Cher(e) loulou,

Mon avis

On est au début de la guerre 39-45 quand Esther rencontre Philippe sur le parvis d’une église à Łódź, en Pologne. C’est les premiers vols aériens sur la ville quand Philippe demande sa main à Esther. Le début d’une vie pleine d’amour et incertaine. Hitler est au pouvoir, les camps de la mort sont actifs, les rumeurs courent, elles deviennent plus que des bruits. Les juifs sont parqués dans les ghettos. Les Polonais non juifs du ghetto sont relogés dans de beaux appartements. 

Dans ce changement, une amitié aide à tenir. Ana a fait naître Esther. Elle est sage-femme. Aujourd’hui, Esther est infirmière. Seulement, elle est la seule à avoir des connaissances médicales dans le ghetto. Pourtant en matière d’accouchement, elle n’y connaît pas grand-chose. À travers les grillages du ghetto, elle se passe des informations. Bientôt, Esther devient une sage-femme par la force des choses. 

Les rafles se font de plus en plus fréquentes. Y échappera-t-elle encore longtemps ? 

Ana et Esther sont des portraits inspirés de personnages réels. Il y a bien eu une sage-femme polonaise à Auschwitz Birknau. Celle-ci aurait réussi à faire naître plus de 3000 enfants sans en perdre aucun durant l’accouchement. C’est la réelle force de ce roman. Après avoir lu la postface de ce roman, il avait gagné en intensité. 

L’amitié entre Ana et Esther a tout de suite eu un écho sur moi. Leur vécu, mais aussi que malgré leur différence rien ne les sépare. C’est beau et l’adversité rend ses deux femmes encore plus impressionnantes. 

Si les camps ont trouvé beaucoup d’écho dans les chroniques le début ne s’y déroule pas, car Ana comme Esther arrivent à les éviter. La Pologne est un peu épargnée puis petit à petit écrémée selon certains critères. Si leurs actions dans les camps les rendent populaires et impressionnantes, ce n’est pas la seule. 

Qu’il soit un best-seller m’étonne un peu, l’écriture est simple et les émotions affleurent, mais n’enveloppent pas complètement le lecteur. 

La narratrice a su souligner la dureté des camps, l’anxiété ambiante et les cris des mamans affrontant l’accouchement et le départ des enfants dans des conditions atroces. 

En résumé

Cette lecture raconte une histoire inspirée de faits réels et documentés même si comme le dit l’auteure elle a pris des libertés. Je retiendrais surtout cette solidarité et cette amitié entre deux femmes qui aura su faire la différence.

Note

Note : 7.5 sur 10.

Synopsis

Couverture du livre 'La sage femme d'Auschwitz' d'Anna Stuart, avec une image d'une femme regardant un chemin de fer, accompagnée de texte informatif sur l'ouvrage et son audio livre.

Vice-Versa

Image de recommandations littéraires incluant trois couvertures de livres, avec le texte 'Une écriture simple mais une bibliographie riche' et une note de 4,25/5.

Ce sont deux livres sur les amitiés féminines dans des conditions terribles et particulières.

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Résumé en image

Temps de lecture

2–3 minutes

Bonne lecture !

Lu dans le cadre du Shiny Summer Challenge, menu Alexandrie, Alexandra et catégorie Les cinq doigts de la main.

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3 commentaires

  1. La solidarité entre femmes est toujours quelque chose que j’apprécie dans une lecture même si ici, ce serait plus le fait que ce soit inspiré de faits réels qui me tente.

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