Fragment de livre en guise de mise en bouche :

Le soleil était déjà couché quand une silhouette se glissa le long d’un sentier, éclairée par les dernières lueurs du jour. La ravine du Bernica était étroite, impressionnante avec la végétation dense qui envahissait l’espace encaissé, mais il n’y avait pas très longtemps à marcher avant d’atteindre le bassin Pigeon dans lequel se jetait une petite cascade. Le lieu constituait une destination de choix pour les dames qui cherchaient un peu de fraîcheur sans avoir à entraîner tout un équipage dans les Hauts de Saint-Paul.

La jeune femme marcha d’un pas vif. Elle portait des chaussures plates en cuir fin, assorties à la simplicité de sa toilette : un corsage blanc, un jupon de la même couleur et une jupe en coton beige. À cette heure, il lui était arrivé plus d’une fois de surprendre un ondin qui lézardait au bord de l’eau. Ce soir-là, cependant, elle ne croisa ni homme ni diwa. Elle s’assit sur un gros rocher, rassemblant ses vêtements pour éviter de les traîner dans la terre.

Mon avis :

Je ne vous ferai qu’une mini chronique car c’est difficile d’en faire une longue quand on n’a lu que le tiers. Je vais essayer de mettre en exergue les points positifs comme les négatifs car j’ai quand même hésité un certain temps avant d’abandonner.
Eh oui ! J’abandonne, je ne peux continuer une lecture où je ne m’y retrouve pas : que ce soit dans les personnages ou dans l’univers. C’est dommage car il y avait de bonnes idées, mais malheureusement l’auteure fait le choix d’introduire un monde, des créatures sans explications et du coup pour ceux qui ne connaissent pas, c’est loupé. Effectivement, je pense qu’un glossaire aurait nettement aidé mon immersion dans l’univers. Pour ce qui est des personnages, ils ont un côté contestataire à la Jane Austen ou Charlotte Brontë mais il manque ce petit quelque chose qui suscite l’empathie du Lecteur. Un personnage seulement m’a intriguée : Fimm, elle est très particulière, mystérieuse, c’est un peu la porte vers l’inconnu. C’est pour elle que j’ai hésité. L’auteure a su piquer ma curiosité et la rendre attachante. Mais ma lecture était vraiment trop laborieuse (10 pages par jour).
La plume de l’auteure est belle et travaillée, même fluide. Cependant, l’intrigue est un peu trop brouillonne. Je n’arrive pas à y trouver mes marques.

5 commentaires sur « La dernière fée de bourbon d’OPHÉLIE BRUNEAU »

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