Cher.e.s voyageur.e.s,
Aujourd’hui, je partage avec vous un petit moment de lecture :
Il est tôt et les touristes n’ont pas encore envahi les allées du parc. Bientôt, ils se presseront par milliers pour admirer les cerisiers en fleurs et les photographier. Je n’ai jamais compris ce que ça signifiait pour eux. Dans leur bouche, nos traditions ne semblent être que des éclats de voix et des rires au goût de pâte de haricots rouges.
Pour le moment, les sans-abri errent encore entre les arbres avant d’aller s’effacer dans les méandres des rues. Quelques secondes, à peine, et ils auront disparu dans la foule anonyme des salarymen, emportant leur détresse là où personne ne pourra plus la voir. Il n’y aura alors, pour seule preuve de leur existence, que les abris de carton et de toile abandonnés. C’est si simple de sortir du décor quand personne ne vous cherche plus. J’en sais quelque chose.

Lu ou pas ? Intrigué.e ou pas ? Tenté.e ou pas ?
N’hésitez pas à laisser une trace de votre passage. Ce sera lu avec plaisir :).