Miss Fisher S2 de Deb Cox et Fiona Eagger

Mon avis

Alors cette saison, si je peux dire, est encore meilleure que la première. Elle comporte également 13 épisodes, mais là, ce qui est bien, c’est que nous n’avons plus d’épisodes « fil rouge » avec des théories complotistes. 

Les épisodes ne présentent plus de continuité entre guillemets d’une enquête à l’autre. C’est tant mieux. Miss Fisher est élégante en Indiana Jones féminin. Cependant, l’intrigue fil rouge de la première saison était trop tarabiscotée.

Cette saison marque un tournant. Elle regroupe des investigations pures et dures, avec des thématiques bien différentes d’un épisode à l’autre. Elle ne perd rien en drama. 

L’évolution des relations entre les personnages est toujours aussi croustillante, notamment celle entre Hugh Collins et Dorothy Williams. Ils sont tellement tendres et mignons, ils progressent lentement, mais sûrement vers quelque chose de beaucoup plus sérieux. Être spectateur de leur rapprochement ainsi que leurs petites scènes de jalousie, c’est cocasse, piquant et touchant. 

L’esprit moderne d’Hugh est mis à dure épreuve. Dorothy a évolué aux côtés de Miss Fisher. Elle ne se voit plus comme juste une femme au foyer. Dorothy veut se marier sans laisser son rôle d’assistante auprès de Miss Fisher. Elle est épanouie et compétente dans son rôle. Quand elle en fait le constat et qu’elle s’en ouvre à l’officier Collins, celui-ci se montre obtus et buté. Il est à l’image de l’homme de l’époque. Dorothy a beaucoup de contradictions avec l’église, mais son esprit s’ouvre. Elle n’est pas un modèle parfait, elle fait des erreurs notamment avec sa sœur. Les scénaristes continuent de la faire évoluer. 

En parallèle, Miss Fisher, cette femme à hommes, s’assagit. Effectivement, une lueur incandescente s’allume dans son regard quand celui-ci se pose sur l’inspecteur Jack Robinson. Attention, elle n’arrête pas non plus ses frasques, mais elles s’espacent. Elle reste une femme libre en amour comme chez elle. Pourtant, le regard de Jack sur elle ne la laisse pas indifférente, même si elle lutte de toutes ses forces contre l’attachement, elle y cède parfois aussi. L’ambiance est ardente, malgré quelques vagues de froid. La tension s’invite. 

Si l’on parlait des différents épisodes de cette saison. 

On commence par la petite mort, impliquant l’ancien divisionnaire Georges Sanderson, et ex-beau-père de Jack. Georges Sanderson est suspecté de l’assassinat d’une call-girl. L’ex-femme de Jack le supplie d’intervenir et de sauver son père de cette mauvaise posture. Pour Miss Fisher, Jack est partial. Cela risque de jouer en sa défaveur. Elle n’est pas le moins du monde convaincue de son innocence. 

Bienvenue dans le monde de la nuit et des belles de nuit ! 

Cet épisode nous apprend beaucoup sur la prostitution, ainsi que les clubs sont illégaux. Le jour, les policiers et magistrats combattent ces fléaux. La nuit, pourtant, ces mêmes policiers et magistrats les fréquentent. Est-ce le cas du commissaire divisionnaire ? Jack refuse cette option. Miss Fisher creuse en ce sens. Miss Fisher s’amuse du puritanisme du commissaire guindé, tout en endossant le rôle de Belle de nuit ; une femme fatale et scandaleuse. Cet épisode est aussi l’occasion d’avoir plus d’informations sur la famille de Dorothy. Effectivement, une des sœurs de Dorothy, Mel, est elle-même une belle de nuit. Mel a engagé miss Fisher. Dorothy a évolué, mais pas assez pour accepter le métier de sa sœur. Dorothy a envie d’être indépendante, mais elle ne conçoit pas que l’indépendance puisse s’acquérir en vendant son corps. Elle a des croyances profondément ancrées en elle. Elle a de grosses difficultés à s’en défaire. Et on le voit bien dans cet épisode-là. 

