Cher(e) loulou,
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Mon avis
Cette relecture est un vrai retour aux sources. Pourtant, une relecture peut parfois être une déception ou simplement moins marquante que la première découverte. Bizarrement, j’en avais peur et j’ai abordé ce tome avec une certaine appréhension. Est-ce elle qui a quelque peu terni mon ressenti au début ? Qu’est-ce que c’est compliqué d’écrire cette chronique !
Cette lecture m’a tout de même fait sourire et a réveillé de nombreux souvenirs. J’ai d’ailleurs compris pourquoi j’avais commencé à appeler mes cousines « ma vieille ». Un tic de langage de Salim… Un souvenir que je me suis empressée de partager avec elles. Petit retour en arrière ! Mes cousines détestaient ce surnom, alors que moi, je l’adorais.
Ces moments de complicité retrouvés entre Camille et Salim, cette alliance entre deux enfants issus de familles dysfonctionnelles, font partie des éléments qui m’ont le plus marqué dans ce premier tome. Finalement, il ne fait que poser les bases d’un univers bien plus vaste et magique. La quête s’annonce périlleuse et, surtout, ce n’est pas Camille que l’on attendait dans le rôle de l’héroïne.
Pourtant, je me suis moins reconnue en Camille cette fois-ci. Son arrogance m’a davantage agacée. Heureusement, Salim et les événements de la fin du tome m’ont rappelé pourquoi j’aimais tant cette saga. Cette magie du dessin, capable de donner vie à tout ce qui est imaginé, reste une idée brillante. C’est un concept où la fantaisie semble ne connaître aucune limite. Camille possède un véritable don : comme pour les études, le dessin et sa magie lui viennent avec une facilité déconcertante.
En face, les monstres qu’ils affrontent sont retors et disposent de nombreux avantages. Il fallait bien une némésis à la hauteur.
Je ne me souvenais pas non plus d’un vocabulaire aussi riche pour une œuvre jeunesse. Cela ne m’a pas perdue, loin de là, mais je pense que le mélange entre mes attentes, sans doute un peu trop élevées, et ma fatigue du moment explique pourquoi j’ai eu du mal à entrer pleinement dans l’histoire. En revanche, à l’approche de la fin, l’immersion était presque totale.
En bref,
Relire un livre, c’est parfois découvrir qu’il ne nous procure plus exactement les mêmes émotions. Il y a eu un léger sentiment de déception au début, vite contrebalancé par le plaisir des retrouvailles. Comme souvent avec Pierre Bottero, la fin est suffisamment addictive pour donner envie d’enchaîner. Ce premier tome reste très introductif, et c’est sans doute ce qui m’a le plus freinée.
Note
Citation
« Tu pourrais y mettre du tien ! s’indigna-t-il. Je suis sûr que c’est possible. Tiens, regarde, je vais essayer.
Salim s’arrêta et, sous le regard étonné de Camille, se prit le front entre les doigts. Il ferma les yeux, feignant de se concentrer intensément.
Camille s’apprêtait à lui lancer une boutade lorsqu’un bruit se fit entendre, d’abord faible et distant,
puis de plus en plus fort. Ils aperçurent bientôt une charrette qui s’approchait lentement. Salim sauta en l’air.
– Tu as vu, ma vieille, moi aussi je suis un sorcier du Dessin !
Camille lui donna une tape sur l’épaule.
– Jalouse, cria Salim en riant, ce n’est pas par la violence que tu triompheras de ma puissante magie africaine. »
Synopsis

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Temps de lecture
Bonne lecture !


