Cher(e) voyageur(e),

Citation :

« — Avez-vous quelque chose contre les tenues flatteuses ? demanda-t-il, sincèrement consterné.

Les yeux de la Furie s’embrasèrent.

— Ma robe est très à la mode !

— Mais elle ne vous avantage pas du tout, rétorqua-t-il franchement. Même une nuance plus sombre de bleu aurait été préférable. Vous ressemblez à un parapluie à moitié ouvert !

— Oh ! vous êtes exécrable !

Miss Bennet leva le bras et arma le poing.

— Lâchez-moi ou je vous frappe.

— Vraiment ? »

Jamais avec le vicomte !
Caroline Linden

Mon avis :

Depuis le temps que je voyais le nom Caroline Linden, j’avais bien envie de me lancer dans son univers. « Jamais avec le vicomte » propose une histoire à la Bridgerton. Elle est croustillante à souhait. Attention, cependant, elle est déjà parue aux éditions J’ai lu « Infréquentable vicomte ».

Joan Bennett est une jeune lady grande avec des formes. Elle n’est pas moche, mais pour les canons de beauté de l’époque, c’est une girafe. Elle ne peut trouver un partenaire de danse qui soit aussi haut qu’elle. Et comme elle n’a pas sa langue dans sa poche, si sa taille ne fait pas fuir ses messieurs, son piquant leur fait prendre la poudre d’escampette. Croyez-moi, c’est un moyen très efficace de faire fuir les importuns. Joan a 24 ans et plusieurs bancs de salle de bal à son actif. Pour elle, son avenir est limpide, elle sera vieille fille. Elle s’occupera de ses parents et sera la risée de ces dames. Contrairement aux veuves, la société attend des vieilles filles pudeurs et chasteté. Joan a pourtant un goût prononcé pour un certain ouvrage « 50 façons de pêcher ». Vu le titre, ce n’est clairement pas pour les chastes oreilles ! Mais chut ! c’est un secret, une rébellion secrète et inavouable. Ce personnage féminin m’a beaucoup plus, c’est un mélange de femmes savantes et légèrement licencieuses qui est détonnant. C’est comique et j’ai ri plus d’une fois en suivant ses pensées. Elle a du piquant. Et elle a trouvé un adversaire à sa hauteur. 

Tristan est le tyran de son enfance et le meilleur ami de son frère. Il fait une apparition indésirable sur le pas de la porte de la demeure de son frère. Cet homme n’a même pas la décence de mettre une chemise avant d’ouvrir la porte. C’est un régal pour les yeux, mais tout de même la bienséance. Joan est déstabilisée par cette apparition, mais cela ne l’empêche pas d’aller tirer son frère du lit et de lui soutirer une promesse. Elle a gagné une heure de liberté sans chaperon dans les rues de Londres en échange de son silence et d’une signature. Elle a encore réussi à avoir son frère. Celui-ci est contraint d’assister à des bals, sa mère voudrait bien qu’il se marie. Cependant, une fois remis de ce réveil brutal et douloureux, Douglas Bennett réalise sa bêtise. Il envoie Tristan à la poursuite de sa sœur. Tristan la suit, ce qu’il découvre, la laisse perplexe.  

Si Joan est son impertinence m’ont beaucoup plu, Tristan est son sens de la mode et ses remarques brutes de décoffrage m’ont fait sourire. L’auteure montre clairement qu’il n’y a pas de méchanceté dans ses intentions. Et puis, le fait que les hommes puissent s’intéresser à la mode des femmes sans forcément être homosexuel est une thématique intéressante et encore peu présente dans la littérature sentimentale. Tristan a un esprit libre, canaille et irrévérencieux. Il m’a tour à tour agacé, fait sourire et attendrit. Cette thématique m’a un peu fait penser à certaines comédies romantiques où l’héroïne subit un relooking. Cependant, l’inconvénient dans ses comédies était de sexualiser la femme, et de la faire correspondre à une mode de femme fine, digne des magasines. Pour Joan s’est plutôt trouvée une mode qui lui convienne et qui lui redonne confiance en elle. C’est un message positif et puissant.

Caroline Linden a une plume addictive et pleine d’émotions. Elle porte notre duo. Ils ressortent au détriment des personnages secondaires, mais ce n’est pas gênant, il reste attachant. La tante Évangeline se démarque également, elle vaut le détour et je ne serais pas contre un petit hors série ou même un roman. 

En bref, j’ai adoré cette romance. Elle ne manque pas de piquant. Joan comme Tristan sont touchants. Elle est belle, mais elle ne correspond pas au canon de beauté. Il est séducteur, canaille, mais manque cruellement de savoir vivre. Ils vont s’apprivoiser et le mélange est attendrissant.

Note : 5 sur 5.

Lu dans le cadre du #coldwinterchallenge pour le menu #magiedenoel sous catégorie #coupedechampagne

4 réponses à “Jamais avec le vicomte de Caroline LINDEN”

  1. Avatar de Céline

    Moi qui ne suis pas très romance, je dois dire que là ça me tente pas mal 🙂

    1. Avatar de Les paravers de Millina

      Oh alors j’ai réussi un bon tour de force 😉 je suis contente.

  2. Avatar de Nette Pierre de Lune

    Ce roman à l’air très bien ! 📝📚

    1. Avatar de Les paravers de Millina

      Très addictif et franchement très plaisant !

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Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)