Cher(e) loulou,
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Mon avis
Lauren Bastide parle de la solitude. Ce sentiment qui te prend à la gorge. Tu peux être célibataire et te sentir seul, le sais-tu ? Est-ce que ce sentiment touche encore davantage les personnes en couple ? Bon, je m’éloigne : ce n’est pas exactement le sujet de cet essai.
La solitude, la vieille fille, la veuve qui ne veut pas se remarier, la divorcée qui dit adieu au mariage… Autant de femmes que l’on regarde encore de travers. Pourquoi ? Les hommes, eux, ne subissent pas le même regard. Étrange. La pression sociale est bien moins forte pour eux.
As-tu peur ? En 2026, une femme seule a le droit d’exister sans être associée à un homme ou à une autre femme. Être seule, c’est aussi avoir du temps pour soi, mais également ne pas subir en permanence le regard de l’autre. Ne pas être jugée si l’on ne s’est pas maquillée, ne pas être obligée de se faire belle…
L’autrice explore la solitude, mais surtout la place des femmes seules dans la société et l’histoire. Virginia Woolf écrivait déjà Une chambre à soi. L’idée est aussi de dédramatiser cette situation et de montrer qu’elle peut être choisie. La solitude permet à certaines femmes d’avoir enfin du temps pour elles. Un mari ou des enfants demandent du temps, de l’énergie, des tâches invisibles : ménage, rangement, apparence, disponibilité constante… Toutes ces injonctions grignotent le temps personnel. Or ce temps à soi devient un espace de créativité, de réflexion, presque une nécessité pour se sentir accomplie. Notre société avance sur la parité, mais les femmes restent encore perdantes face au temps.
C’est aussi une manière de rappeler que si l’on ne trouve pas un partenaire — homme, femme ou personne non-binaire — capable d’offrir une relation saine, respectueuse et égalitaire, d’autres chemins existent. Le tabou se fissure : le bonheur ne devrait pas dépendre entièrement des autres.
C’est d’ailleurs une vision plutôt saine des relations. Dépendre affectivement d’un partenaire crée souvent une pression déséquilibrée. Si notre bonheur repose entièrement sur l’autre, la relation peut vite glisser vers un rapport de force ou de dépendance émotionnelle. Bien sûr, ce ne sont ici que des réflexions et des expériences personnelles développées par l’autrice ; elles ne conviendront pas à tout le monde ni ne seront faciles à appliquer. Pourtant, savoir que d’autres partagent ces pensées peut déjà soulager.
Un autre point soulevé par cet essai m’a particulièrement interpellée : chercher le bonheur seul révèle aussi une société où la socialisation, le respect mutuel et les échanges humains se fragilisent. Les réseaux sociaux nous isolent de plus en plus, et les alertes des professionnels de santé ou des spécialistes sont souvent noyées sous le bruit ambiant. Doit-on attendre que chacun vive enfermé dans sa bulle pour réagir ? Une simple injonction de l’État à “faire des enfants” est clairement loin d’être une réponse suffisante à ce malaise social.
En bref,
Une analyse importante, qui pousse à la réflexion. Le mode de vie de l’autrice ne correspondra pas forcément à tout le monde — je suis moi-même célibataire et sans enfants, alors qu’elle est divorcée et mère — mais cela ne m’empêche pas de me reconnaître dans certains de ses arguments. Tout n’est pas à prendre au pied de la lettre, mais la réflexion est riche, nuancée et portée par une bibliographie dense sans jamais tomber dans l’effet catalogue.
Note
Synopsis

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Résumé en image


Vice Versa

Temps de lecture
Bonne lecture !



Oui moi aussi !
Je l ai beaucoup apprécié. Un très bon livre. Bon week-end