Mon avis :

C’est un coup de cœur, merci, les blabla de Tachan et l’Apprenti Otaku pour leur article dithyrambique sur cette nouvelle œuvre de Daruma Matsuura. Un gros reproche fait sur sa saga Kasane était une couverture magnifique, mais les dessins à l’intérieur étaient en dessous. Elles en jetaient, augmentant les attentes du lectorat. Cette déception pour ma part a été vite balayée par le magnétisme de Kasane quand elle monte sur les planches. Elle est lumineuse. 

La danse du soleil et de la lune n’a pas ce défaut. La couverture est le reflet de la qualité des dessins à l’intérieur. Effectivement, Daruma Matsuura et son équipe ont fait un bond en avant. Leur dessin et leur trait gagnent en finesse, donc aussi en nuance. Konosuke ressemble à Kasane au niveau du dessin, car c’est un personnage plus brut. Sa femme quant à elle est sublime, vaporeuse, légère et rayonnante. Le contraste est saisissant. Cette différence de trait vient renforcer l’aura de mystère qui entoure sa femme. Comment une créature comme elle, qui pourrait avoir tous les hommes à ses pieds, peut-elle choisir un pauvre bougre comme Konosuke ? Elle est tellement belle qu’elle ne semble pas humaine. Peut-être ne l’est-elle pas ? 

Konosuke est un homme, fils de samouraï. Il a été élevé par un père qui le dénigrait à cause de sa malédiction. Effectivement, Konosuke ne peut s’approcher d’un objet en métal sans que celui-ci le fuit, se tordre, se recroqueville. C’est un comble pour un samouraï et une vraie malédiction, car qui veut d’un samouraï avec un sabre de bois. Qui serait prêt à lui payer une solde pour service rendu ? Comment peut-il simplement vivre dans ces conditions ? Au énième refus, la énième humiliation, Konosuke ne tient plus. Il a envie d’en finir. Il ne manquera à personne. Il rendra un grand service, il leur enlèvera une épine du pied en se supprimant. C’est avec des pensées de ce genre qu’il s’approche de la rivière. Il se lance. Il tombe, se noie et revoit sa mère et la mort de celle-ci. Se noyer, est-ce une mort digne d’un samouraï ? Non, il ne veut pas mourir. Qu’est-ce que ce bruit ? Une voix qui l’appelle. Elle est douce, mais à qui appartient-elle ?

Une jeune femme l’a sauvée. Elle est belle. Elle lui fait une proposition indécente. Elle veut devenir sa femme. Quelle demande étrange ! Pourquoi lui ? Qui est-elle ? Konosuke m’a ému. Daruma Matsuura montre à travers ce personnage une fibre empathique. Cette fibre m’avait manqué dans Kasane. Je n’ai jamais été en empathie ou résonance avec Kasane comme je l’ai été avec Konosuke. La mangaka lui donne vie avec sa mélancolie, son abattement, l’absence de goût, l’impression que tous les jours se ressemblent et que les autres ne sont que mesquinerie. Il a une tendresse pour ce vieil homme qui ne l’a jamais lâché. Une relation belle et simple, mais a-t-on vraiment besoin de plus ?

Sa femme est un personnage fort. Certes, elle est belle, cependant, elle sait s’imposer avec douceur et ténacité. Elle est une force tranquille. Elle force Konosuke à changer de perspective et à se voir autrement.

En bref, ce début de saga est vraiment très prometteur. Ce manga est magnifique visuellement, magique et légèrement fantastique dans un univers médiéval. J’ai hâte d’en connaître un peu plus sur l’épouse de Konosuke.

Note : 5 sur 5.

D’autres avis : Pierrickola, Tachan, Calou-Maë, Yoda Bor et Les voyages de Ly

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Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)