Cher(e)s voyageur(e)s,

Je ne sais pas lequel des deux titres est le mieux. Les deux sont assez représentatifs, même si Le Château des miroirs à quelques choses de mystérieux.

Fragment de livre en guise d’apéro :

“Une astuce efficace ? demanda-t-il aimablement en lui ôtant son gant.

— Non, répondit-elle, souhaitant de tout son cœur que cette réponse fût vraie.

— Quel dommage.

Il laissa tomber son gant et ôta les siens.

— Peste ! Vous êtes toujours excessivement vêtue.

Elle était libre de s’enfuir ; il ne la retenait plus. Mais elle eut beau ordonner à ses pieds de s’animer, ceux-ci refusèrent obstinément de lui obéir.

— Je ne trouve pas cela gênant le moins du monde.

— Encore un signe de votre innocence. Un jour, vous serez reconnaissante de mes enseignements.

— S’agirait-il d’un service public ?

Elle aurait préféré ne pas apprécier autant le rire de Merrick. Chaque fois qu’elle entendait ce profond grondement musical, c’était comme si une brique se détachait du rempart qui la protégeait.

Mon avis :

Après avoir lu et aimé « Comment séduire un duc », j’ai découvert qu’il s’agissait du troisième tome d’une saga « Les fils du péché ». Il me fallait lire les premiers tomes. Ils se consacraient à des personnages secondaires et attachants de ce troisième tome. Je voulais en savoir plus sur Lord Merrick et Lord Harmsworth ainsi que sur les deux femmes qui avaient ravi leur cœur. 

Ce scénario est loin d’être original. 

Lady Roberta perd une fortune au jeu. Elle est débitrice auprès de Lord Merrick d’une certaine somme. Elle n’a évidemment pas ses sous en poche. Lord Merrick lui propose de passer 7 nuits et 7 jours pour rembourser sa dette. Le message est implicite. Lady Roberta ne peut se permettre de se compromettre. Elle supplie Sidonie d’y aller à sa place. Lord Merrick est le cousin tant détesté de son beau-frère. Elle craint le pire, peut-être voudra-t-il se venger sur elle ? Cependant pour sa grande sœur, sa protectrice, sa deuxième maman, elle est prête à tous les sacrifices ou presque. Ses élans et sa fierté ne sont pas si faciles à brimer. Jonas est un rustre, une bête, il ne s’attendait pas à l’arrivée de Sidonie. Il attendait sa sœur. Ses plans de vengeance sont chamboulés, surtout que Sidonie le désarme. Elle est innocente et finalement se jouer d’elle le répugne. 

Le scénario et les personnages ressemblent au conte de La Belle et la Bête même si nous sommes loin de l’amour courtois de Disney. Les coups d’éclat eux par contre renvoient à certains passages du conte. 

Les personnages font une vraie valse émotive : un pas en arrière, un pas en avant. Cette danse est agaçante, mais tout se joue au cours de cette lente et sensuelle chorégraphie. C’est comme une négociation avec des compromis. Sidonie lutte contre ses sentiments et ses désirs pour gagner le respect de Jonas et se faire valoir. Jonas se dégoute, se rabaisse, mais sa rencontre avec Sidonie pourrait le changer s’il l’accepte. La lutte risque d’être ardue. En effet, les rebondissements sont nombreux. Certaines actions de Sidonie m’ont laissé perplexe, car elle est très loin de mon caractère. Elle a quelque chose de passionné et surtout elle est impulsive. Cela m’a légèrement désarçonné.   

Je redis ce que j’ai dit dans ma critique de « Comment séduire un duc ? ». Les éditions Harlequin auraient dû mettre en évidence que ce roman fait partie d’une saga, d’autant plus que c’est une réédition. L’autre chose qui me laisse perplexe et qu’ils ont publié le tome 3 avant le 1. Certes, ils sont plutôt indépendants, mais il y a un fil conducteur dans les dialogues.  

En bref, pour l’originalité on repassera, néanmoins pour ce qu’y est de l’addiction et l’amour le quota est plus que rempli.

Note : 4 sur 5.

D’autres avis :

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Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)