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Carnet de Voyage

Carnet de Voyage : J6 en Egypte

Chères loulou(s),

Affiche promotionnelle pour une croisière en Égypte, mettant en avant les pyramides de Gizeh et le Sphinx, avec des informations sur l'hébergement et les services proposés.

Suite et fin de mon voyage avec les copines : ce dernier jour a été marqué par une excursion d’une journée au Caire. Une heure de vol, puis un programme très chargé pour conclure ce séjour en beauté. Au menu : les pyramides de Gizeh avec une balade en chameau ou en charrette, le Sphinx, puis le musée du Caire pour admirer statues, papyrus et une grande partie du trésor funéraire de Toutankhamon. Tout cela… en une seule matinée. Autant dire que le réveil s’est fait avant le soleil.

Programme du jour 6 incluant un vol pour le Caire, visite des pyramides de Gizeh en calèche, découverte du musée du Caire riche en statues et papyrus, et un buffet à volonté.

L’avion, petit pour un vol national, vibrait pas mal — la carlingue était assez bruyante — mais rien ne m’a empêchée de dormir : ce grondement m’a bercée. Notre guide, une femme non voilée, nous explique que nous avons de la chance : le vendredi étant férié, traverser Le Caire sera beaucoup plus simple. Sinon, ce serait un véritable bain d’embouteillages.

Image du Sphinx de Gizeh, avec un éclairage naturel et des touristes en arrière-plan, mettant en valeur la majesté de la statue ancienne et des pyramides au loin.

Première étape : les pyramides de Gizeh. Cliché peut-être, mais les voir de près reste impressionnant. Des hommes avec leurs chameaux rôdent tout autour. Monter sur un chameau est gratuit, mais… descendre coûte cher. Monter sur la pyramide est censé être interdit, mais si tu y vas accompagné(e) d’un local, les policiers ferment les yeux. Un véritable concentré de pauvreté, de corruption et d’absurdités.

Image d'une pyramide de Gizeh vue de près, montrant ses blocs de pierre et un visiteur à proximité.

Je suis peut-être trop bonne élève, mais je me suis abstenue de grimper. J’ai juste touché la pierre. Certaines filles sont entrées dans la grande pyramide — personnellement, j’ai passé mon tour : les tunnels étroits et moi, on n’est pas copains. Je suis légèrement claustrophobe.

J’ai préféré faire le tour, photographier chameaux et pyramides. Puis direction les charrettes pour obtenir les fameuses photos “dans le désert”, façon perspective du Louvre : je me suis carrément appuyée sur une pyramide ! Mention spéciale à mon photographe-conducteur. Petite mise en garde : les prix annoncés semblent très sous-évalués… ou alors c’est “à la tête du client”. Je n’ai pas tranché. En revanche, j’aurais préféré que les animaux ne semblent pas affamés ou épuisés, et que le matériel ne date pas d’un autre siècle.

Bien sûr, les conducteurs n’y sont pour rien : dans un pays où la monnaie peut doubler ou être divisée par trois en une semaine, on comprend que les locaux préfèrent être payés en euros dès qu’ils le peuvent.

Pour les plus sensibles à la cause animale, ce tour en calèche se fait très bien à pied. Moins pittoresque, certes, mais la vue reste sublime.

Le Sphinx est tout aussi emblématique. Son nez, sujet de toutes les théories… Dans Astérix et Cléopâtre, c’est Obélix qui le casse en montant dessus. En réalité, la version plus simple — l’érosion — reste la plus probable.

Papyrus égyptiens artistiquement illustrés, affichant des couleurs éclatantes et en excellent état de conservation.

Direction ensuite le musée du Caire : statues, tombeaux plus ou moins intacts, papyrus aux hiéroglyphes colorés… Le nombre d’objets est impressionnant, et leur état de conservation, malgré leurs 3000 ans pour certains, absolument stupéfiant. J’aurais pu passer des heures devant l’écriture des scribes, que je ne comprends pas mais que je trouve profondément poétique.

Une vue intérieure du musée du Caire, montrant des statues anciennes exposées, dont un sphinx en premier plan, entouré de visiteurs admirant les œuvres.

La salle de Toutankhamon est interdite aux photos. Certains touristes essaient, mais les gardiens ont des yeux de lynx. Je n’ai même pas tenté.

Je me souvenais de beaucoup de pièces pour les avoir vues à 7 ans à l’exposition de Saint-Malo. Là-bas, elles étaient mises en valeur sur fond noir : plus spectaculaire. Au Caire, l’éclairage est bon, mais les salles sont bondées et les objets un peu serrés. Certaines pièces ont déjà été transférées dans le musée de la nouvelle capitale construite par Sissi, l’actuel président.

Un collage d'images liées à la tombe de Toutankhamon, incluant des pyramides en arrière-plan et des informations textuelles sur l'exposition.

La journée s’est terminée par un buffet à volonté dans un restaurant du Caire : bon, mais les prix des boissons… stratosphériques, pire qu’à Paris ! Impossible de me souvenir du nom de l’endroit.

Le vol retour a été aussi secoué qu’à l’aller. Il marquait la fin de notre après-midi en Égypte. Une dernière soirée pour régler les boissons, manger, dormir… car le lendemain, le vol du retour était à 7 h. Un séjour sportif, mais tellement beau.

