Fragment en guise de mise en bouche :

« — C’était dans L’Observer. Un autoportrait au crayon, réalisé quand il était incarcéré à Belmarsh. Vous saviez qu’il existait un site Internet spécialisé dans les œuvres des tueurs en série ? Ce monde est fou.
— Je suis bien d’accord, confirma Strike. Donc, comme je vous le disais l’autre jour au téléphone, j’aimerais beaucoup que nous parlions de votre père. »

Mon avis :

Cette lecture fut très bonne. Ce cinquième tome est plus surprenant que le précédent… Je n’avais pas deviné l’identité du meurtrier. Eh oui ! Je me suis laissée berner. Pourtant, les éléments étaient sous mes yeux, mais l’auteure a su me mener par le bout du nez. J’ai aimé ça surtout que cette lecture fait écho à une conférence à laquelle j’ai assisté à la bibliothèque Parmentier à propos des sériales killeuses. Les similitudes m’ont fait sourire, elle montre aussi un certain travail de recherches de la part de l’auteure.  

 Strike et Robin se lancent dans un cold-case. Une affaire vieille de 40 ans, Margot Bamborough, a disparu un soir alors qu’elle rentrait chez elle. Personne n’a jamais retrouvé sa dépouille. À l’époque, les enquêteurs pensaient que Denis était coupable. Effectivement, c’était le coupable tout désigné. Il fut arrêté peu de temps plus tard pour une série de meurtres. Seulement, celui-ci n’a jamais avoué le meurtre de Margot. Était-ce pour garder le pouvoir ou négocier avec la justice ou est-il vraiment innocent dans cette affaire ? On peut dire que c’est un énorme dossier qui tombe sur le bureau de mes détectives préférés. Heureusement, ils ont les dossiers de l’inspecteur de l’époque. Quoique sur la fin, son journal ressemble à un délire ésotérique et la logique n’a plus sa place. Y a-t-il une part de vérité dans cette folie ? Nos deux comparses sont plutôt sceptiques. L’auteure illustre son propos avec des images du carnet de l’inspecteur, elle nous aide à dresser le portrait intellectuel de ce cher inspecteur. Il y a de quoi devenir un peu fou soi-même. Espérons que Robin et Strike ne se feront pas contaminer, car cette enquête a le don de retourner le cerveau. 

L’enquête, leur plan d’attaque, les échanges avec les suspects étaient au top. Certains étaient vite lavés de tous soupçons, d’autres sont plus ambigus. Le tueur en série semble le suspect parfait, trop parfait ! Le doute plane. 

Le bât blesse dans la relation de Strike et Robin. Les quiproquos sont trop importants, si au début, il me faisait sourire, ils ont fini par me lasser. Cela donne lieu à des petites longueurs et le récit en est alourdi. L’auteure aurait gagné à couper une ou deux scènes. La fin m’a laissée sur ma faim… 

Leur cabinet de détective a grossi. Les nouveaux membres ne sont pas forcément très sympathiques, mais ils permettent à l’auteure de nous offrir une petite critique sur le harcèlement. La nouvelle secrétaire me plaît bien, elle est insensible au charme de Strike, un brin cassant, mais d’une bonne pâte. 

Robert Galbraith reproduit le schéma d’Harry Potter. Plus on avance dans les tomes, plus le nombre de pages augmente. J’espère que le prochain tome ne sera pas un pavé de 1500 pages ;), car même si ça se lit bien, ça pèse son poids. 

En résumé : encore une très bonne enquête, mais la partie relationnelle évolue, mais plutôt lentement à mon goût. Elle donne l’impression que l’auteure est indécise sur la suite. Je croise les doigts.   

Note : 4 sur 5.

Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)