrait être pas mal pour mieux saisir le sujet mais tu confirmes les craintes, à savoir que certains passages peuvent se montrer ardus ! À voir donc.

    1. Avatar de Les paravers de Millina

      Après ce n’est pas du tout mon cursus et je suis assez hermétique à l’économie, je comprends les principes mathématiques, d’après les gens avec qui j’en ai parlé. J’ai d’après eux quand même réussi à en sortir les grandes lignes 😀 soit 15% de la bande dessinée. Peut-être un emprunt en médiathèque histoire d’en avoir pour ton argent 😀

  2. Avatar de Justin Busch

    J’attends à cet article depuis que vous avez mentionné que c’était dans votre PAL. Je ne suis pas conseiller financier professionnel, MAIS j’ai fondé une entreprise qui développait des modèles des bourses pour les professionnels. (Il a échoué, parce que j’ai mal compris que ces logiciels doivent être développés par les conseillers ; c’est un trop grand risque pour eux de les acheter.)

    Alors, ce que vous dirais, c’est que je suis 100 % contre. J’ai gagné un petit peu d’argent avec Chainlink, une cryptomonnaie censée être utile pour faire des contrats qui dépendent de certaines conditions dans le monde réel. Mais, je ne croyais JAMAIS à ces monnaies. Le plus grand problème, c’est qu’ils ne représentent aucune activité économique, sauf pour le grand volume d’échanges. Très peu d’objets réels sont achetés avec ces monnaies, et tant qu’ils sont traités comme des actions au lieu de monnaies, ce sera le cas. Aucune entreprise peut accepter paiement pour une voiture ou une maison avec une monnaie qui peut baisser de valeur.

    Un autre problème, c’est que beaucoup de leurs termes sont compliqués pour vous rendre perplexe, pas parce que le sujet est difficile. Par exemple, et pardonnez-moi pour ne pas connaître les traductions françaises, ces gens parlent de « Total Value Locked ». Ça veut dire n’importe quoi. Absolument n’importe quoi. Au point où il signifie la quantité de $/€ investie, « Assets Under Management » ou « Market Capitalization » étaient déjà des idées bien connues. Les aficionados de cryptomonnaies inventent de nouveaux mots pour de vieilles idées pour donner l’impression qu’il y a de nouvelles choses où rien n’a changé.

    Ils méprisent souvent les vieilles institutions, mais il y a une raison pour laquelle on voit encore et encore des trucs comme FTX, Celsius, Three Arrows, etc. — ils ne comprennent pas pourquoi les règles et les processus existaient avant. Il a fallu 2 eons de comptabilité pour arriver au système moderne. Quand je vois des prêts qui promettent des taux d’intérêt de 100x les banques, le « DeFi », j’ai la nausée, car ils marchent seulement quand tous les prix augmentent.

    Désolé pour le très long commentaire, mais c’est un sujet où je suis très passionné et je n’aime pas voir des gens souffrent à cause d’escrocs comme FTX.

    1. Avatar de Les paravers de Millina

      Sans aller autant dans les détails, je te rejoins sur une chose. L’idée de départ me paraît bonne. Si au début ça pouvait se dire non influencable le système a peu à peu changer de forme pour devenir une sorte de bourse numérique (loin de la volonté de départ) ainsi les banques et sociétés privés ont investi et on manque de visibilité sur l’avenir de cette monnaie. Comme toi c’est ce dernier point non négligeable qui me laisse très soupçonneuse. 😀 Tkt, quand on est passionné c’est toujours comme ça 😀 En tout cas merci pour ton commentaire qui vient enrichir mon blog et qui sait peut être prévenir certaines personnes 😀

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Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)