Fragment en guise de mise en bouche :

– Ce n’est pas juste, dit Moïse.
– C’est vrai, petit, mais la vie est comme ça. Quand on
est jeune, on désire de toutes ses forces construire un
monde meilleure, en finir avec les injustices et les
inégalités, mais, au bout du compte, nous nous
contentons de survivre. Mais je ne veux pas vous
décourager. Malheur au monde si chaque génération ne
rêve pas de le changer !

– C’est une terre d’opportunités, c’est certain. Il y a beaucoup à faire, les gens s’intègrent rapidement et sont aidés par leurs communautés, mais les politiciens et les puissants se gardent toujours la meilleure part du gâteau.

– Ce n’est pas juste, dit Moïse.
– C’est vrai, petit, mais la vie est comme ça. Quand on est jeune, on désire de toutes ses forces construire un monde meilleure, en finir avec les injustices et les inégalités, mais, au bout du compte, nous nous contentons de survivre. Mais je ne veux pas vous décourager. Malheur au monde si chaque génération ne rêve pas de le changer !

Mon avis :

L’auteur Mario Escobar m’avait contacté sur Instagram pour me parler de son roman disponible sur Netgalley. J’ai été plutôt flattée par sa démarche. Le thème me parlait bien et puis pour une fois, l’histoire se passait en France. J’ai tellement entendu parler des Justes, j’avais bien envie de les voir en action. Donc oui, encore un livre sur la Seconde Guerre mondiale, rien ne m’arrête. Cette fois, l’on suit deux enfants dans la fuite. Ces deux frères, Jacob et Moïse, ont su s’insinuer dans mon cœur, quel courage… Jacob est l’aîné, il est responsable de Moïse. Leurs parents les envoient chez leur tante pour échapper plus facilement à la police et aux Allemands. Seulement, c’est sans compter sur la concierge qui est comment dire aigri, elle les dénonce. Il se lance alors dans une course poursuite sur les toits de Paris. Ils sont séparés de leur tante et arrêtés. Ils sont parqués dans un terrain de sport en attendant la déportation. Jacob n’est pas prêt à baisser les bras. Il a l’intention de fuir avec son frère vers le sud de la France pour rejoindre ses parents. Vont-ils réussir à retrouver leurs parents ? Mais réussiront-ils à arriver en France libre ? Deux petits garçons d’une dizaine d’années peuvent-ils réussir un si long voyage ? Arriveront-ils ensemble dans les bras de leurs parents ?

Heureusement, ce roman est plutôt bon enfant et facile à lire. Le récit manque par contre d’un peu de légèreté ou plutôt d’air _ de dialogue _. La plume semble aussi un peu hésitante, peut-être est-ce dû à la traduction. Cette histoire est basée sur des témoignages et des documents ainsi que des photos (cf. à la fin du livre). J’ai eu parfois un peu de mal à croire à cette histoire, car elle semble trop facile, mais c’est sans compter sur la chance et le fait que ce sont des enfants attendrissants. J’avais quand même envie d’y croire. Les gens leur tendent la main. C’est beau. Ça renouvelle ma foi dans le genre humain surtout que ces Justes s’inspirent de personnes ayant existé. Ce sont des hommes et des femmes de tout âge qui ont tendu la main au risque de leur propre vie et celle de leur proche. Le courage de ces gens me laisse coite et m’interroge. Est-ce que j’aurais tendu la main à ces deux jeunes garçons malgré les risques encourus ?

 Tout ça pour dire que la plupart des personnages qui croisent leur route valent le détour. Un habitant en particulier m’a beaucoup touché. Il s’est attaché aux parents de ses petits gars et laissé attendrir par ces deux bouts de chou. 

En bref, ce récit est quant à lui documenté, plein d’espoir, de beaux gestes et d’autres moches. C’est une bonne lecture.

Un autre super avis un peu plus enthousiaste : Le boudoir du livre.

Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)