Cher(e) loulou,
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Mon avis
J’avais vu la chronique de Ma lecturothèque. Je l’ai appréciée, mais moins qu’elle. C’est certain que c’est addictif. Les chapitres sont bien découpés, avec des révélations en fin de partie, ce qui donne envie d’enchaîner. L’ensemble est fluide. L’écriture est maîtrisée, sans être inoubliable pour autant, mais elle reste efficace et immersive.
Angelica reprend enfin le terrain. Après deux ans confinée à un travail de bureau, l’action commençait à lui manquer. Pourtant, rien ne l’avait préparée à ce spectacle : des morceaux éparpillés le long de la Tamise. Cette affaire rappelle celle de Peter Oliver. Ce tueur s’en est pris à elle et l’a forcée à quitter le terrain. Sera-t-elle capable d’y retourner pleinement ? Peter Oliver ne peut être responsable de ce meurtre : il est derrière les barreaux. A-t-il un complice ? A-t-il pu commanditer ces crimes depuis sa cellule ? Ou s’agit-il d’un simple copycat ? Elle va devoir revoir son bourreau, et s’y confronter pourrait être la goutte de trop.
Pour compliquer les choses, elle est accompagnée d’un stagiaire. Ce n’est pas le genre d’affaire où gérer un élève est facile. Heureusement, Ramouter a déjà une expérience de terrain, même s’il débute à la criminelle, avec une spécialisation dans les tueurs en série et les crimes particulièrement violents. Il se révèle malin, discret et profondément humain.
Angelica souffre de stress post-traumatique, et cela se répercute sur sa vie personnelle. Comme certains grands détectives, à la manière d’Hercule Poirot, elle semble presque sacrifier toute vie privée. Son couple vacille. Rob, son mari, pose des ultimatums. Cette enquête pourrait être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Son cœur balance et elle trahit sans véritable état d’âme.
Très franchement, j’ai eu du mal avec elle. Je ne me suis pas attachée au personnage. Pourtant, son profil est intéressant : femme noire confrontée au racisme dans une société londonienne soi-disant évoluée et tolérante. Les témoins noirs, eux-mêmes, vivent son choix de carrière comme une trahison. Cette dualité est palpitante et aurait mérité d’être davantage approfondie.
Ce regard féministe et social apporte une vraie richesse au récit, même s’il reste parfois en surface.
Le dénouement, en revanche, m’a laissée plus mitigée. Nadine Matheson en fait peut-être un peu trop, et l’ensemble paraît légèrement capillotracté. L’idée de fond est bonne, mais quelques pages en moins auraient rendu la fin plus percutante et marquante.
En résumé,
Je l’ai dévoré : la plume est efficace et prenante. L’inspectrice ne m’a pas convaincue malgré son potentiel. Ramouter, en revanche, apporte un équilibre appréciable. Une intrigue en demi-teinte, avec du très bon et du plus fragile. Je reste indécise quant à la suite.
Citation
« À un mètre de la jambe, un bras et une tête avaient été abandonnés contre une vieille souche. La tête était couverte de longues tresses noires et violettes, sauf pour un cercle rasé de la taille d’une pièce de deux livres, du côté droit. Le front était traversé de griffures, un bleu marquait la pommette droite et des traces de rouge à lèvres craquelé s’accrochaient à la bouche. Deux trous noircis remplaçaient les yeux. Ramouter porta la main à la bouche et détourna le regard quand un cloporte s’engouffra dans l’orbite gauche.
– Où est Linh ? demanda Henley à son partenaire habituel. Et comment ça se fait que tu ne sois pas au tribunal ?
– Un juré malade. Linh arrive. »
Extrait de
L’Équarrisseur
Nadine Matheson
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Notation
Synopsis

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Temps de lecture
Bonne lecture !



[…] L’équarrisseur de Nadine Matheson […]
Un roman que j’avais lu en juin 2023, mais il avait une autre couverture. Je ne me souviens plus bien du roman, mais j’avais aimé mais je viens de voir que dans ma chronique, j’avais aussi souligné le fait qu’on s’attachait difficilement à l’inspectrice Anjelica Henley.
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