Cher(e) loulou,

Mon avis

J’ai craqué pour ce livre au festival du livre de Paris, car la couverture me faisait penser à mon voyage en Égypte. L’auteure a d’ailleurs confirmé qu’elle s’en était inspirée. C’était donc parfait pour continuer mon voyage. En plus, l’auteure l’a si bien présentée avec enthousiasme, je me suis laissée tenter. Ai-je bien fait ?

Oh que oui ! 

Dana B. Chalys a construit un bel univers, désertique avec une ambiance inspirée des « Mille et une nuits ». Ashtiri est une voleuse de haut vol dans la ville de Tyniri. Elle avait le choix entre le vol et la prostitution. Riniri, sa sœur de cœur, a tout fait pour la sauver de la seconde option. Cependant, un de ses vols tourne mal et elle se retrouve captive du Roi d’Ofayne. Que peut bien vouloir un roi d’une simple voleuse ? Certes, elle est une des meilleures dans son domaine. En tout cas, si elle veut sauver Riniri et Senel, elle devra aller au bout de la mission confiée par le Roi. Elle aura pour seul compagnon, le fils aîné du roi, Patihana. Que peut-elle attendre d’un tel allié ? Il a toujours eu une cuillère d’argent dans la bouche. 

Leurs premiers échanges sont acerbes, pleins de préjugés et de mésententes. La hache de guerre sera dure à enterrer, pourtant les dangers du désert et la catastrophe qui s’annoncent sont plutôt motivants. 

Riniri et Senel, quant à elles, sont retenues en otage chez une famille proche de la famille royale. Pourtant, leur captivité leur paraîtra plus confortable que la vie dans les bas-fonds et sans droit de Tyniri. Elles ne se connaissent pas même si elles sont toutes deux sœurs de cœur pour l’une et de sang pour l’autre avec Ashtiri. Ce lien leur permettra de briser la glace, de s’allier et de fuir, peut-être. 

J’ai planté un décor essentiellement vague sur les objectifs de la quête d’Ashtiri et Patihana. C’est volontaire, car les tenants et aboutissants ne sont pas tout à fait clairs. Ashtiri n’a pas toutes les clés en main et le lecteur non plus. Ce n’est pas bien gênant. Le suspense et le mystère rendent la lecture plus intéressante et addictive. 

L’écriture de Dana B Chalys est simple avec du vocabulaire technique peu courant, mais toujours accompagné d’annotations… J’ai vu que certains se sont plaints du nombre d’annotations ne les trouvant pas toujours pertinentes et parfois trop longues. Je suis loin d’être d’accord avec cette critique, certaines étaient superflues, car je connaissais, mais d’autres m’ont bien aidé. Les vocabulaires techniques sur la navigation sont loin d’être transparents, mais contribuent à l’ambiance. 

L’Égypte ancienne est présente dans le récit non en tant que pays, mais plutôt à travers ses dieux et ses croyances. Ce panthéon de dieux est rarement présent en littérature, c’est original et bien exploité ici. 

Dana B Chalys a continué de marquer des points avec des prénoms tous aussi originaux les uns que les autres : Ashtiri, Patihana, Padiguem, ou même Riniri et Senel. J’étais un peu perdue au début, mais la confusion a vite disparu, car chacun est différent. Chaque personnage marque une volonté d’inclure des personnages LGBTQIA+ dans le récit et que chacun puisse s’y reconnaître. 

Je dédie un paragraphe entier à l’objet livre. J’avoue que c’est en partie grâce à la couverture que j’ai craqué. L’auteure a ensuite parlé de son histoire et j’ai vraiment craqué. La couverture est tout simplement sublime. Une fois le jaspage retiré, le lecteur a une superbe carte comme celle des cartes aux trésors. Les livres de fantasy ont de moins en moins de cartes à mon plus grand désespoir, car ça fait partie du genre pour moi. J’étais donc ravie de ce détail et surtout très importants pour me repérer. 

Pourquoi suis-je passé à côté du coup de cœur ? 

Deux responsables selon moi, j’ai accroché aux personnages, mais je n’ai pas réussi à m’identifier à eux ou à ressentir leurs émotions. Pourtant, leur construction et évolution m’ont plu. Peut-être est-ce aussi dû au fait que l’histoire est destinée à un public jeune. L’auteure était parfois trop douce dans les émotions, quand j’aurais aimé qu’elle soit plus brute. Je ne sais pas si je suis très claire dans mon explication. L’idée qu’Ashtiri a été sélectionnée par le roi d’Ofayne presque par hasard ou alors que ses motivations n’étaient pas si claires. 

En résumé

Ce roman est un one shot de fantasy jeunesse très bien construit malgré un petit détail qui m’a chagriné. Chaque personnage a été méticuleusement travaillé comme l’univers. J’ai aimé l’atmosphère qui se dégageait du roman et l’objet livre. Une atmosphère qui m’a légèrement fait penser à Sirem et l’oiseau maudit ou encore aux contes des Mille et une nuits. Je ne suis pas passée loin du coup de cœur. 

Note

Note : 4 sur 5.

Citation

« — Depuis le temps, votre Lion doit être mort, nota-t-elle tandis qu’elle cherchait du regard le meilleur endroit pour cacher une porte dérobée. Il aurait quoi ? Cent ans ?
— Cent vingt ans, précisa Pithana.
Ashtiri faillit lever les yeux au ciel face à tant d’absurdité. Elle se fit violence pour rester sérieuse encore un peu.
— Je suis censée le trouver comment, ce grand-père ?
— En allant en Rhouti et en trouvant la cité originelle.
— Qui est où ?
Tout était si aberrant dans cette situation qu’Ashtiri ne parvenait plus à être étonnée des extravagances des nobles. Ce trop-plein d’imagination l’avait blasée.
— Nous ne savons pas où elle se trouve exactement.
— Eh bien moi non plus, railla Ashtiri. Envoyez vos hommes. Eux la trouveront.
— Ils ne sauront pas survivre dans le désert, avoua le prince Pithana. »

Extrait de
Le Dernier Lion d’Albâtre
Dana B. Chalys
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Synopsis

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Résumé en image

Temps de lecture

4–6 minutes

Bonne lecture !

Lu dans le cadre de #shinysummerchallenge pour le menu Croisière sur le nil sous catégorie Alexandrie Alexandra.

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