Le monde de Meg Corbyn T1 Lac d’Argent d’ANNE BISHOP

Fragment de livre en guise de mise en bouche :

« — Je ne peux pas dilapider en une fois l’intégralité de mon budget livres.
Je lorgnai les romans en tâchant de me convaincre du bien-fondé de ma réticence. Bon sang, je mourais d’envie de découvrir ce qui se passait ensuite !
— Je t’ai déjà dit que je pouvais te faire crédit.
Si j’avais droit à un crédit, vu mon addiction aux livres, je finirais par devoir vendre ma voiture pour rembourser mes dettes.
— Avec un plafond de deux cents dollars, ajouta Julian.
J’avais besoin de réconfort. C’était soit les livres, soit la crème glacée. Avec les livres, le plaisir ne se réduirait pas à une seule soirée, et d’autres que moi pourraient en profiter, ce qui me permettrait de justifier mon achat. »

Mon avis :

Quand on aime un univers et ses créatures…
J’ai adoré Meg Corbyn et j’ai même eu plusieurs coups de cœur. Il était logique que je me lance dans cette nouvelle saga. Ça a été un plaisir de retrouver l’univers de Meg Corbyn, les Autres mais aussi cette ambiance bien particulière entre l’entraide, la protection et la menace. L’incertitude règne, le suspense aussi. Je suis toujours aussi baba devant la plume d’Anne Bishop, qui me happe avec ses descriptions. C’est étonnant car je ne suis pas fan des descriptions longues. Mais elles coulent tellement de sources qu’elles ne me pèsent pas du tout.
Aussi bien que Meg Corbyn ou juste différent ?
Vicky est un personnage assez complexe avec des traits de caractère communs avec cette chère Meg. Je n’ai pas pu m’empêcher de les comparer. Malheureusement, Vicky fait pâle figure face au charisme de Meg. Mais elle permet d’aborder une thématique intéressante et différente : le harcèlement moral. Cette thématique est bien développée : les blessures émotionnelles, l’incompréhension de l’entourage face à la passivité de la victime ou encore le stress post-traumatique. Vicky est d’autant plus intéressante car elle est loin de l’héroïne au physique parfait. L’auteure ne cherche pas à la transformer pour la faire entrer dans les canons de beauté. C’est un point que j’ai su apprécier à sa juste valeur.
Les terra indigena sont eux aussi touchés par ce manque de charisme. … Ils sont aussi moins ambigus concernant leurs sentiments envers les humains. Ils ont un côté plus gentil, plus conciliant envers les travers humains. C’est appréciable et en même temps, je n’ai pas trop compris ce revirement. Peut-être est-ce parce qu’ils appartiennent à une autre communauté ? Mais, du coup, on perd de vue la thématique écologique de la saga de Meg Corbyn, ou, en tout cas, elle est moins évidente.
Meg n’est plus à l’horizon mais l’auteure nous fait parvenir quelques nouvelles d’elle et de sa meute. C’est bien sympa et en même temps frustrant, car les clins d’œil sont rares.
L’auteure nous offre quelques petits rappels sur son univers qui sont appréciables. Il n’y a pas forcément besoin d’avoir lu Meg Corbyn avant, même si certains détails peuvent paraître obscurs.

En résumé : C’est une bonne lecture avec une thématique intéressante et riche. Mais elle est un peu plus banale que la saga Meg Corbyn.

Note : 3.5 sur 5.

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