L’appel de la forêt & Croc blanc de JACK LONDON

Cher.e.s voyageur.e.s,

Ça fait un petit bout de temps que la mini chronique de L’appel de la forêt repose dans mes brouillons. J’ai décidé de l’en sortir et de vous faire une mini chronique sur Croc Blanc aussi. Cela fera deux mini chronique en une. 😀

L’appel de la forêt :

Fragment de livre en guise de mise en bouche :

« Il apprit sans peine à se battre comme les loups, que ses aïeux oubliés avaient combattus jadis. Dans les nuits froides et calmes, quand, levant le nez vers les étoiles, il hurlait longuement, c’étaient ses ancêtres, aujourd’hui cendre et poussière, qui à travers les siècles hurlaient en sa personne. Siennes étaient devenues les cadences de leur mélopée monotone, ce chant qui signifiait le calme, le froid, l’obscurité !
C’est ainsi que la vie isolée de l’individu étant peu de chose, en somme, et les modifications de l’espèce laissant intacte la continuité de la race, avec ses traits essentiels, ses racines profondes et ses instincts primordiaux, l’antique chanson surgit soudain en cette âme canine et le passé renaquit en lui. »

Mon avis :

Un joli petit livre !
C’est une bonne lecture, elle est rapide et prenante.
Buck est attachant et drôle et en même temps, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu peur pour lui. Il fait face à l’adversité avec courage. C’est une ode à la liberté et à l’amitié. Le seul point négatif est que le roman est un peu court. Je me suis attachée au personnage mais la fin rapide m’a un peu coupé l’herbe sous le pied.

Note : 4 sur 5.

Croc blanc :

Fragment de livre en guise de mise en bouche :

« Sa descendance de l’espèce loup était directe, mais il différait de ses frères et sœurs dont la fourrure trahissait déjà la teinte rouge qui était un héritage de leur mère. Lui, au contraire, tenait entièrement du père. Il était le seul louveteau gris de la portée et n’avait d’autre différence avec Un-Œil que de posséder ses deux yeux au lieu d’être borgne.
Avant que ses yeux se fussent ouverts, c’est par le toucher que le louveteau acquit la première notion des êtres et des choses. Il connut ainsi ses deux frères et ses deux sœurs. En tâtonnant, il commença à jouer avec eux sans les voir. Déjà aussi il apprenait à gronder et son petit gosier, qu’il faisait vibrer pour émettre des sons, semblait grincer lorsqu’il se mettait en colère.
Par le toucher, le goût et l’odorat, il connut sa mère, source de chaleur, de fluide nourriture et de tendresse.  »

Mon avis :

Une très bonne lecture !

J’avais eu un sacré coup de coeur quand je l’ai lu vers 13-14 ans. J’ai été bouleversée, pleurée à chaudes larmes. Je voulais partager cette lecture avec ma petite soeur. En plus, il y a un loup, et elle est vraiment fane de mes hululements.

Sa plume se lit facilement, sans accroche. Le vocabulaire est assimilable facilement.

J’ai beaucoup aimé cette lecture mais elle est loin d’être aussi mouvementée au niveau émotionnel que dans mes souvenirs. Certes, c’est triste mais pas de larmes à l’oeil.

  • Hypothèse, pour expliquer cela comme c’est une lecture à haute voix, j’avançais lentement (1 chapitre par soir que le week end). Du coup, aussitôt dedans et aussitôt sortie !

Seulement, j’ai retrouvé cette solitude, ce côté dépaysant de l’Alaska, des balades en chien de traineau, les forêts enneigées…

Autre livre chroniqué de l’auteur :

J’aime beaucoup sa plume et vous ?

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