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Jusqu’au plus profond des astres d’A. J Twice

Coucou les loulous,

Mon avis

Je ne sais comment le dire : beaucoup parlent de poésie et d’un appel à la tolérance dans leur chronique. C’est vrai, mais je suis passée complètement à côté. Cette histoire est celle d’un deuil, d’une fiancée disparue et, avec elle, de la signification même de la vie. Linus Hartgrives est un scientifique souffrant d’un trouble de la gestion émotionnelle. Sa Lucia était sa vie et, depuis sa disparition, le monde a perdu toute saveur. Il n’est pas le seul à l’avoir perdue, mais à ses yeux, seule sa douleur compte. Un gouffre terrible, un puits sans fond. Nova est la seule présence qui parvient à l’apaiser un tant soit peu.

Cette petite chienne est tout ce qui le relie encore à Lucia. Santino Rossini n’est plus le bienvenu. Son meilleur ami, et celui de Lucia, est devenu persona non grata. Il ne doit pas s’approcher de lui. Linus ne peut ni ne veut le voir. C’est trop récent.

Cependant, Diana, exploratrice ratée, va les obliger à renouer, tout comme des lettres de Lucia envoyées par-delà la mort. Bref, tout était en place pour poser les bases d’un mystère que même la mort ne pouvait expliquer, et d’un amour dépassant toutes les frontières… mais finalement, rien ne se passe vraiment. Des descriptions ampoulées et lyriques apportent de la poésie, mais ralentissent encore un rythme déjà lent. La poésie finit par en pâtir et l’intrigue stagne. Certes, les personnages sont bien construits et ont du potentiel. Chacun a sa singularité, son humour, son sarcasme parfois caustique, mais la trame et leurs relations m’ont plus d’une fois perdue.

L’amour est pluriel et vouloir le définir, lui imposer des limites ou le faire entrer dans des cases l’empêche parfois de s’épanouir. La thèse du roman affirme qu’il n’y a pas de cases, qu’il évolue sans jalousie, dans la compréhension. Il est question d’asexualité, de bisexualité et même de couple pluriel. Mais très franchement, j’ai surtout eu l’impression de personnages indécis, perdus dans un monde sans frontières ni décisions claires. Que tous les amours soient acceptés, c’est beau. L’acceptation des difficultés, notamment face à une relation physique, aussi. Pourtant, plus que de la tolérance, j’ai ressenti de la confusion, parfois même un certain égarement face aux événements.

Si j’ai terminé ce livre audio, c’est en partie grâce aux narrateurs. Flore Audebeau parvient à souligner le sarcasme et à rendre les tirades de Diana encore plus piquantes. Sans ce service presse, je n’aurais clairement pas poursuivi. C’est dur à dire, mais je me suis ennuyée. L’univers est intrigant et travaillé, pourtant le manque d’action et la complexité des relations m’ont égarée plus d’une fois.

En résumé

Je suis passée complètement à côté de la plume de A. J. Twice, et c’est d’autant plus dommage que je n’avais encore rien lu d’eux. Heureusement, certains chroniqueurs au ressenti similaire au mien ont apprécié La Passeuse de mots ; je tenterai peut-être une autre incursion dans leur univers.

Note

Note : 3 sur 5.

Synopsis

Couverture du livre 'Jusqu’au plus profond des astres' d'A. J. Twice, présentant les personnages principaux, des éléments mystiques et une ambiance de fantasy.

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Résumé en image

Temps de lecture

2–3 minutes

Bonne lecture !

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2 commentaires

  1. Ce livre est dans ma pal, je n’ai pas encore eu le temps de le lire. Mais j’avais beaucoup aimé la Passeuse de Mots. Ton avis me fait donc réfléchir et je me demande ce que je vais penser de cette histoire vu que tu es passée à côté. J’espère l’aimer ^^

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