À refaire — ou à compléter ! Celles qui n’avaient pas pris l’excursion du Caire sont allées dans la vallée des Artisans. Elles en sont revenues avec des étoiles plein les yeux.

NB : Sissi, le président, est surnommé “le roi des ponts”. Il en a fait construire une quantité impressionnante pour désengorger Le Caire. D’où le surnom.

C’est sur un chef d’oeuvre de serviette que je vous quitte, décidément ils sont plein d’inventivité, j’avoue que mon préféré reste le singe et toi, cher(e) lecteur(rice).

Des serviettes en forme de cygnes ornées de guirlandes bleues sur un lit avec un message 'BONNE NUIT !'.

Les jours précédents :

Carnet de Voyage

Carnet de Voyage : J4 en Egypte

Cher(s) loulou(s),

Suite du voyage avec les copines, aujourd’hui le réveil est prévu à 2h30 du matin. On a à peine dormi 3 h alors oui, ça pique. Mais bon, c’est pour la bonne cause. D’Assouan, nous descendions en bus à Abou Simbel, 3h30 de bus. Le temps de réunir tout le monde et d’arriver, il était 7h. J’ai dormi dans le bus et je peux vous dire que ce lever aux aurores en a valu le coup. Le spectacle était magique. Le temple était rien qu’à nous, majestueux et tellement au-delà de toute mon imagination.

Le barrage mis en place sur le Nil et la montée des hauts du Lac Nasser ont menacé cette beauté. Pour la préserver, l’UNESCO et des pays étrangers ont investi et envoyé leurs experts. Ce temple a à l’origine été taillé dans la roche. Il constituait donc un seul bloc. Ce bloc a lui-même été taillé dans la montagne pour un aspect naturel et préserver le temple des pilleurs. Cependant, pour le déplacer, ils ont dû le découper et le reconstituer ailleurs. Un nombre important d’ingénieurs et d’ouvriers ont travaillé à ce projet, ça a pris du temps. Les Égyptiens ont construit leur temple sans toute cette technologie.

Le temple de Ramsès II est plus grand et imposant avec plusieurs statues le représentant. Il était un poil égocentrique. Pourtant, il aimait sa femme pour lui dédier un temple. Cependant, celui-ci était plus petit. Ramsès II l’a fait représenter également au pied de ses statues devant son temple. La statue de Nefertari fait la moitié de la taille de la jambe de Ramsès II. Il était clairement mégalo. L’UNESCO a fait déplacer les blocs, mais en préservant les orientations et les peintures.

Ce temple est déjà une première merveille. Quatre versions de Ramsès II, une était malheureusement plus entière. Chacune est encadrée par une statue de Nefertari, celle-ci ne lui arrive même pas aux genoux. Il ne faudrait pas que sa femme lui vole la vedette. Il l’aime pourtant suffisamment pour la faire figurer.

Le temple de Ramsès II raconte l’histoire de ses batailles avec une des peintures les plus connues où il est sur un char conduit par des chevaux avec le pharaon tendant son arc. Les dessins dans les deux temples sont impressionnants, car comme les précédents, malgré les millénaires, les pigments sont encore là. C’est encore plus flagrant dans ces deux temples. Ils ne sont certes pas bien grands, mais j’en ai pris plein les mirettes.

Le temple de Ramsès II cache aussi une autre particularité : dans la dernière salle, quatre statues sont présentes, trois d’entre elles sont illuminées par le soleil deux jours par an, la dernière, celle de Seth, reste toujours dans l’ombre. C’est impressionnant, ce qu’ils ont réussi à faire sans les technologies actuelles, ma fascination pour ce peuple ne fait que s’accroître.

Lorsqu’ils ont déplacé le temple, ils ont réussi à garder la même orientation, et ce phénomène est toujours visible deux jours par an. Comment ont-ils fait leurs calculs à l’époque ? Ils n’avaient clairement pas nos outils.

Le temple de Nefertari : si le temple de Ramsès II m’a plu, celui-ci est un peu plus à hauteur humaine. Il est plus fin et féminin. C’est beau. Le fait qu’il soit plus petit l’a aussi préservé.

L’intérieur des deux temples est plutôt bien préservé avec des couleurs plus présentes que dans les précédents temples, mais ceux-ci sont plus à l’abri du soleil et donc de la décoloration.

La visite du temple était franchement très sympa 😊. Il y avait peu de monde, un horaire prisé et réservé pour les visites de groupes.

3h30 de bus pour le retour, elles se sont passées sans encombre. De retour au bateau, nous avons mangé. La navigation a repris dans l’autre sens. Cette fois, direction Louxor. Nous arriverons dans la nuit. Cependant, nous avions deux activités à organiser : créer une cartouche avec notre prénom et déguster des petits gâteaux au miel frits et typiques égyptiens. Ce n’est pas ce que j’ai préféré. Je suis également allée au bar du bateau pour goûter leur café à la manière de chez eux. Un café à la turque, plutôt aromatisé sans être amer. Mohammed m’a montré et expliqué la manière de procéder.

Enfin, nous avons fini par une soirée déguisée à l’égyptienne avec une ambiance disco. C’était très sympa. Certes, on était avec des personnes âgées, mais on s’est bien amusées. Certaines d’entre elles avaient plus d’énergie que nous, c’était très divertissant.

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