Mon avis

Quand l’atelier Sentô a proposé une nouvelle BD, je me suis lancée. J’ai adoré la fête des ombres. Un café de détective en plein Tokyo et un protagoniste qui rêve de devenir mangaka, le mélange promettait d’être chanmé. 

Le style de l’atelier Sentô est reconnaissable entre tous et à la hauteur de la fête des ombres. Le personnage principal n’est pas sans me rappeler l’ombre de Naoko. Son profil et même sa physionomie tout lui ressemble. Pourtant, premier fait déconcertant, ce n’est pas du tout le cas, l’univers n’a rien à voir. Nous ne sommes pas dans un petit village campagnard, mais dans la grande ville de Tokyo. Elle grouille de monde. Le personnage principal est Nahel, un aspirant mangaka, débarque dans la ville de ses rêves. Il n’a qu’un rêve : intégrer un atelier. Cependant, les premiers entretiens se passent plutôt mal. Il se fait jeter de la plupart d’entre eux. Son logement est au-dessus d’une boutique d’électronique désuète. Il est à peine plus grand qu’un placard. Le propriétaire est un ancien as de l’informatique et un vieil homme accueillant. Heureusement !

Il pourra au moins discuter avec quelqu’un dans cette ville grouillante de visage inconnu. 

Le soir dans la nuit, il lui arrive d’entendre quelqu’un chanter. Ce n’est pas possible, n’est-ce pas ? Eh oui ! Le propriétaire a bien dit qu’il était seul à l’étage. Pourtant, le trou dans son mur et la silhouette perçue à travers semble dire le contraire. Qui est-ce ? Pourquoi son proprio cache-t-il son existence ? Cette personne ne sort-elle jamais ? 

Nahel en est là de ses réflexions quand les événements s’accélèrent. Des coups et même des coups de feu viennent de la boutique de son proprio, que se passe-t-il ? Quand il le retrouve étendu avec des traces de balles sur le corps, Nahel est persuadé que sa voisine était visée. Il se retrouve parachuté dans une enquête plus grande que lui. Heureusement, il pourra compter sur Soba, une collégienne aux passe-temps bizarre, mais toujours prête pour une nouvelle enquête. 

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de m’attacher aux personnages. Nahel aurait pu me plaire avec son air perdu et dépassé. Cependant, il manque de substance et d’émotions pour être attachant. Soba est simplement une fillette, surdouée et sûre d’elle, elle est pourtant très en retrait. Elle est fade. 

Seules l’enquête et l’originalité des personnages semblent compter. Le rythme est rapide comme une course, sans pour autant être largué, cela explique que les personnages soient moins développés. Connaissant l’atelier Sentô, le tome suivant pourra peut-être combler ses lacunes. Ils m’avaient habitué à des personnages plus développés, peut-être m’avaient-ils mal habitué ? 

En bref

Je ne suis que moyennement convaincu. L’enquête est rythmée et haletante avec une thématique intrigante et futuriste. Il est question de la place des robots ainsi que l’intelligence artificielle dans la société et des risques qu’ils représentent. Les personnages sont en carences d’émotions, mais ils sont distincts et avec un potentiel humoristique et attachant certains. 

Note

Note : 3.5 sur 5.

Extrait en image

Qualité d’impression et dessin

Je ne pourrais pas juger de la qualité d’impression, car il s’agit d’un service presse numérique. La version numérique était détaillée et de qualité.

Synopsis

Si vous avez aimé vous aimerez

Tome suivant

D’autres avis sur la toile

D’autres livres de l’auteure

Résumé en image

Temps de lecture

3–4 minutes

Bonne lecture !

Publications similaires

5 commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.