Coucou les loulous,
Je suis chez ma tante et le rythme, c’est un film par soir. Hihi, je n’ai plus l’habitude, je suis plutôt team séries. Clairement, ça donne envie de changer mes habitudes. Un film par soir, c’est peut-être un peu ambitieux, surtout quand il faut les chroniquer ensuite… ou alors je lâche un peu de lest sur les chroniques, et tant pis. Je me sens moins à l’aise pour parler cinéma que pour chroniquer des romans, même si j’adore partager mon avis. L’avantage, c’est que les films touchent un public plus large. Bref, c’est en réflexion. En tout cas, cette année, je compte bien rentabiliser mon pass UGC, contrairement à l’an dernier !
Pour le contexte du choix
Je parlais à ma tante de ma lecture en cours, La pure vérité de Jodi Picoult. Ce roman lui a rappelé un film qui se déroule lui aussi au sein d’une communauté amish, avec une intrigue policière. Les deux œuvres ne sont pas identiques, mais elles se font écho.

Mon avis
Il s’agit de Witness, un film des années 80 qui met en scène un jeune garçon amish, témoin d’un meurtre. Samuel et sa mère Rachel voyagent en train pour rendre visite à de la famille. Lors d’une correspondance, tout bascule : Samuel, parti aux toilettes, assiste à un assassinat. Au lieu de rentrer chez eux, ils doivent rester pour faire leur déposition. Même si la justice américaine n’est pas celle de leur communauté, ils doivent s’y soumettre. L’inspecteur John Book, chargé de l’enquête, veut obtenir un portrait-robot.
Mais les révélations du petit Samuel mettent tout le monde en danger. Le meurtrier n’est pas un voyou ordinaire : c’est un policier corrompu, respecté et bien placé. John Book comprend vite que l’affaire dépasse le simple fait divers. La corruption pourrait remonter plus haut.
John Book n’est pas un saint. Confronté à Rachel, à sa foi et à ses principes, il voit ses certitudes ébranlées. La police de l’époque n’était pas exempte de violence ni de zones d’ombre. Il va même jusqu’à loger Rachel et son fils chez sa sœur… prostituée. Certains y verront une touche d’ironie, d’autres un manque de délicatesse. Je n’ai pas réussi à trancher.
La communauté amish est dépeinte comme simple et solidaire, mais aussi très codifiée. Les femmes y ont peu de liberté. Pour homme comme femme, la moindre faute peut mener au bannissement. L’esprit communautaire peut séduire, mais l’absence d’électricité, le confort minimal et les sanctions définitives interrogent.
Comment un homme façonné par la violence peut-il survivre dans un monde qui la rejette ? John Book, blessé, doit se cacher chez les Amish. Son statut de policier, dans un univers où seule l’autorité religieuse compte, crée un contraste fort.
J’ai d’ailleurs trouvé les anciens un peu en retrait pour des figures censées diriger la communauté. Peut-être un léger défaut du scénario.
La romance divise. Je la comprends sans y adhérer totalement. Les événements rapprochent, certes, mais on ne défait pas une vie de convictions en quelques jours. Leur lien reste mesuré, presque pudique. Si Hollywood impose souvent une romance, ici elle reste cohérente.
Harrison Ford dégage un charisme fou. Son jeu est sobre, intense. Son duo avec Kelly McGillis fonctionne très bien. Beaucoup scènes se passe de dialogue. Les regards en disent long. Le plus impressionnant, c’est la révélation reste le jeune Lukas Haas, impressionnant de naturel pour son âge.
On peut aussi souligner un casting relativement diversifié pour l’époque, avec des rôles plus nuancés pour les acteurs noirs.
En résumé
Le dénouement est assez attendu, mais l’utilisation des codes et des contraintes de la communauté amish rend l’intrigue prenante et efficace. Un film solide, porté par des acteurs charismatiques et une atmosphère marquante.
Notation
Synopsis

Résumé en image






Merci et tu es tentée ?
Je ne connais pas ce film. Bon week end