Cher(e) loulou,

Une fresque romanesque entre élégance et tourmente historique

Cette saga débute peu avant la Seconde Guerre mondiale. Nous suivons la famille Kermadec et leurs proches, bien placés dans le gouvernement français. Victor Kermadec, le patriarche, est diplomate et ami de Daladier, président du Conseil à l’époque. Sa fille Pauline, âgée de vingt ans, passionnée par l’actualité, accompagne souvent son père lors de ses missions en Europe.

Elle a rencontré Nathalie de Tresnel durant ses années de pensionnat. Nathalie est issue d’une famille noble… mais ruinée. Son père et son frère dépensent l’argent plus vite qu’ils ne le gagnent. Extravertie et audacieuse, elle forme un contraste saisissant avec Pauline, plus réservée et posée.

J’ai adoré découvrir toute leur petite bande d’amies : Didine Rosenberg et ses soirées mondaines, Carine et ses escapades dans les cafés parisiens… Cette jeunesse en effervescence m’a séduite. Entre politique, insouciance et passion, tout s’entremêle avec brio. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Au début du roman, Pauline accompagne son père en Allemagne. Leur mission est aussi bien diplomatique qu’observationnelle : tâter le terrain et tenter de préserver la paix. Mais les tensions montent, et le spectre de la Première Guerre mondiale plane encore dans tous les esprits. C’est là que Pauline rencontre Édouard Brun, journaliste pour L’Humanité. Ce séjour en Allemagne nazie marque un tournant : la répression contre les Juifs a déjà commencé, et certaines scènes sont bouleversantes.

Pauline croise aussi le chemin d’Hans von Haguenaux, un homme séduisant, mais parfois irritant. Elle ne sait pas sur quel pied danser avec lui, et pourtant, elle ne peut s’empêcher de penser à lui. Où est passée son amourette pour Louis de Tresnel ? Son cœur balance, même s’il semble déjà avoir choisi…

Pendant ce temps, Nathalie s’apprête à épouser un riche nobliau pour sauver sa famille de la ruine. Mais lorsque le charmant Charles de Savigny entre dans sa vie, toutes ses bonnes résolutions s’envolent.

Autant dire que les deux amies ne sont pas au bout de leurs peines, cher lecteur. Tout semble joué d’avance, mais la guerre, la politique et l’effervescence des cafés parisiens pourraient bien tout bouleverser.

Mathilde Éloy narre cette histoire avec brio. Émotion, justesse et rythme : tout y est pour offrir une expérience de lecture prenante et pleine de charme.

En résumé

J’ai beaucoup vu cette saga passer sur Instagram, et quand j’ai découvert qu’elle était disponible dans l’abonnement Audible, je me suis laissée tenter. J’ai bien fait ! Vivianelafeedu29 m’avait convaincue de l’écouter, et je ne peux que l’en remercier. Tellement conquise par ce premier opus, j’ai enchaîné aussitôt avec le deuxième tome. Celui-ci s’annonce plus sombre, mais j’ai déjà hâte de le découvrir.

Note

Note : 5 sur 5.

Citation

« Adélaïde loucha sur le livre que sa fille avait à la main et plissa le nez de désapprobation.
— Qu’allais-tu faire ?
— M’installer quelque part pour lire. Pourquoi ?
Adélaïde tapota un monticule de papiers sur son bureau.
— J’ai lu ces vieilles lettres qui étaient dans la succession de maman. Ta grand-mère Hilda est née à Hambourg. Je ne te l’ai peut-être pas dit. Peu importe. Elle avait un frère aîné, Wilhelm. Et une petite sœur, Elena. Elles avaient dix ans d’écart, Hilda et elle. »

Synopsis

Couverture du livre 'Les heures insouciantes' de Carole Declercq, illustrée avec des personnages en costumes des années 1930 devant la Tour Eiffel, comprenant des éléments graphiques et le titre en français.

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Résumé en image

Temps de lecture

2–4 minutes

Bonne lecture !

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