Mon avis :

J’ai bien failli verser quelques larmes dans le RER. Ce tome est l’occasion d’en savoir plus sur l’enfance de Yuzuru et Shoko. Tout d’abord, pourquoi leur mère est-elle si dure avec Shoko ? Ensuite, où est leur père ? Cette deuxième question me tracassait. Je me suis doutée de la tournure de l’histoire, mais la lire reste ardue. Comment un père peut-il abandonner son enfant sous prétexte qu’elle n’est pas parfaite ? Certains passages ont été compliqués à lire. Je ne peux pas dire que je cautionne les actes de la mère de Shoko, mais je les comprends.  

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mon histoire personnelle. Depuis que je suis petite, j’admire mes parents qui ont su faire front ensemble face au handicap de ma sœur. Maintenant, je me demande pourquoi c’était si extraordinaire pour moi ? C’est ce qui est juste. 

Quand on crée un nouvel être, c’est pour l’aimer et le chérir, quelles que soient ses différences, non ? Être parents, c’est aimé et c’est prendre un risque. La perfection même sans handicaps est une douce illusion. Ma sœur par exemple ne communique pas avec des mots, mais par contre elle fait les plus beaux câlins du monde.

Shoko ainsi que Yuzuru en ont vu des vertes et des pas mûres, néanmoins la mère de Shoko a eu son lot d’épreuves. L’auteure donne de la voix à Shoko, mais pas que, Yuzuru et la mère de Shoko s’expriment enfin. Elles n’ont pas de handicaps. Cependant, ça ne veut pas dire qu’elle ne souffre pas de la situation, que le regard des autres ne les a pas fait souffrir, qu’elles n’ont pas renoncé à certaines choses. 

En résumé : Ce tome est lui aussi une claque. Shoya continue d’évoluer et de s’ouvrir. On en apprend plus sur Shoko et personnellement, je me suis offert un petit tour d’introspection. Un coup de cœur !

Note : 5 sur 5.

Tome précédent :

D’autres avis :

Il est disponible à La médiathèque, voici le lien de leur blog.

Rédigé par

Les paravers de Millina

Passionnée de livre... Fantasy, Policier et Romance :)