Le second épisode « esprit, es-tu là » évoque le stress post-traumatique ainsi que l’après-Première Guerre mondiale. L’épisode explore les différents corps de métiers exercés par les hommes pendant la guerre, car en plus des soldats, il y avait aussi les ambulanciers. Burt et Cesse sont plus sur le devant de la scène. Burt considère les ambulanciers comme des vautours et des pleutres. Pour le coup, Burt prend une leçon magistrale. Mérité ! 

Direction le bord de mer, avec tante Prudence, pour une plongée dans la société ravagée par l’alcool de contrebande, c’est un épisode olé olé avec des histoires de galons anciens, de piraterie et de trésors retrouvés. Cet épisode est l’occasion de parler de l’alcool et de la position de la société vis-à-vis de ce fléau.

La saison enchaîne avec « Poids lourd, poids plume« . L’épisode s’articule autour de la guerre des gangs qui a lieu à Melbourne entre les Woolpackers et les Portsiders. Ce sera l’occasion pour Hugh Collins de prendre les gangs de boxe et nous offrir un beau torse en marcel et un beau match. J’ai été ravie de découvrir un autre aspect de sa personnalité pour le moins surprenant. 

La série continue sur la thématique du sport avec l’équipe de rugby d’Abbotsford, leur joueur fétiche est assassiné. L’enquête se dirige automatiquement vers l’équipe adverse West Melbourne. Le rugby est un sport national très suivi, chaque personnage soutient soit l’une ou l’autre des équipes. L’enquête est loin d’être impartiale. 

Nous avons aussi un tournage d’un film sur l’Égypte antique, mais surtout dans comment étaient tournés les films à l’époque ? Un film ou le muet laissait petit à petit la place au son. Un épisode riche en décors broderie et paillettes. C’est l’occasion également de découvrir l’industrie du cinéma et ses requins. Cet épisode est truculent et cocasse. 

Connaissez-vous Miss Fisher et son amour de la vitesse ? Rien que l’idée « de monter dans l’hispano de Miss Fischer » donne quelques frissons à notre chère Dorothy. Celui-ci est un de mes préférés, car il est très féministe dans ses propos. L’émancipation de la femme ainsi que son indépendance semblent être le mot d’ordre de ce tome. La bataille n’est pas toujours égale et les hommes sont prêts à tous les coups. Miss Fisher, croyez-le ou non, est prête à mordre !

Celui qui remporte la palme d’ordre se passe à Noël. Noël en été, l’auteure s’est grandement inspirée des « 10 petits nègres » d’Agatha Christie. C’est l’occasion de retrouver nos couples favoris et de sentir la tension et la passion derrière les événements tragiques et la pluie de cadavres. 

Voilà pour cette saison 2, elle est forte en émotion, ultra plaisante, les personnages évoluent et dans le bon sens.

Parlons de deux personnages secondaires peu cités, mais digne d’intérêt.

J’ai adoré les apparitions de Mac et les quelques épisodes qui concernent son milieu professionnel, un milieu d’homme. J’adore son personnage caustique, intelligent, piquant. Elle donne la réplique à Miss Fisher avec un ton pince sans rire. Elle vise et fait mouche. 

Monsieur Butler est de très bons conseils et un homme de maison. Il est l’âme de la maison. Sans lui, elle ne roulerait pas comme sur des roulettes. Malgré son air policé, il a accepté sans lever un sourcil le mode de vie dissolue de Miss Fischer. Il s’est finalement attaché à cette diablesse scandaleuse, néanmoins très attachante. 

En résumé

Cette saison de Miss Fisher est encore meilleure que la première, avec des intrigues distinctes à chaque épisode. Les relations entre les personnages évoluent, notamment Hugh et Dorothy. Miss Fisher s’assagit mais reste libre en amour. Chaque épisode offre une immersion passionnante dans différentes thématiques. Les personnages évoluent de manière convaincante.

Notation

Note : 6.5 sur 10.

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