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Seizième printemps d’YUNBO

Couverture de la bande dessinée 'Seizième Printemps' de Yunbo, illustrée avec un renard et une poule, entourée d'un paysage printanier.

Extrait en image :

Mon avis :

C’est un franc coup de cœur. Le début de l’histoire est un peu maladroit, mais petit à petit, l’autrice prend de l’aisance. Cette bande dessinée a des allures de conte : chaque personnage est représenté par un animal. Pourtant, les similitudes s’arrêtent là. Cette histoire est vraie, profondément humaine et touchante.

Yeowoo, une jeune renarde, vivait une vie heureuse jusqu’à ses cinq ans. Puis tout se brise. Ses parents divorcent et elle part vivre chez son père. Celui-ci la confie à son propre père et à sa sœur afin qu’ils s’occupent d’elle. Tous deux sont dépassés par cette petite furie rousse. Yeowoo se retrouve seule face à ses pensées, tandis que l’espoir de revoir son père s’amenuise année après année. Livrée à elle-même, elle devient colère. L’école ne l’aide pas et, au sein de sa famille, elle se sent incomprise.

Heureusement, son chemin croise celui d’une poule. Paulette est l’unique poule de la ville des renards — un choix étrange, mais essentiel. Paulette écoute Yeowoo. Elle apprivoise sa colère.

J’ai adoré. J’ai pleuré de vrais ruisseaux. Yeowoo est formidable : elle ne se laisse pas faire, elle se bat avec ses émotions. Elle a besoin d’être comprise. Et elle trouve une autre âme capable de soigner la sienne. Personnellement, j’aimerais aussi avoir une Paulette dans ma vie. Cette relation est réciproque, car Yeowoo lui tient compagnie et lui donne l’occasion de compter pour quelqu’un. Elle apporte du mouvement dans ses journées. C’est magnifique.

À travers ce récit, l’autrice critique une société où certains parents abandonnent leurs enfants, et où les femmes — vieilles filles, célibataires ou simplement hors norme — deviennent des cibles de rumeurs. Chacun fait ses choix, et tant que l’on est bien dans sa vie, c’est l’essentiel. Le regard des autres ne devrait pas avoir autant d’influence. Ne pas juger, voilà le maître mot. Et puis, dans ces situations, pourquoi les hommes attirent-ils toujours moins l’attention ?

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