En guise d’avant-goût :

Bien que Leo Maimon et Nymphea Shalev n’aient rien su l’un de l’autre, ils poussèrent tous les deux en même temps un soupir mélancolique, la seule différence étant que le garçon resta immobile à sa fenêtre, tandis que la fille sentit que sa pause pipi avait trop duré et bondit. A la voir courir si vite, on aurait pu croire qu’elle se hâtait non seulement pour reprendre son poste mais aussi pour attraper l’instant qui allait tout changer… car le destin l’attendait déjà de l’autre côté du comptoir.

Mon avis :

Une lecture mitigée !

Je suis mitigée car ma lecture fut assez difficile. Je l’ai lu lentement. L’histoire est construite sur un thème intéressant : le mensonge et ses conséquences. Le tout, début du livre, est plutôt bien fait. Mais après, ce fut une longue attente avec des réponses incomplètes. C’est dommage pour une première lecture commune avec Livre-est-ce de la nuit.

Une trame qui fait un peu penser à La Chasse de Thomas Vinterberg ! 

Nymphéa est une jeune adolescente mal dans sa peau, elle se trouve moche, grosse et disgracieuse. Seulement, elle est la seule à pouvoir le dire. Quand c’est un client mécontent qui le lui dit. Elle est blessée, c’est totalement compréhensible. Elle court dans l’arrière cour en larmes. Le client la suit en colère et enfonce le clou. Ils sont seuls. Elle crie fort, cela rameute des personnes qui croient à une tentative de viol avortée. Nymphée ne démentira pas, un petit mensonge par omission qui va prendre une grande ampleur. Va-t-elle dire la vérité ? Jusqu’où ira-t-elle ? 

Du suspense, des rebondissements, mais… 

Certes, il y a des rebondissements et du suspense. Seulement, voilà ils tombent tous à plat. Je m’attendais à des retournements de fous, en tout cas, c’est ce que nous fait miroiter l’auteure… Et rien ! Une fois, ça passe, deux fois, ok, trois fois, ça commence à faire beaucoup et quatre fois, ça m’a agacée… Heureusement, la fin sauve un peu les meubles même si le dernier chapitre est incompréhensible. 

Une plume superbe ! 

C’est en partie grâce à la plume que j’ai continué ce livre car j’ai été tentée d’abandonner (et en plus, c’était une lecture commune avec Livre-est-ce de la nuit !). Seulement, le travail de plume de l’auteure est tellement impressionnant. Elle est fluide, imagée avec des descriptions légères.

Des longueurs, des chapitres pas indispensables ! 

Un personnage apparaît un peu loin dans l’histoire, un peu comme un parallèle avec l’histoire de Nymphéa. Néanmoins, j’ai l’impression qu’il n’y a pas de vrai plus. Je pense que l’auteure voulait rajouter une valeur historique à son roman mais c’est de trop. 

En résumé : C’est une lecture mitigée. Dommage, il y a de l’idée, une superbe plume mais les rebondissements sont plats et beaucoup de longueurs. 

Note : 2.5 sur 5.

Un commentaire sur « La menteuse et la ville de AYELET GUNDAR-GOSHEN »

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