Mon avis :

Les nouvelles me frustrent, mais là… !
Je ne suis pas une adepte des nouvelles trop courtes pour que je m’attache, que je me plonge dans l’univers. Mais pour Karine Giebel, j’étais prête à faire une exception. Et franchement, j’ai bien fait, je suis loin de le regretter car dans ce recueil de nouvelles au moins 3 sont des coups de cœur sur 8 nouvelles, c’est plutôt un bon chiffre surtout que les autres ne sont pas passées loin. Elles sont tellement excellentes.
Karine Giebel m’a vraiment époustouflée. En peu de pages, elle arrive à créer des émotions, à émouvoir sa.on lectrice.eur, voire à la.e faire pleurer.
Différents thèmes sont abordés !
Ce recueil aborde plein de thèmes d’actualité :
L’exploitation des plus miséreux :

“Elle possède la clef et, trois matins par semaine, c’est elle qui déverrouille l’accès, désactive l’alarme, allume les lumières. Depuis quatre mois, le patron l’a promue chef d’équipe. Pas d’augmentation de salaire ou d’heures supplémentaires. Encore moins de CDI.
Il lui a seulement confié un double des clefs.”

La vie des SDF, leur monde, leur univers et le manque d’égard des autres :

“On rejoint parfois des potes qui squattent la rue comme nous. Parce que la rue, c’est comme une ville dans la ville. Il y a un peuple de la rue. Un peuple d’oubliés, les exilés de la vie.”

La crise liée au COVID s’est liée à l’actualité :

“Comme moi, Louise a été infirmière. C’est sans doute ce qui nous a rapprochées. Elle exerçait en libéral, moi à l’hôpital, mais nous avons beaucoup de points communs. Ces jours-ci, nous évoquons souvent l’épidémie née en Chine et dont on nous assure qu’elle n’arrivera pas en France.
Foutaises.
— Encore une zoonose ! peste mon amie.”

La condition de la femme dans les pays du Tiers Monde :

“Il lui promet qu’un jour, ils iront là-bas tous les deux.
Là-bas, ils pourront afficher leur amour sans crainte.
Il embellit la réalité, Aryana le sait. Pourtant, elle sourit tandis que son imagination s’emballe. Le croire sur parole. Oublier ce que la vie lui a appris, coup après coup, malheur après malheur.
Oublier et le croire sur parole…”

Après avoir lu cette nouvelle, je me considère comme chanceuse…
Chaque thème est abordé avec délicatesse, émotion, et ce, tout en disant la vérité dans toute sa noirceur et sa beauté. Certaines nouvelles sont un peu plus belles et plus douces que les autres romans que j’ai pu lire de l’auteure. Et je dois dire que son côté un peu plus magnanime m’a totalement séduite. Les fins douces et amères se mélangent et maltraitent mon petit cœur de lectrice. Franchement, c’est génial.

En résumé : C’est une superbe lecture avec des thèmes d’actualité, des histoires émouvantes jusqu’à en avoir les larmes aux yeux.

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4 commentaires sur « Chambres noires de KARINE GIEBEL »

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