Cher(e) loulou,
C’est la première fois que je participe à un prix littéraire. Il s’agit d’un livre de la sélection du Prix Relay. Je ne savais même pas que ce prix existait jusqu’à aujourd’hui. J’ai eu le plaisir d’être sélectionnée et de faire partie du jury. Quand j’ai reçu le paquet et les livres, je me suis demandé si j’avais bien fait. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces livres me sortent complètement de ma zone de confort. Puis, j’ai laissé mes a priori de côté et je me suis plongée tête baissée. Je me suis engagée donc on va les lire. J’ai alors décidé de commencer par le plus gros pavé. Celui de Sophie Divry.
Table des matières
Mon avis
Sophie Divry nous offre deux points de vue : deux personnages quarantenaires avec des questions existentielles sur le travail, le bonheur, mais aussi célibataire avec des passages à vide. Tous deux ont différents moyens de lutter contre cette solitude qui les accablent.
Bastien est un inspecteur du travail. C’est étonnant et original, d’avoir choisi ce milieu professionnel. Personnellement, je ne le connaissais pas du tout. L’auteure commence par nous expliquer en quoi cela consiste. J’ai eu peur lors des premières lignes, mais comme elle parle de l’expérience de Bastien. Cela devient vite passionnant. Effectivement, ce travail existe, mais leur possibilité d’intervention est réduite. Ils peuvent faire état de maltraitance d’employé avec preuve à l’appui.
Pourtant, un dossier bien étoffé peut rester sans suite. Cette impuissance fait grimper la frustration de Bastien. Cela contribue à son mal-être. C’est parfois trop dur à gérer. L’alcool est son meilleur ami. Enfin le deuxième ami, car son meilleur ami est un libraire toujours prêt à l’accompagner avec un verre pour philosopher.
Où tout bascule ?
Bastien est appelé à intervenir dans une usine, car il y a eu une mort dans des circonstances étranges. L’employé est tombé dans une broyeuse. Est-ce une négligence des mesures de sécurité ou un accident ? Bastien est persuadé que la première hypothèse est la bonne. Cependant depuis qu’il s’est rendu dans l’usine, la broyeuse est devenue une vraie obsession. Qui lui arrive-t-il ?
Maia est une journaliste scientifique. Elle travaille au sein d’un journal indépendant. Celui-ci est sur la mauvaise pente. Le moindre faux pas peut lui coûter cher. Elle propose d’interviewer sa tante chercheuse en physique sur les cristaux. C’est un sujet original et différent. Il ne manquerait plus que sa disparitionite frappe. Maïa a tendance à perdre tout ce qu’elle touche.
Ces deux protagonistes n’ont rien en commun, à part un inconfort au travail et une quête de sens. Comment vont-ils se rencontrer ? Quelle est leur histoire ?
Tout est lié aux cristaux. Je peux te dire, cher lecteur, que les cristaux ont une influence addictive presque magique. Ils deviennent une véritable obsession.
Sophie Divry nous offre un bon mélange de genres : contemporain, romance, fantastique, absurde et enquête. Un mélange qui ne te laissera pas indifférent.
Sophie Divry raconte qu’elle écrit sans plan. Elle suit son imagination. Cela se voit. Les rebondissements peuvent paraître très étranges, surprenants sans qu’on tombe dans l’excès et le tirage de cheveux. Cependant, le rendu peut sembler particulièrement percher.
J’ai aussi été touché par la thématique « santé » entre burn-out et addiction. J’ai aimé le discours de l’auteure. L’auteure souligne l’importance d’aider les patients addictes et de les soutenir.
Qu’en est-il des personnages secondaires ?
Le père et la tante de Maia m’ont touché, et plu. Entre le personnage bourru et la tata « Einstein au féminin », j’ai eu mon compte de sourire et d’atomes crochus pour eux deux.
Et Les personnages fards ?
Bastien est mon préféré, il me parait plus au centre de l’action. Son personnage est riche et complexe, loyal et humain. Maia est plus légère, elle vole et papillonne. J’ai eu plus de mal à m’attacher à elle, car plus différente de moi. Pourtant, elle change et son évolution m’a plu.
Conclusion : Ai-je bien fait de sortir de ma zone de confort ?
J’imagine que tu sais déjà ma réponse, cher lecteur ! Je suis heureuse d’avoir eu l’occasion de lire ce livre. Sans le prix, je n’aurais pas pu découvrir et adorer l’histoire de Bastien et Maia. Je me suis plongé à cœur perdu dans leur histoire, dévoré les chapitres. Sophie Divry est à l’image de l’écrivain folle, habitée par ses personnages. Elle embarque son lecteur dans une histoire perchée, mais bien pensée.
Remarque des autres membres du Jury :
Lors des délibérations du prix Extime, certains lecteurs l’ont trouvé long sur les explications scientifiques sur les cristaux. Elles auraient effectivement pu être allégée, je rejoins cette remarque même si cela ne m’a pas gêné. Je tiens à préciser que je n’étais pas une flèche en physique et j’ai pu suivre ses explications.
Note
Citation
« Notre cœur, non pas ce muscle qui nous sert à nous lever chaque jour, mais notre cœur vivant, est comme une ville où coexistent des ruines de différentes époques, des vestiges du couple idéal, des vieilles bâtisses de l’enfance, des amitiés Art déco et d’autres structures oubliées. Notre cœur est fait d’embarcadères et de ruines, mais parmi ces ruines accostent et se construisent jour après jour des sentiments nouveaux, car aucune ville ne reste figée dans la forme où on l’a connue ; aucune ville, ni le cœur des passants. »
Extrait de
Fantastique Histoire d’amour
Sophie Divry
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Synopsis

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Résumé en image

Réel sur instagram:
Il sera dispo en même temps que la chronique, je vous mettrais le lien courant de la journée :
Temps de lecture
Bonne lecture !




Oui pour moi c’est le point fort de ce roman.
ça pourrait me tenter ce mélange des genres 🙂 Et comme le métier m’intéresse, le fait que le protagoniste soit inspecteur du travail est un gros plus pour moi.